Bilan | 1 mois sans gluten

A GAUCHE → chou rouge vapeur et riz complet poêlé avec de l’huile d’olive, de l’ail et des raisins secs + pommes de terre vapeur nature + patate douce rôtie au four + gomasio maison et graines de courge + un jus vert — A DROITE → poêlée butternut, oignons caramélisés et choux de bruxelles + dés d’avocat et « mozza » végane avec un peu de crème balsamique et de gomasio maison + quelques tranches de pain au sarrasin avec un peu de « vromage » au noix de cajou et au cumin

Ah le gluten… Ce vilain petit canard si fréquemment diabolisé! Parfois à raison, certes. Mais aussi parfois – pour ne pas dire souvent – à tort, tout du moins sans s’y être intéressé de près. De mon côté, après plusieurs soucis de santé l’an dernier, j’ai décidé de faire un test et de l’éliminer de mon alimentation durant 3 semaines.

Avant de vous faire un petit bilan de cette expérience, revenons sur le gluten en lui-même.

Le gluten, c’est un groupe de protéines que l’on retrouve dans certaines céréales : le blé, le seigle, ou encore l’orge (liste non exhaustive). Si l’on prend l’exemple du blé, cette céréale possède aujourd’hui 3 fois plus de chromosomes qu’initialement (on lui a fait subir de multiples croisements et transformations dans un souci de rentabilité). Disons les choses comme elles sont, notre blé moderne n’a plus rien à voir avec le blé ancestral…

Certaines personnes y sont purement et simplement allergiques, et d’autres souffrent de ce qu’on appelle la maladie coeliaque (communément appelée intolérance). Chez ces dernières, la consommation de gluten, peu important les quantités, provoquent, notamment, des problèmes gastro-intestinaux.

Mais il s’agit d’une maladie auto-immune qui reste relativement rare. Alors quid « des autres »? Autrement dit des personnes qui, après tests médicaux, ne sont pas considérées comme atteintes de la maladie coeliaque? Existe-il une sensibilité au gluten qui soit non coeliaque?

Il est vrai que de nombreux sites internet, blogs, etc… font la promotion du régime sans gluten comme étant LA solution aux problèmes intestinaux (notamment ceux qui sont proches du syndrome du colon irritable). Par ailleurs, à l’heure où l’industrie des produits transformés sans gluten est extrêmement florissante, les industriels ont eux aussi intérêt à entretenir cette confusion et à encourager la consommation de produits dépourvus de gluten, même chez les personnes ne souffrant pas de la maladie coeliaque.

A GAUCHE → gratin quinoa chou-fleur + poêlée oignons caramélisés et chataîgnes + salade de jeunes pousses avec un peu de crème balsamique et d’huile d’olive parfumée à l’ail + quelques tranches de vromage à la spiruline et au piment — A DROITE → chou-fleur vapeur nature avec du gomasio maison + poêlée champignons et oignon + choux de bruxelles poêlés avec un peu d’huile végétale et une gousse d’ail écrasée + graines de chanvre

Voilà alors ce qui ressort de mes différentes lectures à ce sujet (notamment du très sérieux ouvrage Comment ne pas mourir du Dr Michael Greger, dont il faudrait vraiment que je vous reparle de manière plus approfondie). À côté des personnes allergiques et des personnes souffrant de la maladie coeliaque, certaines études ont confirmé l’existence d’une sensibilité au blé non coeliaque. Au blé donc, et pas au gluten d’une manière générale. Mais à l’instar de la maladie coeliaque, cette sensibilité concernerait un très faible pourcentage de la population.

Selon le Dr Greger, « aucune des données actuelles n’indique que le grand public (hors les cas précités donc) devrait éviter le gluten ». Si les personnes soumises au test d’une alimentation sans gluten se sentent effectivement mieux, c’est aussi parce qu’elles cessent de consommer des produits transformés à cette occasion. À ce titre, voilà ce qu’il conseille :

1/ si, après tests médicaux, vous ne souffrez ni de la maladie coeliaque, ni d’une sensibilité au blé, mais que vous pensez tout de même être sensible au gluten d’une manière générale, adoptez dans un premier temps une alimentation saine, riche en fruits, légumes, légumineuses et céréales complètes. Grosso modo, évitez les produits transformés.

