BILAN LECTURE #7

IMG_6227Bonjour vous ♥ Un petit point sur mes dernières lectures ça vous dit? Bon… J’ai l’impression d’être de plus en plus prolixe dans mes bilans lecture (ahem) alors je crois qu’il est préférable que je me cantonne à 3 revues pour que le tout soit plus digeste. Mon voyage en Irlande approchant, je me plonge désormais dans le recueil de nouvelles Les âmes égarées du célèbre Joseph O’Connor. Et vous, vous lisez quoi en ce moment?

La petite boulangerie du bout du monde de JENNY COLGAN

★★★★★

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Résumé – Après l’échec de son mariage avec Chris et la faillite de sa petite entreprise, Polly décide de quitter Plymouth et s’installe pour un break à Polbearne, petit port tranquille d’une île des Cornouailles où vents et marées rythment le quotidien des habitants. Seule, au dessus d’une boutique laissée à l’abandon, elle s’adonne à son plaisir favori : préparer du pain. C’est pour elle le début d’une nouvelle vie.

Mon avis – Si vous cherchez un roman léger et feel good, celui-ci vous plaira probablement. Oui, l’histoire est un peu clichée avec son lot de drama et de bons sentiments. Oui, sa happy end est prévisible et inévitable. Et oui, les personnages sont quelque peu stéréotypés. Mais bon sang ce que ce livre fait du bien!

En réalité, sous ces airs de roman très léger et sans grande ambition si ce n’est celle de nous distraire, se cacherait presque un roman à messages. Des messages qui m’ont particulièrement touchée et qui ont rendu mon attachement à Polly encore plus fort. Vivre plus simplement, près de la nature et éloigné du tumulte des villes, profiter pleinement  de l’instant présent (l’épisode des lucioles avec Huckle, l’apiculteur, est merveilleux à ce propos), s’accepter tel que l’on est sans jouer un rôle ni se masquer derrière des artifices… Voilà de beaux messages qui transparaissent en diagonale de l’histoire.

On y parle d’amour évidemment mais aussi d’amitié, de deuil… Tout cela au travers de personnages aussi attachants les uns que les autres : Mrs Manse et ses airs acariâtres qui cachent une douleur encore vive; Jayden, le jeune pêcheur qui finira par trouver sa vraie vocation; Kerensa, la bimbo qui est la preuve qu’on peut parfaitement être attiré par le superficiel tout en étant extrêmement intelligent (encore un joli message que l’auteur nous fait passer ici); Reuben, dont la richesse n’a d’égal que la générosité et la gentillesse… Et puis il y a Neil, un personnage différent, non doué de langage et à plumes, qui a fait fondre mon coeur (oui je sais, il m’en faut peu).

À lire pour se mettre un peu de baume au coeur!

L’italienne de ADRIANA TRIGIANI 

★★★★☆

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Résumé – Après la mort de son mari dans une mine des États-Unis, Caterina perd pied et décide de laisser ses deux garçons, Ciro et Eduardo, en garde dans un couvent des Alpes italiennes. Ils y grandissent, Eduardo s’y découvre la foi, tandis que Ciro fait la rencontre d’Enza. Le destin les sépare, chacun part vivre son « rêve américain » dans Little Italy, quartier des immigrés italiens de New York. Ciro se découvre une passion pour la cordonnerie, tandis qu’Enza se perfectionne à la couture. Malgré les vies respectives qu’ils commencent à construire, malgré la guerre pour laquelle Ciro s’engage, lui et Enza restent liés par un lien passionnel immuable.

Mon avis – Je pensais sincèrement que ce roman allait être mon plus gros coup de coeur depuis Léon et Louise d’Alex Capus (mon coup de coeur de fin 2015). Avec des thèmes similaires – une histoire d’amour dénuée de mièvrerie, la guerre en toile de fond… – et un immense coup de coeur pour la plume de l’auteure dès les premières pages, ma lecture de l’Italienne s’annonçait prometteuse.

Finalement, ce roman aura été assez différent, en bien des points. Le thème de l’amour est  certes présent, avec une ligne similaire à Léon et Louise : deux personnages qui se trouvent, se perdent de vue, puis se retrouvent, mais sans cesser de s’aimer d’un amour profond, sincère et inexplicable. Sur ce point, la relation entre Ciro et Enza a été particulièrement délicieuse à suivre. Mais c’est justement après l’apogée de cette relation, que le roman s’essouffle et traîne un peu en longueur. J’aurais presque eu envie qu’il s’achève une fois l’idylle installée. Comme j’ai pu le lire dans certaines critiques, j’ai eu l’impression que l’auteure ne savait pas vraiment dans quelle direction aller s’agissant de la fin du roman. La dernière partie est donc agréable à lire mais pas passionnante non plus – en tout cas nettement moins prenante – avec une histoire qui perd de sa saveur initiale.

