Chronique d’une végétarienne #3 Je vais bien, ne t’en fais pas

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Je ne suis pas de celles et ceux qui ont arrêté de consommer de la viande sans s’être renseigné au préalable. Loin de moi l’idée de juger qui que ce soit. Mais il est vrai que pour ma part, je n’ai jamais connu ce que certains appellent « le végétarisme en freestyle » puisque j’ai toujours su où j’allais et ce que je voulais réellement même si j’ai quelque peu tâtonné les premiers mois.

Bien sûr, arrêter la viande peut avoir des conséquences sur notre forme physique si on ne fait pas attention. Sur ce point, je suis parfaitement lucide : notre organisme a besoin de protéines, c’est indéniable. La protéine constitue la plus importante substance nutritive pour notre corps et il en existe des centaines de milliers de variétés. Elles servent d’hormones, d’enzymes, de tissus structurels et de molécules de transport, en bref : tout ce qui rend la vie possible. Environ 8 acides aminés sont nécessaires à la fabrication de nos tissus protéiniques. Ils sont dits « essentiels » car notre corps est incapable de les produire lui même et ils doivent donc nous être apportés par la nourriture que nous mangeons. C’est ici qu’entre en jeu la notion de qualité de la protéine. Les protéines alimentaires haut de gamme sont celles qui nous procurent les bonnes sortes et les bonnes quantités d’acides aminés en traversant notre système digestif.

Les gens considèrent généralement à tort les protéines animales comme étant de qualité supérieure car elles contiennent la plupart du temps la proportion exacte de chaque acide aminé dont nous avons besoin. Ce qui est trop souvent oublié, c’est qu’efficacité ne rime pas nécessairement avec bonne santé… Il a été clairement démontré scientifiquement que les protéines végétales jugées de qualité moindre sont en réalité les meilleures pour la santé. En effet, elles permettent une synthèse du renouvellement protéinique certes plus lent mais constant. Pourtant, de nombreuses personnes continuent toujours à penser que la protéine animale est la meilleure pour la santé…

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Tout cela est parfaitement expliqué par le professeur T. Colin Campbell dans son Enquête suite à la plus grande étude de nutrition jamais réalisée. Au XIXème siècle, le mot « protéine » était synonyme de viande et cette association est encore ancrée dans bien des esprits. Il n’est d’ailleurs pas inutile de rappeler qu’à cette époque, si vous étiez riche, vous mangiez de la viande; si vous étiez pauvre, vous mangiez des produits d’origine végétale, comme les pommes de terre du jardin et le pain. Et les « pauvres » étaient parfois considérés comme des paresseux ou des incompétents parce qu’ils ne mangeaient pas assez de viande…

Non seulement, les aliments d’origine végétale sont plus intéressants sur le plan protéinique, mais ils contiennent également beaucoup plus d’antioxydants, de fibres et de minéraux que les aliments d’origine animale qui en sont presque totalement dépourvus.

Pour ma part, je ne me suis jamais sentie aussi bien physiquement parlant. Mon taux de mauvais cholestérol qui me collait à la peau depuis des années a chuté de façon vertigineuse pour le plus grand bonheur de mon médecin. J’ai également perdu 2 / 3 kilos superflus même si ce n’était pas du tout mon but. Je me sens également plus « légère » au quotidien. Exit le ventre gonflé après les repas! Je mange moins mais mieux en choisissant méticuleusement mes aliments en fonction des nutriments qu’ils peuvent m’apporter. Je raisonne désormais de la sorte : inutile de manger ce qui ne m’apporte rien, « nutritionnellement » parlant. Je dépasse ici le simple cadre du végétarisme mais je bannis désormais tous les aliments raffinés (transformés) de mon alimentation (sucre blanc, farine blanche…)

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Je sais où allez chercher les nutriments dont j’ai besoin et je prends même plaisir à le faire. Et pour aller plus loin, j’ai même intégré à mon alimentation des alliés de taille : les « super-aliments ». Je vous en ai déjà parlé vaguement mais pour rentrer davantage dans le détail, il s’agit d’aliments que nous offre la nature et qui sont extrêmement riches en nutriments et en antioxydants : poudre d’açaï, poudre de maca, graines de chanvre, graines de chia, spiruline, cacao, baies de goji… Certains considèrent qu’ils ne seraient pas si efficaces qu’ils le prétendent (cf l’article d’Antigone XXI juste ici). Pour ma part, je me dis que dans tous les cas, ça ne peut pas me faire de mal et ils ont au moins le mérite d’avoir un effet placebo sur moi.