2/ si vos problèmes – gastro-intestinaux notamment – ne s’améliorent pas pour autant, penchez-vous sur d’autres causes des troubles en question. En effet, certaines études ont démontré qu’environ un tiers des personnes évitant le gluten car pensant qu’elles y sont sensibles, ne souffrent pas, en réalité, d’une telle sensibilité mais d’une autre affection (prolifération de bactéries au niveau de l’intestin grêle, intolérance au lactose, gastroparésie, etc…)

→ C’est seulement une fois que ces deux pistes ont été explorées et se sont avérées infructueuses que le Dr Greger conseille d’essayer une alimentation sans gluten.

Bien entendu, il appartient à chacun de suivre ou non ces recommandations. D’autres spécialistes ayant d’ailleurs un avis différent, à vous de voir lequel vous apparaît le plus probant et fondé =)

A GAUCHE → soupe de carottes + poêlée pommes de terre, oignon, pois chiches — A DROITE → salade de jeunes pousses avec un avocat, de la crème balsamique, des graines de chanvre et des graines de courge + purée maison de navets boule d’or et de pommes de terre + millet nature avec des raisins secs + un petit pain sans gluten aux farines de châtaigne et de riz

Parlons maintenant de ma petite expérience. Je vous le disais dans mon article bilan, l’année 2017 n’a pas été folichonne pour moi, autant émotionnellement que physiquement. D’ailleurs, les deux sont bien plus liés qu’on ne peut le penser et il faudra à ce titre que je vous reparle d’un excellent livre sur le sujet : Voyage au coeur de la guérison d’Anne Lamy-Filippelli.

Petit tour d’horizon des maux que j’ai pu rencontrer, physiquement parlant : douleurs intestinales aiguës et maux de ventre (d’ailleurs on en avait parlé ici, à l’époque je traitais seulement les symptômes, évitant non intentionnellement de m’intéresser à leur cause véritable…); crise hémorroïdaire; transit souvent trop rapide; fatigue chronique; troubles du sommeil; maux de dos; tendinite du coude droit; chute de cheveux; rosacée…

Joli florilège n’est-ce pas?

Fort heureusement, Delphine, mon amie naturopathe, m’a aidée à sortir la tête de l’eau. J’étais complètement déminéralisée et en acidose. D’ailleurs, quand je relis tous les symptômes précédents, ça me paraît clair comme de l’eau de roche : l’inflammation ressort puissance 1000.

La rosacée a été le dernier symptôme auquel je me suis intéressée (alors qu’il était sous-jacent depuis l’été dernier… Comme quoi écoutez votre corps, c’est tellement important ♥) Après vous en avoir parlé en vous présentant ma routine soins, vous avez été quelques un.e.s à me mettre sur la piste du gluten. Je me suis donc décidée à le retirer de mon alimentation pendant 3 semaines minimum.

Pour faire écho au topo ci-dessus, je ne souffre pas de la maladie coeliaque et j’avoue ne pas m’être sentie très concernée par la première étape préconisée par le Dr Greger, à savoir éviter les produits transformés. Puisque même si je me fais parfois plaisir, j’estime avoir une alimentation suffisamment saine, riche en fruits et légumes. Les produits transformés sont peu présents à la maison (un peu de pâtes, des biscuits…) et ils sont consommés raisonnablement. J’ai aussi sauté la deuxième étape, à savoir explorer la piste d’autres affections. Je ne suis donc pas une bonne élève ;-)

Mais je tenais tout de même à vous livrer les résultats de cette petite expérience qui s’est révélée très probante / éclairante sur moi.

Grosso modo, de mi novembre à Noël, il n’y a pas eu de gluten dans mon assiette, à part à 2 reprises avec quelques tranches de pain au petit épeautre (mais le gluten y est présent en de faible quantité). D’une manière générale, j’ai minimisé la présence des céréales dans mon alimentation au profit d’une plus grande quantité de légumes (car même complètes, les céréales restent acidifiantes). Et d’une manière générale bis, et toujours sur les conseils de Delphine, j’ai essayé de conserver un bon équilibre acido-basique dans mes assiettes.

