Le cas Sanoflore | Qu’importe la marque pourvu qu’on ait du bio?

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« Bonjour, je m’appelle Sanoflore. Je suis né en 1972 à Gigors-et-Lozeron, au cœur du Parc Naturel Régional du Vercors, grâce à un petit groupe de botanistes et d’agriculteurs bio passionnés. Il faut bien l’avouer, mes débuts furent quelque peu laborieux mais le marché du Bio se développant, j’ai fini par trouver ma place sur ce dernier en proposant des produits issus de l’Aromathérapie, de la Phytothérapie ainsi que des cosmétiques. Plusieurs années après ma création, je réalise finalement un beau chiffre d’affaires, ma croissance est satisfaisante et je suis fier de mes valeurs et de mon éthique.

Un jour, un grand monsieur est venu frapper à ma porte, l’Oréal qu’il s’appelait. Au départ, j’étais quelque peu méfiante. D’ailleurs, certains de mes amis de l’époque m’avaient déconseillé de fricoter avec lui. «Tu verras, tu y perdras au change » qu’ils me disaient. Mais Monsieur l’Oréal me paraissait tellement beau et fort que j’ai fini par me convaincre qu’il allait me permettre de me développer encore plus, et encore plus vite. A moi les pharmacies et parapharmacies! A moi les supermarchés! Et même, à moi l’international! Ouais parce Monsieur l’Oréal, il connaît quand même vachement de monde dans le milieu.

Au début, c’était comme dans un rêve. Les promesses vendues par Monsieur l’Oréal devenaient concrètes : mes prix ont baissé, mon chiffre d’affaires a augmenté, je vendais plus de produits et touchait un plus large public. Mais au fur et à mesure, notre idylle a commencé à tourner au vinaigre. J’en ai pris conscience lorsque Monsieur l’Oréal m’a imposé des fournisseurs que je ne connaissais pas et avec lesquels je n’avais pas l’habitude de travailler. Il parlait d’économie d’échelle et de rationalisation, je n’ai pas tellement compris. Mais pourquoi pas? Après tout il faut donner sa chance à tout le monde. Le problème avec ces fournisseurs, c’est que je n’étais plus très sûr du respect de mes valeurs originaires. Par exemple, personne ne pouvait me garantir que ces fournisseurs ne testaient pas sur les animaux. Et puis de toute façon, Monsieur l’Oréal se moquait pas mal du sort des lapins, des chiens et des rongeurs. En réalité, lui s’intéressait davantage à avaler d’autres entreprises comme la mienne. Il faut savoir que Monsieur l’Oréal souffre d’une pathologie rare et complexe : il ne sait pas ce qu’est la satiété. Alors il mange, encore et encore, gonfle, encore et encore, sans jamais pouvoir exploser.

Plus on avançait et plus mes questions restaient sans réponse. J’ai même dû renoncer à mes emballages écolo qui n’étaient pas assez « sexy » et vendeurs selon Monsieur l’Oréal. Là encore, je n’ai pas tellement compris tous les termes qui ont été utilisés pour me demander de fermer ma gueule de me taire (intérêt économique du groupe, rationalisation, adaptabilité de l’offre à la demande). Tout ce que j’ai retenu c’est que j’allais désormais utiliser des emballages en plastique, parfois bleus, parfois verts, parfois roses, principalement fabriqués en Chine.

Et ça n’est allé qu’en s’empirant. La plupart de mes acteurs originaires sont partis (certains volontairement, d’autres contraints et forcés). Ils ont laissé la place à d’autres marionnettistes qui tirent désormais mes ficelles vers le but* fixé par Monsieur l’Oréal (*fric fric fric). Et j’ai même perdu beaucoup de mes copains distributeurs qui ne veulent plus de moi. D’ailleurs, ça m’a fait beaucoup de peine. Selon eux, j’aurais perdu mon éthique. En fait, ils ont tort. Je n’ai pas perdu que mon éthique, j’ai tout perdu… »

*

Bon bon, je n’ai pas pu m’empêcher d’écrire ce récit quelque peu polémique pour débuter ce billet qui me trotte dans la tête depuis un bout de temps. Je pense que tout est dans le titre : doit-on acheter du Bio simplement parce que c’est du Bio ou doit-on en outre prêter attention à la marque qui commercialise les produits? Vaste question à laquelle évidemment, chacun et chacune a sa propre réponse.

Petites précisions au préalable

#1 Le récit ci-dessus est inventé de toutes pièces. Je n’ai absolument pas connaissance des dessous du rachat de Sanoflore par l’Oréal qui a eu lieu en 2006. Tout s’est peut-être parfaitement déroulé et chacun y a peut-être trouvé son compte. Les fournisseurs imposés et le changement d’emballages sont purement imaginaires même s’ils sont plausibles. En revanche, le fait que des distributeurs refusent désormais de commercialiser les produits Sanoflore est bien réel. En réalité, je vous conte seulement ici comment moi je perçois ce rachat. A vous ensuite de vous forger votre propre opinion.