Pour récapituler :

Je mise tout sur les aliments complets et non raffinés d’origine végétale c’est à dire : les fruits (orange, kiwi, concombre, tomate, avocat, courgette, framboise, mangue, aubergine, pamplemousse, pêche…); les fleurs (brocoli, chou-fleur); les tiges et feuilles (chou vert frisé, asperge, choux de Bruxelles, roquette, endive, céleri…); les racines (betterave, carotte, oignon, gingembre, radis, poireau…); les légumineuses (haricots verts, petits pois, lentilles, pois chiche, noix de coco…); les champignons; les oléagineux (amandes, noix de pécan, noix de cajou, noisettes…); les grains entiers (riz, millet, avoine, orge, épeautre…); les super-aliments

Je minimise le plus possible : les produit laitiers non végétaux; les oeufs; les hydrates de carbone raffinés (pâtes et pain à base de farine blanche, gâteaux et sucreries); les huiles végétales ajoutées (maïs, arachide, olive)

J’évite absolument : la viande, la volaille, le poisson

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Au delà de l’aspect « physique », il y a un autre point dont on parle peu mais qui est tout aussi primordial : le bien-être psychologique. Si mon choix pour une alimentation non carnée m’a apporté beaucoup de choses physiquement parlant, il m’a également (et surtout) permis d’être en phase avec ma conscience personnelle. Je peux désormais regarder un animal en face sans ressentir de culpabilité.

A l’heure où je consommais encore de la viande, juste avant de passer au végétarisme, je ressentais toujours un certain malaise, voire un malêtre. Manger de la viande m’était devenu insoutenable. La viande n’avait plus le même goût, mes mains tremblaient lorsqu’il fallait couper ce bout d’animal mort dans mon assiette (oui, appelons un chat un chat, votre steak du midi c’est un bout d’animal décédé…) Je n’avais plus l’envie, plus le courage, de continuer à affronter cette épreuve à chaque repas en allant à l’encontre de ce que je ressentais tout au fond de moi.

Aujourd’hui, je me sens libérée. Lorsque j’ai tout arrêté, je me suis vraiment sentie revivre, comme si je démarrais une nouvelle vie. Je pense que ça a été le meilleur choix que j’ai pu faire depuis que je suis capable de prendre mes propres décisions. A chaque repas, je prends plaisir à découvrir de nouvelles saveurs et à dresser des assiettes colorées remplies de légumes et fruits de saison.

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Encore une fois, loin de moi l’idée de juger qui que ce soit, mais je ne comprendrai jamais les personnes qui se disent végétariennes et qui ressentent un réel manque par rapport à la viande… Jamais ô grand jamais je ne suis tentée par un morceau de viande, pas même lorsque les effluves des premiers barbecues printaniers se font sentir. Je ne dis pas que l’odeur est désagréable, il ne faut pas non plus se leurrer, simplement elle ne me donne pas envie. Les végétariens qui sont frustrés de leur choix alimentaire et qui « craquent » deux ou trois fois par an parce qu’un bon burger leur manque terriblement… Non, je ne comprends pas. Pour ma part, aucune frustration à l’horizon!

Bref, je suis heureuse. Ou presque…

La seule ombre au tableau, et j’y reviendrai sans doute dans une prochaine chronique, c’est que mon chéri, qui sera sans doute l’homme de ma vie, consomme encore de la viande et qu’il n’a pas l’intention d’arrêter. Certes, il respecte mon choix et le comprend, mais le voir manger du foie gras à mes côtés les jours de fête me fait terriblement mal au cœur. Je ne lui demande rien et sais pertinemment que ma transition a été assez difficile à vivre pour lui. Ce changement du tout au tout a complètement bouleversé les petites habitudes que nous avions prises depuis maintenant plus de 8 ans. Mais je ne lui impose rien, et ne lui imposerai sans doute jamais rien, chacun est et doit être libre de faire ses propres choix et de prendre ses propres décisions…

Toutes les photos sont ma propriété, merci de ne pas les emprunter sans m’en demander l’autorisation 