À côté de celui de l’amour, les thèmes de la famille, du déracinement et de l’amitié sont également omniprésents dans ce roman. Les liens familiaux entre Ciro et Eduardo, entre Enza et le reste de sa famille, son père en particulier, sont particulièrement forts et émouvants. L’auteure nous livre également un très beau tableau du « rêve » américain vécu par la population italienne immigrée à New York. Sur ce point, j’ai beaucoup apprécié suivre l’ascension d’Enza et de son amie Laura, notamment leur merveilleuse expérience au Metropolitan Opera House, qui les a fait grandir, a renforcé leur amitié, sans entacher leur modestie et leur humilité vis-à-vis de leurs proches ou de leurs racines.

En somme, j’ai réellement passé un bon moment avec L’Italienne. C’est un roman assez volumineux (plus de 600 pages) qui se savoure et qui fait la part belle à de longues pages de description, rendues agréables et digestes par la plume exquise de l’auteure. Le seul bémol tient, comme dit plus haut, au fait qu’il perd de sa saveur et de son intérêt avec une fin dont on se demande si elle était réellement utile et opportune.

Le jour où j’ai appris à vivre de LAURENT GOUNELLE 

★★★★☆

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Résumé – Jonathan vit à San Francisco où il exerce le métier d’assureur. Séparé de sa compagne et père d’une petite fille, il semble travailler pour vivre, et vivre pour travailler. Un dimanche, alors qu’il se balade sur les quais de la ville, une bohémienne saisit sa main pour y lire l’avenir. Il aurait préféré ne pas entendre ce qu’elle lui a dit, c’est sûr. Mais à partir de ce jour, tout va basculer pour lui et Jonathan va donner à sa vie un tournant bien différent.

Mon avis – Après Les dieux voyagent toujours incognito du même auteur, je m’attendais à retrouver ici toutes les caractéristiques du roman à messages. Si je n’ai pas été déçue sur le fond, la forme m’a légèrement moins séduite. Disons que j’ai eu l’impression que l’auteur a tout donné dans la première moitié du livre, rendant la seconde moitié moins intéressante ou, en tout cas, moins riche d’enseignements personnels. Néanmoins, j’ai tout de même pris beaucoup de plaisir à aller jusqu’au bout de ma lecture, même si la fin « tout est beau tout est rose » était loin d’être surprenante.

Pour en revenir à la première partie, c’est principalement au travers de Margie, la tante de Jonathan, que Laurent Gounelle nous fait passer des tas de messages. Beaucoup moins subtils que dans Les dieux voyagent toujours incognito, ils bousculent. Pour certains, on se les prend de plein fouet et on ne peut qu’ouvrir les yeux. J’ai là aussi pris la peine de fluoter des passages marquants et de noter certains numéros de pages, tant certains messages m’ont parlé.

Cela peut concerner des choses très simples, impactant parfois mon quotidien. Un exemple : je suis du genre ronchon. Ahem. Je brise une tasse, je grogne. J’oublie de faire quelque chose d’important, je grogne. Maintenant, j’essaie d’appliquer un enseignement tout simple : « y penserai-je encore dans 10 ans? » « Bien sûr que non, alors autant oublier tout de suite et passer à autre chose« . Et je vous assure que bien souvent, ça fonctionne et j’arrête de ronchonner ;-)

Mais il peut aussi s’agir de messages plus profonds, comme l’importance de chercher du bonheur à l’intérieur de soi, au lieu de se diriger vers des plaisirs extérieurs (du genre dépenser son argent dans des achats de toutes sortes). J’ai noté à ce sujet un passage extrêmement riche p.72 : « tu ne trouveras jamais le bonheur à l’extérieur (…) Plus tu vas obtenir de plaisirs en provenance de l’extérieur, plus tu vas conditionner ton cerveau à se tourner vers l’extérieur pour y chercher des sources de satisfaction. En toutes circonstances, notre cerveau nous amène en effet à faire ce qu’il croit être le mieux pour nous. Le problème, c’est qu’il prend ses décisions en fonction de notre vécu. Si tu offres à ton cerveau des sources de contentement surtout externes, il te poussera de plus en plus à l’extérieur de toi-même« .

Ce que j’ai également beaucoup aimé dans ce livre, c’est la sensibilité de Jonathan aux enjeux écologiques contemporains. Évidemment, ça m’a beaucoup parlé et je me suis reconnue dans son dégoût et son abattement face à tout ce qui peut se dérouler dans le monde en la matière, notamment du côté des agissements des multinationales. Là encore, j’ai noté précieusement une petite phrase riche de sens : « mieux vaut allumer sa petite bougie que maudire les ténèbres« . Concentrons nous sur nos efforts respectifs, félicitons-les et soyons fiers d’agir à notre échelle! =)

Sur cette looongue revue, je crois que je vais m’arrêter là. Vous avez déjà beaucoup de lecture! ^_^

J’espère que vous allez bien, je vous embrasse.