#2 Certains ne verront dans cet article qu’une diabolisation extrême de l’Oréal à qui le scandale des tests sur les animaux colle à la peau alors que ceux-ci ne seraient plus pratiqués par le groupe depuis de nombreuses années. D’une part, quand bien même les tests sur les animaux sont désormais bannis par le Règlement 1223/2009 (remplaçant la directive cosmétiques de 1976), tout n’est pas si simple. En réalité, on ne parle ici que des produits finis et non des matières premières… Alors pardonnez moi, mais vu mon côté parano, j’ai comme un doute… D’autre part, autant certains « écarts » sont excusables selon moi, autant les tests sur les animaux ça ne passe pas. Mais alors vraiment pas. Au delà de ça, j’ai mes justifications propres qui font que je ne partage absolument pas la philosophie d’expansion de l’Oréal (j’y reviens plus précisément un peu plus bas). Il ne s’agit ici que d’un avis subjectif, le mien, et chacun est bien libre de penser comme bon lui semble.

Ces précisions étant faites, je vais maintenant vous faire part de mon point de vue sur cette fameuse question.

Pour moi, le Bio en matière de cosmétiques ce n’est pas qu’une histoire de compositions propres exemptes d’ingrédients douteux susceptibles d’avoir des effets néfastes sur notre peau. Pour moi, le Bio ça va au delà de ça. En fait, je prête davantage attention à l’entreprise plutôt qu’aux produis, à l’éthique et aux valeurs plutôt qu’aux compositions. Evidemment, je suis très exigeante sur ces dernières, ça je pense que vous le savez! ;-) Mais je préfère 1000 fois donner mon argent à une entreprise forte de valeurs qui propose des produits naturels mais non certifiés (Cf Novexpert) plutôt qu’à une entreprise qui commercialise des produits bio juste parce qu’est c’est tendance et que ça rapporte du blé…

Pour en revenir à Sanoflore, je n’avais encore jamais testé leurs produits jusqu’à il y a quelques semaines. Lorsqu’on m’en a fait la proposition, j’ai sincèrement failli supprimer le mail illico presto. Et puis je me suis dis qu’il fallait quand même que j’essaye leurs produits au moins une fois tout en sachant que dans tous les cas je n’en achèterai jamais. En outre, ça me donne un peu plus de légitimité à vous écrire ce billet en me mettant à l’abri des remarques du genre « ouais tu dis ça mais en vrai t’as jamais testé! C’est une super marque qui fait de très bons produits! »

IMG_4873J’ai donc pu me faire mon avis avec trois produits. L’eau florale de fleur d’oranger  est censée apporter réconfort et souplesse à la peau. Je n’ai pas grand chose à dire sur elle, ce n’est pas mon eau florale préférée et je ne suis pas fan de son odeur mais c’est très subjectif. Le gel douche à la gousse de vanille adoucissante  tient quant-à lui parfaitement ses promesses. Il prend soin de la peau qu’il laisse propre et particulièrement douce. J’apprécie son odeur de vanille discrète et délicate qui parfume délicatement la peau lors de la douche sans rester une fois la peau sèche. Le lait corps sublimateur à l’extrait d’Euphrosine est lui aussi plutôt agréable à utiliser. Sa texture légère et fluide rend l’application rapide. Il laisse la peau douce sans effet collant ou gras mais côté hydratation, j’ai vu mieux. Il convient donc l’été mais n’est probablement pas suffisant pour l’hiver. Son odeur botanique me plaît bien : ce n’est pas trop girly et pas trop fort.

Je ne peux donc pas dire que Sanoflore fait de mauvais produits, ce serait mentir. Mais en fait, ce n’est pas une question de bons ou de mauvais produits mais de bonne ou de mauvaise démarche. L’Oréal, c’est tout sauf une entreprise qui pense à ses consommateurs. Il n’y a qu’une seule chose qui l’intéresse et celle-ci n’est pas composée de lettres mais plutôt de chiffres… Le groupe use et abuse de sa position hégémonique pour racheter à la pelle des entreprises qui ne font pas le poids face à lui. Evidemment, toute entreprise cherche un minimum à faire du chiffre, ça j’en suis pleinement consciente. Mais selon moi, il y a des manières de le faire. Et clairement, celles qui sont employées par l’Oréal m’exaspèrent. Le groupe ne cherche pas à avoir des consommateurs heureux mais des consommateurs nombreux et ça, ça fait selon moi toute la différence…

Après, il y aura toujours des personnes pour dire « oui mais ce n’est pas parce que Sanoflore appartient à l’Oréal que la marque doit être mise dans le même sac ». C’est vrai, je suis peut être un peu dure mais je ne peux m’empêcher de me mettre à la place de la personne qui a validé le rachat côté Sanoflore… Je pense sincèrement que j’aurais préféré garder mon statut de petite marque éthique qui fait son bonhomme de chemin, parfois avec difficultés et en restant dans l’ombre, plutôt que de faire le pari de me développer commercialement en me faisant racheter par un groupe qui n’a pas les mêmes convictions et les mêmes valeurs que moi. Là encore, ce n’est que mon point de vue…