41 petits mots

  1. ifeelblue

    pareil que toi, aucune frustration, aucune envie de viande. Je ne la vois tout simplement plus du tout de la même manière. Je ne vois pas juste un bout de steak, je vois tout ce qu’il y a derrière et ça ne peut tout simplement pas me faire envie. Alors comme toi, j’ai du mal à comprendre ceux qui ont envie de « craquer ».
    Mon copain n’est pas végé non plus, mais par la force des choses, il a radicalement réduit sa consommation de viande, car c’est très très rare qu’on se cuisine 2 plats différents. J’avoue que j’ai du mal à comprendre qu’il continue de manger de la viande car c’est pas comme s’il n’était pas sensibilisé à la « cause » mais bon… Je ne lui ferai jamais d’ultimatum, je pense que c’est un choix personnel. Par contre, si jamais on avait des enfants un jour, ils seraient végé dès la naissance, et je leur laisserais le choix ensuite de devenir omni ou non. Et ça, c’est pas négociable. :)

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    1. Julie

      Le mien aussi a réduit sa consommation de viande, mais ce n’est pas par choix mais plutôt pour le côté pratique : le soir il mange ce que je cuisine et comme je ne mange pas de viande il n’en mange pas non plus (Monsieur ne veut pas cuisiner seul, ah ces hommes) ;-) Il est pourtant sensibilisé à la cause animale avec tout ce que je lui raconte et je pense qu’il se rend compte que ça me fait mal qu’on ne soit pas sur la même longueur à ce sujet. Malgré tout, je pense qu’il n’est pas prêt à changer ses habitudes alimentaires. Pour ce qui est des enfants, je n’ose même pas lui en parler de peur que ce soit une source de conflit entre nous avant même qu’on en ait… Je ne pense pas qu’il accepterait de ne pas faire manger de viande à nos futurs enfants… Et puis il y a aussi toute la pression familiale (j’imagine déjà le papi et la mamie s’insurger devant une telle situation…) Bref, tout cela est très compliqué! =/

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  2. Délia

    J’my mets tout juste, mais j’dirais pas que je suis végétarienne, juste que j’ai décidé de manger moins de viande! Je continue au repas chez la belle famille pour ne pas froisser mais sinon, j’mange pas de viande (et n’en ai pas envie non plus) :)!
    Je n’en suis pas à ton stade, mais je ressens surtout la fin du ventre lourd après manger. Au niveau santé, au bout de deux mois je vais très bien, comme avant quoi!
    Jsuis convaincue que c’est le chemin à prendre, mais c’est vrai qu’avec le chéri c’est compliqué, j’avais pris l’habitude de faire des petits plats pour nous, maintenant il est moyennement emballé par mes popotes! Alors on cuisine chacun notre manger … :/
    Par contre, je suis emballée par ce que je mange, et en plus je cuisine beaucoup plus qu’avant!

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    1. Julie

      Au départ, pour les repas chez la belle famille, c’était assez compliqué… Ils sont des bons « viandards », agriculteurs, et beau papa chasse… Autant te dire que je ne suis parfois pas très à l’aide pendant les repas… Même pas du tout! Après tout comme toi je cuisine beaucoup plus qu’avant et j’en ressens une pleine satisfaction, aussi bientôt physiquement que mentalement! =)

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  3. Kesou

    Coucou, je ne suis pas végétarienne mais j’ai les mêmes principes d’alimentations que toi, pas d’aliments raffinés, des supers aliments, pas de gluten, par contre je mange des produits animaux, lait cru pas de lait en bouteille du super marché, et viande avec parcimonie… Et tout ça je le fais que dans un esprit de bien être et santé. Et l’alimentation pour moi et le bien être sont indissociables du sport. Voilà ma philosophie! Et j’apprécie beaucoup ton blog, ça se trouve je vais finir végétarienne! ;)
    Mes blogs qui m’ont amenés sur la voie sont ceux de Christophe Carrio ( axé sport et donc nutrition) et Jeremy Anso (dur à avaler: axé sur l’alimentation)
    Bonne continuation!

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    1. Julie

      Je pense qu’il y a deux catégories de personnes qui décident de réduire / d’arrêter la viande : celles qui le font pour la cause animale et celles qui le font pour des raisons de santé. Je fais partie de la première catégorie et apparemment toi de la seconde. Mais au final tout cela se recoupe dans une certaine mesure. Je suis ravie que mon choix m’apporte également des bienfaits sur le plan physique! ;-) Par contre, je dois bien avouer que je suis encore une mauvaise élève en ce qui concerne le sport bien que je sois tout comme toi persuadée qu’une bonne alimentation va de paire avec une activité physique régulière. Il faudrait vraiment que je m’y mette! =) Je suis ravie que mon blog te plaise! A très bientôt!