Les premiers jours ont été, je dois dire, assez ardus. Le gluten est réellement partout et l’éliminer complètement de son alimentation s’avère assez complexe. Je vous l’ai dit plus haut, je cuisine beaucoup, mais j’ai tout de même quelques produits « transformés », du moins prêts à l’emploi, dans mes placards et mon réfrigérateur. L’exemple bête : une pâte feuilletée. Hé bien trouver des produits sans gluten ET ne contenant aucun produit d’origine animale ET si possible sans huile de palme (parce que je l’évite autant que faire se peut) s’est révélé être un véritable parcours du combattant…

Sur ce point, je compatis avec les personnes véritablement allergiques ou intolérantes… Je vous tire mon chapeau, vraiment! Si, en plus, vous êtes végétalien.nes et que vous n’avez pas forcément le temps de cuisiner, alors là vous méritez carrément une palme!

A GAUCHE → compotée de bananes + poudre de caroube + amandes et noix de pécan — A DROITE → compotée de bananes + porridge lait d’amande + flocons de chataîgne + un kaki + un peu de beurre de cacahuète et de graines de courge enrobées de chocolat noir

Durant ce mois sans gluten, j’ai donc fait la part belle :

• aux légumes de saison et aux farineux : choux rouges, pommes de terre, choux de Bruxelles, patates douces, châtaignes, navets… (j’ai de la chance, je digère très bien les brassicacées)

• à la verdure crue : j’ai intégré encore plus de salade qu’habituellement dans mes assiettes (beaucoup de jeunes pousses d’épinard)

• aux fruits doux : bananes, kakis, poires, avocats

J’ai tout de même veillé à intégrer des sources de protéines avec des légumineuses (pois chiches, haricots rouges, lentilles corail) et un peu de céréales complètes sans gluten (millet, riz)

Ce qu’il en est ressorti? Un mieux-être intestinal, c’est indéniable, et ce au bout de quelques jours seulement. Moins de fatigue et de « lourdeur » après les repas également (adieu la somnolence liée à la digestion). Ma rosacée s’est également un peu calmée au bout d’une dizaine de jours et je n’ai fait qu’une seule crise de « flush » (les joues qui chauffent fort et deviennent rouges) contre 3/4 par semaine avant l’arrêt du gluten!

Je ne peux évidemment pas avancer avec certitude que l’arrêt du gluten est la cause unique de toutes ces améliorations. J’étais déjà sur la bonne voie du côté de l’alimentation (encore et toujours) grâce à Delphine, et concernant ma peau, ma routine soins spécial Rosa commençait sûrement à faire ses preuves. Mais je ne peux pas non plus nier que j’ai été assez stupéfaite de voir des changements aussi flagrants.

Je le savais dès le début de ce test : l’arrêt du gluten ne serait que provisoire et celui-ci réintègrerait tôt ou tard mon alimentation, quand bien même cette petite « cure » s’avèrerait très bénéfique (ce qui a été le cas donc). Déjà parce que je suis une amoureuse du pain. Vraiment vraiment. Et que disons les choses comme elles sont, le pain sans gluten, c’est souvent pas franchement folichon (quoique j’ai trouvé ma petite marque préférée en la matière : Maguy sans gluten). Et aussi parce qu’au bout d’un certain temps d’arrêt du gluten, les enzymes permettant de le digérer disparaissent (le corps est intelligent, « ça ne sert pas, autant s’en débarrasser! » Minimaliste le gars!)

En clair, cette petite expérience m’a permis d’assoir ce que je pensais déjà : j’ai le bidou fragile et plus j’évite les aliments pro-inflammatoires, mieux mes intestins se portent (et donc mieux je me porte car il faut savoir que le plus gros de notre système immunitaire se situe dans nos intestins). Je ne pense pas être sensible au gluten en tant que tel. J’y suis sensible parce qu’il est, justement, pro-inflammatoire, au même titre que les céréales non complètes, le sucre, les produits transformés…

Après Noël, j’ai donc réintégré le gluten dans mon alimentation, petit à petit, et – surtout – en moins grandes quantités qu’auparavant.