11 petits mots

  1. Sissi

    Bonjour,
    Perso j’ai détesté, de Laurent Gounelle, « l’homme qui voulait être heureux » : je n’aime pas ce mélange de roman et de conseils de développement personnel ; la qualité du roman en pâtit, l’histoire et les relations entre les personnages deviennent des prétextes pour faire passer des messages. Evidemment je comprends que cela aide certaines personnes, qui n’aiment pas lire des essais, à avoir accès à certaines idées qui, du coup, « passent » mieux…
    Dernièrement j’ai beaucoup aimé « Petit pays » de Gaël Faye, un premier roman sur l’enfance de l’auteur au Burundi, au moment du début du génocide du Rwanda. Un sujet « lourd » mais bien traité : certes on sent les tensions ethniques s’accroître et les événements se précipiter…mais tout n’est pas dramatique et sinistre, loin de là. J’ai été sensible à l’attachement de l’auteur pour son pays, qu’il a dû quitter précipitamment ; et les plaisirs insouciants de son enfance africaine sont bien décrits.

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    1. Julie Auteur de l’article

      Je pense que c’est justement le but des romans de Gounelle, les histoires sont clairement des prétextes pour faire passer des messages. Alors bien sûr, ce n’est pas du grand roman et malgré une plume agréable, les histoires sont loin d’être dignes de classiques. Mais personnellement j’aime bien =)

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  2. Mignoned

    Demat deoc’h !
    J’ai lu il y a pas mal de temps « L’homme qui voulait être heureux » de Laurent Gounelle et je l’ai adoré. Et ton bilan sur « Le jour où j’ai appris à vivre » me donne envie de me le procurer et de le lire !
    Ces derniers temps, j’ai fini « Mirage » de Douglas Kennedy. Mon premier roman de D.Kennedy et il a été parfait pour moi.
    Puis, j’ai fini un roman qui se passe en Bretagne « Pour l’amour d’une île » de Armelle Guilcher mais pour celui-ci, j’ai été déçue. Déçue par la fin et parce que je ne reconnaissais pas ma Bretagne. Peut-être parce qu’il s’agissais de la Bretagne dans les années après-guerre 39-45.

    Maintenant, je vais attaquer « Nous sommes l’eau » de Wally Lamp. J’ai de la chance d’avoir de la famille qui aime lire et qui me prête des romans.

    Kenavo

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    1. Julie Auteur de l’article

      « Pour l’amour d’une île » ça fait au moins deux ou trois fois que je le prends dans mes mains en librairie et puis je finis toujours par le reposer. Je ne sais pas si je finirai par me laisser tenter du coup! ;-)

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  3. Nini

    Hello,
    Ben moi je lis « 36 chandelles » de Marie-Sabine Rober et j’en parlerai bientôt.
    Je serai curieuse de savoir comment choisis-tu tes lectures, Julie? Comment procèdes-tu?
    Une part de hasard, une revue littéraire, une couverture séduisante, des razzia à l’aveugle?
    Je t’embrasse.
    Delph

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    1. Julie Auteur de l’article

      Coucou Delphine <3 Très souvent je suis d'abord attirée soit par le titre, soit par la couverture. Je lis ensuite le résumé mais je m'y fie tout de même assez rarement. Par contre, j'ai une habitude un peu particulière : je lis toujours la dernière phrase d'un livre avant de l'acheter =)

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  4. Marie

    Bonjour,
    Durant un voyage en Irlande, j’ai eu l’occasion de lire l’Irlandaise de C.Cash Spellman. Un livre émouvant dans lequel il m’arrive de me replonger à la fois pour le contenu et les souvenirs qu’il convoque. Le fait que ses pages soit tachées de Guinness n’y est pas pour rien !
    Bon voyage et bonne lecture.
    Marie

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  5. Nanakie

    J’ai adoré « la petite boulangerie du bout du monde » pour les mêmes raisons de retour à la nature, recherche de la sérénité et la simplicité, se découvrir soi même derrière le masque que l’on a toujours porté… C’est vraiment rafraichissant et feel good!

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  6. katia

    bonjour ,oui petit pays est a lire absolument j’en ai pleuré ,Laurent Gounelle c’est bien c’est vrai ,mais on oublie très vite ses conseils dans le tumulte de la vie ,enfin pour moi en tout cas

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  7. Sue-Ricette

    J’aimerais beaucoup lire LA PETITE BOULANGERIE DU BOUT DU MONDE. C’est tout à fait le genre de livres qui me plaît ! Pour ma part, je suis en train de lire L’APPRENTI ÉPOUVANTEUR, de Joseph Delaney. Je suis quasiment arrivée à la fin, et j’adore ! J’ai hâte de lire le Tome 2… Belle et douce soirée à toi Julie.
    Sue-Ricette

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