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  4. Fluffy

    Le mien mange encore mais fait attention à la provenance déjà et plus de fois gras, ou de produit vraiment « dégueu » dans sa fabrication. Il s’est ouvert à la cause. Que le tien ne fasse même pas l’effort du fois gras ça me sidère :s

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    1. Julie

      Je suis entièrement d’accord avec toi : j’aimerais tellement qu’il fasse au moins l’effort de ne plus manger de foie gras… =( Le mien, même s’il continue à consommer de la viande, fait également attention à la provenance et n’achète quasiment plus en GMS (avoir des parents agriculteurs aident pas mal) Il n’en reste que désormais nous ne sommes pas / plus sur la même longueur à bien des égards et c’est vraiment dommage. J’aurais tellement aimé qu’il suive le même chemin que moi et en même temps que moi…

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  5. Marie - Oh my Blog!

    C’est vraiment chouette de lire comment tu vis cette expérience car je suis sur la même voie. J’ai commencé par éliminer le gluten, le sucre raffiné et les produits laitiers il y a 2 mois 1/2. Aujourd’hui, je veux vraiment arrêter la viande. En fait j’ai passé des années à faire l’autruche. Tu sais, quand tu t’imagines que les vaches gambadent dans les prés avec leurs petits et qu’elles passent leur journée à brouter de l’herbe fraîche … M’intéresser au végétalisme m’a fait ouvrir les yeux et réaliser que l’industrie de la viande et l’élevage de masse était tout simplement de la torture pour les animaux. C’est complètement immoral et je me demande comment j’ai pu vivre aussi longtemps dans le déni. Ma première semaine sans viande, c’était la semaine dernière. Par contre, dur dur d’arrêter les oeufs ou le poisson (j’ai l’habitude de mettre du thon dans mes salades de temps en temps). Mais ça viendra avec l’habitude :)

    Mon copain est également loooooin de suivre mes nouvelles habitudes alimentaires. Tu n’es pas toute seule ! Je ne pense pas qu’il abandonnera un jour la viande ou même le pain ! Mais pareil, chacun ses choix, je ne veux l’obliger à rien.

    Bisous :)

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    1. Julie

      Tu as très bien résumé la situation : nous, occidentaux, sommes généralement assez doués pour ne pas voir ce qu’on a sous les yeux… Et c’est bien dommage! Le manque de considération de certaines personnes envers le sort des animaux me sidère… De nombreux reportages montrent pourtant les conditions épouvantables des élevages intensifs mais certains semblent rester de marbre… Parfois, j’avoue perdre confiance en la race humaine! =/

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  6. Léa

    Quel bel article, si bien écrit !
    Je partage sur ma page Facebook, si ça pouvait faire réfléchir deux trois personnes.
    Pour ma part je suis végétarienne depuis mon entrée au collège, je n’ai donc pas connu ce sentiment de « libération » mais en tout cas quand tu parles d’être en phase avec soi-même, je me reconnais à 200%.
    Bises ma belle,
    Léa

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    1. Julie

      Merci beaucoup! =) Depuis ton entrée au collège?? Wow tu étais super mature dis-moi! Tu as fait ton choix seule à l’époque? Qu’est-ce qui t’a poussé à devenir végétarienne?

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  7. eithlenn

    vais encore faire ma chieuse/prfesseur je-sais-tout mais je sais de source vegan que les baies de Goji sont à éviter. En effet, elles sont bourrées de pesticides, même les versions bio. (la source vient d’une vegan, cliente du café d’une copine qui propose du végé/sans gluten en plus des préparations classiques).
    Sinon, je ne suis pas végétarienne, j’ai du mal à me passer de viande même si je n’en mange que très rarement (ben oui, c’est cher) mais j’ai autours de moi beaucoup de personnes végé voire vegan et je comprends la démarche. D’ailleurs, j’essaye au maximum de me conforter à leur régime quand je suis avec ces personnes. Après, j’ai passé mon enfance dans un milieu très rural (dans les années 70) où j’ai pu voir du gavage d’oie (et croyez moi ça ressemble en rien à ce qu’on raconte/montre dans les élevages intensifs) et je buvais du lait directement du pie dans mon bol ^^; (truc à pas trop trop faire parce que c’est pas super super hygiénique hein)
    Et autant j’ai du mal à voir un pet/animal sauvage se faire torturer/tuer par des gens, autant manger un bon steak venant d’une exploitation agricole bio respectueuse ne me gène pas plus que ça. je sais que ça en choquera certaines d’entre vous mais autant je ne juge pas les régimes divers et variés (bon sauf ceux qui font Dukan et compagnie ouais là je juge) donc essayez aussi de comprendre que d’autres ont des sensibilités différentes. Après, si on me donne le choix entre sauver un chaton et sauver un bébé… le chaton gagnera ^o^;;
    (damn ! faut vraiment que j’arrête les pavés moi…)