Aujourd’hui j’essaie autant que faire se peut de me concocter des assiettes avec un bon équilibre acido-basique en évitant de cumuler des repas trop acidifiants et donc pro-inflammatoires sur une même semaine. Pour autant, je refuse d’être dans la privation totale et m’accorde donc de temps en temps du pain, de la pizza, un plat de pâtes… Mais moins souvent qu’auparavant tout de même. Et puis je m’essaie de plus en plus à la pâtisserie sans gluten (et là je dis merci à Alice pour ses recettes simples et délicieuses).

L’important, je pense, est d’être dans la mesure et d’écouter son corps.

J’espère que ce retour d’expérience pourra vous être utile ♥

32 petits mots

  1. Mademoiselle Camille

    Coucou !
    Il est vrai que le sans gluten (pas de sans lactose pour moi car sous corticoïdes dont avec une nécessité de consommer beaucoup de calcium) est un parcours du combattant. Et quand tu as la flemme de cuisiner après des journées de 10 heures, encore plus.
    J’avais également essayé (mon j’ai une RCH et deux autres maladies auto-immunes qui se battent en duel) mais j’ai abandonné face à la réaction des médecins qui me suivent (limite s’ils ne me riaient pas au nez)… Au bout d’un moment, quand ils préfèrent te prescrire 20 cachets par jour plutôt que de t’écouter et d’ouvrir un peu leurs œillères…
    Et puis le sans gluten toute seule lorsque l’on vit à deux, que Monsieur ne veut pas, et qu’il tire la tronche à chaque plat de légumes, c’est décourageant…
    Alors je retenterai sûrement un jour, car l’expérience avait été concluante, mais quand tout ce petit monde aura un peu évolué…
    A bientôt,
    Camille

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    1. Julie Auteur de l’article

      Je suis d’accord, pour manger sans gluten au quotidien il faut VRAIMENT le vouloir… (lorsqu’on n’est pas véritablement intolérant j’entends) Monsieur qui tire la tronche je connais ;-) Lui ce sont les pâtes sans gluten qu’il déteste, il ne jure que par les pâtes blanches de blé dur… *soupir*

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  2. Pêche & Églantine

    Ton article est extrêmement intéressant et enrichissant ! Je pense que comme tout dans la vie il faut savoir trouver un juste équilibre entre trop de gluten et son arrêt total, en tout cas lorsque l’on n’y est pas intolérant ! Comme tu le dis le corps risque de finir par le rejeter totalement si on s’en prive trop longtemps et ce serait bien dommage car tout comme toi je suis une amoureuse du pain (bonnes françaises que nous sommes ;) ).
    Il est tout de même essentiel je pense de faire attention à sa consommation et surtout de privilégier les farines de qualités et bio. Une baguette du supermarché sera sûrement moins bon pour l’organisme (tout comme au goût !) qu’un pain fait avec amour dans une petite boulangerie bio.
    En tout cas merci pour ce témoignage !

    A bientôt,
    Pêche
    https://pecheneglantine.fr

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    1. Julie Auteur de l’article

      Tout à fait, les farines de qualité, et si possible Bio, c’est le mieux =) Et puis il y a tant de céréales anciennes intéressantes en plus! =O

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  3. Amélie

    Ton article est super intéressant Julie! Pour ma part, je ne suis ni intolérante ni allergique mais la thématique m’intéresse donc c’est super d’avoir eu ton retour! Belle journée à toi <3

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  4. AuroreVoyage

    Chouette article ! Je suis en asie depuis 18 jours, je mange donc très très peu de gluten actuellement, et je me sens tellement mieux … c’est indéniable que la farine de blé en trop grande quantité alourdit l’estomac.
    Belle journée !