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    1. Julie

      Pour les baies de goji j’avoue être perplexe, je lis beaucoup de livres écrits par des vegan et ils sont tout de même très nombreux à les recommander. Il va falloir que je regarde ça de plus près! ;-)

      Si tout le monde était comme toi et faisait un effort de compréhension des des végétariens, je pense qu’il y aurait moins de problèmes et surtout moins de préjugés. Néanmoins, je suis devenue végétarienne principalement par rapport à la cause animale dans sa globalité et pas seulement par rapport à ce qui se passe dans les élevages intensifs. Du coup, même en choisissant la viande dans une exploitation locale et bio je ne pourrai pas, ce serait au dessus de mes forces. Mais c’est déjà un très grand pas je l’admets! =) Après comme j’avais pu le dire dans ma chronique précédente, plus une vache a été élevée dans des conditions respectueuses et plus l’épreuve de l’abattoir est terrible pour elle. Son taux d’adrénaline va grimper de façon beaucoup plus fulgurante que les autres bêtes et tout ça, bé ça va dans la viande qui arrive dans l’assiette…

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  8. cleo

    Un bien bel article. Je viens de découvrir ton blog et j’aime beaucoup te lire. Je suis végétarienne depuis 25 ans ( j’en ai 37) et je suis passé au végétalisme depuis quelques mois à fin d’être en accord total avec mes convictions profondes. Mais comme toi mon compagnon est un carnivore fini et ce n’est pas toujours évident à gérer mais rien d’impossible. Par contre j’ai une petite fille de 3ans a qui je ne fais pas non plus suivre mon régime alimentaire. Je pense vraiment que le végétalisme est une histoire de conviction et de prise de conscience. J’essaye au maximum de lui apprendre le respect de l’animal. En espérant que plus tard elle suivra un chemin le plus vegan possible!^^ Ton blog donne beaucoup d’idées en tout cas, merci beaucoup!

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    1. Julie

      Merci beaucoup pour ton commentaire : sans indiscrétion tu es avec ton compagnon depuis longtemps? J’avoue avoir du mal à m’imaginer dans 25 ans avec un mari qui continue à manger du foie gras à Noël… Pour ce qui est enfants, et comme je le disais plus haut dans un autre commentaire, j’avoue ne pas trop savoir sur quel pied danser mais j’aurais tendance à raisonner comme toi. Je ne voudrai pas choisir à leur place donc tant qu’ils ne sont pas capables de prendre leurs propres décisions, je les laisserai sans doute manger de la viande. Par contre, je suis persuadée qu’il y aura certaines choses rédhibitoires. Par exemple, jamais je ne les emmènerai au cirque ou dans un zoo… Ce sera peut-être triste pour eux mais je ne pourrai jamais! En tout cas je suis ravie que mon blog te plaise. A très bientôt!

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      1. cleo

        ^^ Nous sommes ensemble depuis environ 5ans. Il faut dire que je vis a la Réunion et que parfois il y’a des traditions ici où on a franchement du mal a cohabiter comme les combats de coqs! J’essaye d’être le plus ouverte possible et je suis convaincue que le temps est mon meilleur allié. De toute façon on n’amène pas quelqu’un a la réflexion en le braquant et en dénigrant ses pratiques. Pour les zoos je suis du même avis! Merci d’avoir pris le temps de répondre!

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  9. Sib

    J’ai exactement le même parcours que toi. Manger de la viande me rendait terriblement malheureuse. Et un jour j’ai dit stop. C’était il y a une petite semaine ^^ Mon chéri est rentré et je lui ai dit que je ne mangerai plus de viande. C’est comme si un poids s’était retiré. Enfin vivre selon mes convictions. Mon fiancé mange encore de la viande et c’est dur pour l’instant d’allier sa nourriture et la mienne. Bon on en mangeait peu et moi presque pas mais maintenant que la décision est prise c’est radical. Ça lui fait peur du coup. Il croit que je vais dépérir mais (encore tout comme toi ^^) je me suis renseignée. Je tâtonne encore mais je pense être sur la bonne voie ! Nous avons mangé chez mes beaux parents dimanche dernier et il y avait des brochettes de magrets au barbecue. Et bien j’ai eu mes brochettes de légumes au barbecue ^^ Et j’ai pas eu envie de viande. Mais alors pas du tout.

    Maintenant je rêve d’un Barney, d’un déshydrateur et d’un Vitamix haha Mais aussi de plein de livres pour trouver des recettes, des astuces et apprendre de nouveaux gestes. Les blogs que je suis sont de plus en plus orientés. Ce changement est stimulant ! Je faisais déjà attention à ce que je mangeais avant. Sachant que j’ai une tension basse naturellement, j’étais tout le temps fatiguée et je faisais des crises d’hypoglycémie. Et maintenant je n’ai plus tout ça ! Bizarre hein ? ;) « Que ta nourriture soit ton médicament et que ton médicament soit dans ta nourriture ». Et ça même les médecins l’ont oublié !

    Je ne sais pas si c’est parce que j’ai « changé » mais j’ai l’impression quand même que de plus en plus de monde se rend compte du massacre et du danger lié à la viande. Comme une prise de conscience. Peut être qu’Internet y aide ? Ça donne quand même du baume au coeur :)

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    1. Julie

      Merci beaucoup pour ton partage d’expérience! <3 Rolala moi aussi maintenant que j'ai adopté Barney j'ai super envie d'un Vitamix! *O* ça a l'air d'être de la pure folie cet appareil! Mais bon, on va attendre hein parce que vu le prix… gloups! ^^'

      C'est vrai qu'on trouve de plus en plus de blogs relatifs à ce sujet et ce n'est pas pour me déplaire! =) Maintenant j'espère juste qu'il ne s'agit pas que d'un effet de mode qui s'essoufflera aussi vite qu'il est apparu…

      "que ta nourriture soit ton médicament et ton médicament soit ta nourriture" = je suis à 1000% d'accord avec cette phrase en laquelle je crois profondément! Je ne l'ai pas évoqué dans l'article mais le professeur Campbell met beaucoup en exergue ce point dans son livre. De nombreuses études ont montré que notre alimentation pouvait provoquer des maladies ou à l'inverse ralentir leur progression ;-)

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  10. claire - Two little red cats

    Je suis végétarienne depuis 4 ans et je sais que j’ai une chance incroyable d’avoir un conjoint qui m’a suivie… Au départ il s’est contenté de me comprendre lorsque j’ai arrêté, puis il m’a suivie par facilité lorsque nous avons emménagé ensemble (mais il continuait à manger de la viande à l’extérieur) et il est désormais largement aussi convaincu que moi. À la maison c’est désormais 100% végétarien, 90% bio, le minimum d’emballage, … Ça aide d’être à deux face aux gens parfois dubitatifs voir agressifs. Ce sera surtout plus facile lorsque nous aurons un enfant et qu’il faudra affronter les « mais vous êtes fous »!

    Personnellement je suis comme toi, la viande ne me fait pas du tout envie et ne me manque pas. Pour mon Brun c’est différent, parfois il en a envie, mais il ne peut pas, question de conscience. J’ai été comme ça au début et c’est passé alors je le comprends :)

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    1. Julie

      Je te le confirme : tu as une chance inouïe! =) Lorsque je suis assaillie de questions / réflexions sur mon choix alimentaire, j’aimerais beaucoup qu’il me soutienne… Ce n’est malheureusement pas le cas même s’il ne prend pas parti avec l’autre interlocuteur. J’aurais beaucoup aimé qu’il me suive mais bon… C’est comme ça! Je l’aime, même s’il mange de la viande hein! ;-)

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  11. Pawiel

    Je suis végétarienne depuis maintenant un petit peu plus d’un mois et mon chéri me suis étant donné que c’est moi fait à mangé. J’étais une grosse grosse mangeuse de viande j’adore ça ! J’avais peur que ça me manque mais bizarrement elle ne me manque pas du tout ! Même mes parents sont choquée que ça ne me manque pas vu à quel point j’adore ça !
    Il nous arrive de ne pas manger la même chose, le chéri ne souhaitant pas être végétarien il nous arrive de manger différemment.