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  5. Delphine

    Bonjour, Bonjour,
    Evidemment, je ne peux que saluer toute cette analyse et le recul sur la situation.
    Parce que tu as raison, c’est bien cela l’idée de fond, prendre le temps de tester, évaluer, changer, ou retourner en arrière.
    On ne peut mieux comprendre son corps que quand on le considère et qu’on l’écoute.
    A très vite, ma Julie.
    Delphine

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  6. Caroline

    Coucou Julie,

    Merci pour ce petit article très intéressant sur ta cure sans gluten. Je cumule moi aussi les petits soucis de santé; notamment une tendinite au coude , tout comme toi. J’ai vraiment du mal à m’en débarrasser.Est ce que ce sevrage a été bénéfique pour cette névralgie?Parce que de mon coté, les anti inflammatoires prescrits par mon médecin n’ont pas beaucoup d’effets.

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    1. Julie Auteur de l’article

      Une alimentation alcalinisante, riche en légumes, en fruits doux, en jus verts, etc… en est venue à bout, et ce sans aucun anti-inflammatoire! Courage Caroline <3

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  7. Chapsyk

    Merci pour cet article, il est vraiment super intéressant ! On lit un peu tout et n’importe quoi sur le gluten et ça fait plaisir de voir un article aussi documenté.

    Comme toi je pense avoir une alimentation plutôt équilibrée, végétarienne (à tendance végane, il n’y a que le fromage qui reste mais c’est désormais exceptionnel) et avec peu de produits transformés. Je mange de tout, des légumes variés, des légumineuses, céréales, etc. (il n’y qu’avec les fruits où j’ai plus de mal surtout en hiver mais je travaille là dessus ^^) et pourtant j’ai souvent des soucis intestinaux et digestifs également. Quand je vois les conseils donnés (boire beaucoup, manger des fibres, moins de gras, etc.) j’ai l’impression de tous les appliquer mais pourtant c’est toujours compliqué à ce niveau là.

    Bref, tout ça pour dire que ton article me donne envie d’essayer également de supprimer provisoirement le gluten pour voir si cela aurait un effet puis d’adapter mon alimentation en fonction des résultats. J’essaie de varier au maximum les farines que j’utilise mais il est vrai que le blé reste quand même majoritaire dans les produits que je consomme…

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    1. Julie Auteur de l’article

      Hello Charlotte, il est vrai que les céréales sont assez acidifiantes pour le corps… Sur les conseils de mon amie naturo j’étais passée à des assiettes composées de 3/4 de légumes et 1/4 de céréales sans gluten ou légumineuses. Et ça allait déjà beaucoup mieux. J’espère que tu arriveras à régler tes petits soucis digestifs, ce n’est jamais agréable de souffrir du bidou =/

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  8. marie meysson

    Merci pour ce partage d’expérience ! Je pense aussi que mis à part les personnes allergiques ou coeliaques, les effets indesirables du gluten dépendent souvent de la qualité de celui-ci. Pour ma part, je suis comme toi tres sensible aux aliments inflammatoires et cela se traduit par une fatigue chronique, des rhume/rhino en permanence en hiver et des problèmes de dos. Depuis que j’en ai pris conscience, j’ai décidé de consommer moins de gluten mais aussi de privilégier le gluten de qualité. A la maison nous ne consommons que de la farine d’épeautre ou de petit épeautre et je n’achète que du pain bio de temps en temps (plus tout les jours). Je trouve que la farine d’épeautre est parfaite aussi pour les pâtisseries ( j’ai lâché l’affaire avec les farines sans gluten…). Bises

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    1. Julie Auteur de l’article

      Merci pour ce retour Marie! Effectivement, l’épeautre est une très bonne alternative que je privilégie aussi à la maison désormais. Je suis exactement comme toi : très sensible des sinus et sujette aux rhumes à répétition, le nez pris pour un oui ou pour un non… Comme je le dis dans l’article, le plus gros du système immunitaire se trouve dans les intestins. Pas étonnant donc… ;-)

      Répondre
  9. Charlène

    J’ai trouvé ton article vraiment très complet et super intéressant ! Je m’intéresse toujours à lalimentation et aux sujets nutritionnels car je les trouve passionnant et je pense que faire gaffe à ce que nous consommons est important avec tout ce que l’on entend ..
    Bisous