    Je sens que je suis point « lourde » à la fin de mes repas et c’est tellement plaisant !
    En revanche j’ai parfois du mal à savoir quoi manger.. J’ai acheter deux livres et ça m’aide mais par moment je suis perdu :/

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    1. Julie

      Le soir comme je fais à manger, il me suit aussi donc pas de viande dans les assiettes. Mais comme j’ai pu le dire plus haut, c’est plus par practicité que par véritable choix. Si tu manques d’inspirations pour tes repas je te conseille le blog de Lili’s kitchen. Il regorge de recettes parfois simples et rapides à réaliser! ;-)

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  12. Harmony

    J’ai imprimé ton petit récapitulatif :p !
    Pour moi c’est difficile, j’essaye de commencer la transition mais mon entourage est hyper carnivore et mon chéri aussi, et il ne comprend pas mon choix :(
    Mais j’espère y arriver un jour!
    Bravo à toi en tous cas!
    Biz!

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    1. Julie

      Oh ça me fait plaisir dis donc! =’) Tout ce qu’il faut c’est de ne surtout pas être dans la confrontation même si les autres essaient de te déstabiliser. Il faut essayer de leur expliquer calmement et avec les bons arguments les raisons de ton choix, ce qui te pousse à ne plus vouloir consommer de viande. Dans la majorité des cas, ils comprennent même si les débuts sont difficiles. Courage ma belle! <3

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  13. Olivia

    Bonjour Julie
    Bravo pour tes articles sur le végétarisme ! Je te rejoins à 100% !
    Pour ce qui est de ton chéri, il y a bon nombre de végé qui vivent avec des omnivores, sans que cela pose de problème, le tout c’est de respecter le choix de l’autre (dans les 2 sens donc…). Et de bien se mettre d’accord rapidement sur la question des enfants, qui choisira l’alimentation etc…
    Perso je dois t’avouer que mon passage au végétarisme s’est très mal passé avec mon ex-petit ami… J’ai eu l’impression qu’il m’en voulait car cela le mettait face à ses propres réflexions sur la question de la condition animale (c’était un amoureux des animaux…). Mais chaque histoire est différente, si ton chéri accepte tes choix c’est déjà génial ! Petit à petit, qui sait, peut-être qu’il s’y mettra aussi ;)
    Passe une bonne journée, à bientôt

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    1. Julie

      Merci beaucoup pour ton commentaire! =) Je respecte le fait qu’il mange de la viande et il respecte mon choix de ne plus en manger. Mais au quotidien, cette notion de respect a vite tendance à s’évanouir devant les difficultés pratiques… Si je ne veux pas m’embêter et ne manger par exemple que des brocolis, Monsieur voudra autre chose avec. Certains soirs ça va mais d’autres c’est assez complexe et parfois source de tensions…

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  14. Hime Yume

    Je ne peux pas encore manger ce que je voudrais car je ne suis pas chez moi mais je pense de plus en plus au végétarisme à terme. J’en discute beaucoup avec mon copain et comme toi pour lui c’est pas vraiment envisageable (plat préféré: tarte flambée, ne regarde que les recettes qui contiennent au choix fromage/viande et encore viande dans les magazines culinaires que je lui fais lire….). J’espère pouvoir envisager la transition doucement, mais avant ça j’ai encore au moins 1 an et demi/ 2 ans à être contrainte de manger ce qu’il y a dans mon assiette…

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    1. Julie

      Je comprends que tu dois être frustruée mais justement, dis toi que tu as 2 ans devant toi pour vraiment bien aborder ce vaste sujet qu’est le végétarisme. Pendant tout ce temps, « blinde » toi d’informations et d’arguments convaincants! Toujours essayer de positiver, c’est important! ;-) Bisous bisous!