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  10. Héloïse

    Retour très intéressant! Le mieux est toujours de tester les choses et de voir ce qu’il nous convient
    Si je peux me permettre une petite précision: il n’y a PAS d’allergie au gluten. Seulement des intolérants à des degrés plus ou moins importants.
    Une allergie implique une réaction immédiate et parfois très violente du système immunitaire (éternuements, démangeaisons, oedème de Quincke pour les cas les plus graves).
    L’intolérance au gluten elle ne provoque « que » une réaction de l’intestin qui est alors de moins en moins capable d’absorber nutriments et minéraux. L’intolérance provoque donc un inconfort quand l’allergie peut tuer dans ses cas les plus extrêmes.
    Lors d’une allergie donc les aliments sont complètement proscrits (les fruits à coques par exemple) alors que les intolérants au gluten peuvent absorber du gluten sans se mettre en danger absolu
    Tu peux être allergique au blé mais pas intolérante au gluten ou allergique au lait sans être intolérante au lactose Ce ne sont pas du tout les mêmes réactions ni les mêmes traitements

    Répondre
  11. Rory

    Très intéressant, j’ai adoré également le bouquin de Greger…
    En tous cas joli compte rendu et belle détermination. Pour l’énergie ma mère consomme également des jus de fruits et légumes quotidiennement fait maison en utilisant des végétaux ayant des propriétés anti-inflammatoires (elle avait la maladie de Lyme dont un des effets était une arthrose précoce, mais continue à boire des jus héhé).
    Quand j’étais de passage chez elle j’ai pu effectivement apprécier leur pouvoir énergisant :)
    Anyway, très beau travail cet articles, photos de nourriture très appétissantes, un plaisir à lire/regarder.

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  12. Bibinoufit13

    Je suis comme toi dans l’analyse du gluten , j’en consomme bcp moins et moins régulièrement !!! Mes enfants étants des allergiques cyprès ,acarien, chat et graminées , j’ai remarqué que s’ils consommaient 4 repas d’affilés des pâtes ils étaient en crise et puis des qu’on consomme moins ou plus du tout plus de nez qui coule , de gorge qui gratte ou d’yeux qui pleurent …. et idem pour moi mes douleurs inflammatoires disparaissent ( je ne consomme plus de produits laitiers ) j’ai un régime quasi végé à cause de la maladie …. donc oui c’est difficile mais je ne les privent pas non plus !!! On consomme plus de riz et de légumineuse c’est tout !

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    1. Julie Auteur de l’article

      Oui on n’y pense pas forcément mais si on « maltraite » trop nos intestins c’est notre système immunitaire au global qui en est affaibli, ce qui laisse donc plus de place aux réactions allergiques, petits rhumes et autres problèmes ORL…

      Répondre
  13. didier

    Bonjour Julie,
    Ton expérience est intéressante.
    As-tu remarqué un changement d’humeur et une amélioration de ta mémoire pendant ce régime ?
    La méthode de nutrition du Dr Seignalet (sans lactose, ni gluten) appliquée strictement pendant 3 mois donne de très bons résultats. Elle peut paraître contraignante mais elle t’oblige à envisager d’autres recettes et à goûter de nouveaux ingrédients. Pour résumer elle t’oblige à sortir de ta zone de confort pour aller vivre d’autres expériences culinaires.
    Cordialement.
    Didier

    Répondre
  14. Katia

    Bonjour Julie

    Merci pour ce retour détaillé. J’ai moi même grandement freiner sur le gluten et le lactose depuis septembre. Et j’avoue que plusieurs petits maux ont disparus (douleurs aigues le matin des intestins juste avant les règles, quasi pas de rhume cet hiver -faut dire que le temps est moche mais pas froid au point, y’a plus de saison ma bonne dame-) et d’une manière générale je me sens plus légère, et moins fatiguée. ET surtout plus vite rassasiée par mes repas. Je pense que ma balance va m’en remercier même si perdre du poids n’était pas l’objectif. Je l’ai fait également sur conseil de ma naturopathe.
    HS: je découvre ton blog avec plaisir après avoir suivi pendant longtemps uniquement ta chaine youtube.
    Bonne journée à toi
    Katia