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  15. Voditxka

    Je viens y mettre mon petit mot.
    Cela fait plusieurs mois que je m’intéresse au végétalisme/crudivorisme tout en ne l’étant pas encore. J’ai été élevée par des grands parents bouchers, papa/maman restaurateurs, papa et grand frère chasseur, quelques lapins et moutons à la maison pour festins personnels, bref, je ne rechigne pas devant un bon pâté fait par leur soin. Je suppose qu’un jour j’aurais un déclic et j’y passerais totalement, mais en attendant, je ne fais qu’en discuter avec l’Homme. Lui il s’en fiche. Si je ne lui sert pas de viande, il ne dira rien. Mais si on va au resto, il ne crachera pas sur un rumsteack tendre et juteux.
    Bref, tout ça pour dire que c’est ce genre d’articles, et aussi les articles où tu mets tes recettes qui font qu’à mon avis un jour, je sauterais le pas. En attendant, je me renseigne, je lis et je découvre les expériences des autres alors, merci beaucoup :)

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  16. MsOriginalDoll

    Bon voilà, tu dois te douter que la plupart des personnes qui viennent visiter ton blog ne sont pas forcément végétariennes et je fais parti de ces personnes sauf que mon soucis dans le végétarisme, c’est que j’ai déjà essayé et je suis motivée par cette envie de ne plus avoir en face, dans mon assiette, une animal « décédé ». Toutefois, je souffre depuis toute petite d’un manque de fer et il suffisait qu’un jour, je me fasses un repas rapide et végétarien, mais tu sais un peu comme pour picorer sans forcément faire attention à la diversité des vitamines et minéraux pour que je me sentes très faible et que je n’ai plus cette « motivation » qui fait que, j’ai envie de devenir végétarienne. C’est une envie que j’ai depuis près de 4 ans, mais je n’arrive à tenir que quelques mois. Pourtant, j’espère un jour arrivée à une transition où, quand je mangerai n’importe quoi de façon végétarienne, je ne me sentirai pas molle par la suite parce que je n’aurai pas eu ma dose de Protéines et de fer…. :/

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    1. Julie Auteur de l’article

      Arf oui effectivement c’est terriblement embêtant ce manque de fer… Être prise entre son envie d’opter pour le végétarisme et la nécessité d’être en bonne santé doit être assez difficile à vivre. Je te comprends tout à fait! J’avoue que si j’étais dans ton cas, je ne sais pas vraiment ce que je ferais… Peut-être adopter une alimentation « mixte » en privilégiant les viandes dont tu connaîs parfaitement la provenance? Compliqué, parce que ça reviendrait clairement à beaucoup plus cher…! =/

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    2. Anej

      Si vraiment ça te torture trop, prends des comprimés de fer, remboursés si tu vas chez un médecin ;) Perso je suis végé et anémiée régulièrement, je prends ces comprimés et puis tant pis. Faut dire que j’étais enfant quand j’ai arrêté la viande, alors 1 en remanger serait vraiment impossible pour moi et 2 je ne suis même pas sûre que ce soit le végétarisme qui me carence en fer: je connais quelques carnistes aussi qui manquent de fer, donc bon…
      Ce qui est juste chiant c’est quand les carnistes découvrent mon manque de fer et qu’ils en concluent que le végétarisme est mauvais pour la santé. C’est pour ça que j’essaye quand même constamment d’améliorer mes apports nutritionnels en fer (un truc que je n’ai pas essayé sérieusement: penser à associer SYSTEMATIQUEMENT fer et vitamine C; parce que des aliments riches en fer j’en mange souvent, des aliments riches en vitamine C théoriquement j’en mange souvent (quand elle n’a pas été détruite par le temps ou la chaleur parce que ça part vite ces petites bêtes-là…), mais j’ai jamais vraiment fais attention à les associer systématiquement…)

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  17. biret

    Je découvre ton blog aujourd’hui, et je viens de lire les 3 articles « chronique d’une végé ».
    Tu exprimes clairement ce que je ressens, après avoir ouvert les yeux sur mon alimentation, ma conso, …, et avoir « changé de chemin ».
    Voilà deux ans que j’ai choisis de ne plus manger de viande, de poisson, ce malgré la désapprobation des collègues, amis, de la famille…J’ai persisté, et malgré de continuels questionnements, les gens qui m’entourent acceptent. Pas besoin de cela tu me diras!
    On découvre tellement d’ingrédients, de recettes, de possibilités, …qui a dit que l’alimentation végéta*ienne était répétitive ???
    Un gros merci pour ces articles !
    Je continue ma lecture :)

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    1. Julie Auteur de l’article

      Oh merci beaucoup pour ton commentaire, ça me fait super plaisir! Je suis totalement d’accord avec toi : quand on opte pour le végéta*isme, on découvre un monde de saveurs complètement foufou! =D

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