    Répondre
  15. Lucie MdHdA

    Bonjour Julie, tout récemment j’ai écouté le podcast « Bouffons » sur le pain, dans lequel j’ai appris tout un tas de choses sur le gluten, notamment ce que tu évoques sur la transformation du blé, mais aussi sur le temps de fermentation du pain considérablement réduit qui peut être cause justement des problèmes digestifs. Je te conseille d’y jeter une oreille : https://soundcloud.com/nouvelles-ecoutes/bouffons-6-le-pain-levain-sans-livresse
    Bonne journée
    Lucie

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  16. oberkugler magali

    est-ce que le fait de ne plus manger de gluten du tout entrainera le fait qu’on ne pourra plus jamais le digérer ??? si c le cas, c grave car personne n’est au courant

    Répondre
    1. Julie Auteur de l’article

      C’est effectivement le cas. Eradiquer intégralement le gluten de son alimentation pendant trop longtemps entraîne la disparition des enzymes permettant de le digérer, d’où l’impossibilité pour l’organisme de le digérer…

      Répondre
  17. Leb

    Merci beaucoup de ton retour…
    Je suis sans gluten depuis plus de deux ans , pour moi ça a véritablement changer ma vie , se sentir épuisée du matin au soir et le brouillard mental constant me causaient beaucoup de souci et une baisse de mon estime. Je m autorise des écarts quand j ai envie et parfois je ne récent pas d inconfort, bizarrement moins qu au début où le moindre écart me replomber !! J étais très très pains lasagnes pâtes chocolatines etc etc etc je trouve des alternatives à ma gourmandise et pour ne pas être frustrée me venge sur les crêpes sans gluten noccio grrr j’ai fait l éviction aussi de ma balance du coup car je pense avoir pas perdu de poids mais en avoir pris.. bref bref plein de choses à dire sur ce sujet !!! Fan d avoir des ptites recettes sucrées rapide.. encore merci .. au plaisir de te lire ou te voir !!! Muxuu

    Répondre
  18. Sylvie;-)

    Depuis plus d un an j evite le gluten.j ai vu une vraie différence mais il faut dire que je consommais énormément de gluten ! comme toi l amoureuse du bon pain que je suis ne peut pas faire une croix definitive sur le gluten.une amie m avait prévenue sur le risque de ne plus savoir digérer le gluten si on le banissait définitivement de notre alimentation.
    Le vrai scandale est dans la manipulation des molécules que fait l industrie agroalimentaire….

    Répondre
  19. Manouschka

    Bonsoir Julie,
    Je n’ai pas lu tous les commentaires, mais outre la maladie cœliaque, le gluten n’est pas du tout l’ami de l’endomètriose, maladie qui touche tout de même une femme sur dix. L’arrêt du gluten ( hyper inflammatoire) s’impose pour diminuer les douleurs lors de crises. Et je ne parle pas de toute l’alimentation qu’il a fallu revoir ( plus de soja trop phytoestrogeneisant, plus de café ,de thé, de sucre, de viande, nid de produits laitiers….Non seulement il m’a fallu devenir végétarienne par la force des choses mais en plus éliminer des éléments clés de cette alimentation , ce qui rend les choses complexes. Être végétarien sans soja , dur dur. Mais l’absence de gluten, pour ma part a diminué les douleurs par trois, les lésions inflammees diminuent également, de manière spectaculaire. Je n’ai plus d’atroces migraines, de cruralgies invalidantes, de diarrhées , ou autres symptômes parfois invalidants. Ce que je déplore le plus, c’est que cette nécessité et ce  » traitement » autrement plus efficace et moins invasif ou destructeur que les hormones de synthese , m’a été suggéré par des femmes ayant le même souci et jamais….par un médecin. Donc, dans ce cas, l’arrêt du gluten est nécessaire et très probant. Merci en tout cas pour ton très bon article, et pour tous les autres que j’aime également beaucoup lire.
    Manouschka

    Répondre

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