Sanoflore est le cas le plus typique et illustre parfaitement mon raisonnement mais ce dernier se veut général. Général en termes de cosmétiques puisque j’ai tendance à bouder toutes les marques pseudo naturelles qui pratiquent le greenwashing ou qui appartiennent à des groupes le pratiquant. Exemples : Bio beauté by Nuxe, Laino… Général également en termes d’alimentation. Acheter du Bio chez Leclerc ou Carrefour n’a selon moi pas la même signification qu’acheter du Bio dans des petites structures. D’ailleurs, sur ce point, je préfère souvent acheter local et non Bio plutôt que d’acheter du Bio qui a traversé toute la France, voire toute l’Europe.

Il appartient donc à chacun de voir quelles priorités il entend donner à ses achats.

A vos claviers, on est ici pour échanger et je suis très curieuse d’avoir votre avis sur ce sujet! =)

*

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GBA

37 petits mots

  1. Djahann

    Je pense comme toi ! une marque peut être clan au départ, mais une fois rachetée par un grand groupe qui n’a que faire de l’éthique et qui a longtemps testé sur les animaux (peut être encore, à l’étranger ?), ça doit être difficile de garder son éthique.
    Peut-être nous trompons-nous… Mais le green washing est si facile… Une marque qui vend d’un côté des produits tout pourris, et d’un autre des produits bio….J’ai envie de dire « ben si vous savez faire du bio, pourquoi ne vendez vous pas que ça » !
    Je préfère les vraies marques bio du coup, si vraiment je veux un produit bio.

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    1. Julie Auteur de l’article

      Oui je n’en ai d’ailleurs pas parlé dans ce billet mais c’est la même chose pour les marques qui ont d’un côté une gamme cracra et de l’autre une gamme certifiée bio… Quel est l’intérêt (à part faire du chiffre j’entends)?! C’est dommage est finalement assez incohérent!

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  2. Délia

    Et bah à vrai dire, j’ai une vision un peu différente, car pour moi le bio c’est vraiment la sécurité minimale, dans le sens « okai c’est bon, y’aura pas trop de trucs crassous dedans ». Non pas que j’y fasse pleinement confiance, loin de là.
    Pour ce qui est de la démarche, je trouve qu’on peut rapidement savoir si une démarche va dans le bon sens ou non sur la façon d’attaquer le marché d’une marque.
    En soi là où je peux comprendre un rachat, c’est quand une entreprise veut corps et âmes que son projet perdure et se voit obligée de se faire financer par des groupes comme L’oréal, qui en soit sont quand même ceux qui ont le plus de pognon à mettre dans l’univers de la beauté et surtout les projets qui ont du potentiel.
    Je trouve ça extrêmement dommage tout comme toi que les choses doivent en être ainsi, ça n’incite pas tellement les petites marques à se développer ou à conserver leur éthique mais on vit dans un monde où l’argent ne peut pas être mis totalement de coté Je vois plutôt cette histoire de rachats comme un phénomène temporaire : quand le marché leur sera vraiment favorable, elles pourront s’affranchir des grands groupes!! (je parle surtout des nouvelles, parce que celles déjà rachetées … Compliqué!)

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    1. Julie Auteur de l’article

      Oui mais se fier à un simple label bio n’est pas la meilleure solution je pense. Ok on évite les ingrédients cracra mais quand on regarde la compo de plus près il n’y a parfois pas grand chose de certifié au final… Du moins en actifs réellement efficaces… =/ Et puis reste l’épineux problème des tests sur les animaux dont l’absence ne peut être garantie par un simple label bio… En la matière, je préfère en général faire confiance aux marques plutôt que de me fier à un simple logo vert ;-)

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  3. Céline

    J’essaie de faire attention aux marques que j’achète et au groupe auquel elles appartiennent.
    J’ai un peu du mal avec la marque Une parce que c’est Bourjois, pas bio, mais ça passe encore.
    Par contre, j’ai énormément de mal avec les marques du groupe L’Oréal. Fini mes parfums Cacharel et Diesel, même si j’aimais bien Loverdose.
    Mais il y a des moments où je n’y arrive pas: J’ai testé l’Aqua Magnifica, de Sanoflore donc, avant de savoir qu’elle faisait partie de L’Oréal. Malheureusement, cette lotion a eu un effet de dingue sur ma peau. J’étais décidée à ne plus racheter de produits de cette marque, malgré leur efficacité mais une fois en vacances en France, j’ai réfléchi pendant 2 jours et j’ai finalement craqué. J’ai presque honte!
    Encore plus parce que j’ai finalement craqué sur la Naked 3, pas naturelle pour un sous et d’Urban Decay, donc L’Oréal.
    Cela m’embête parce que je veux respecter mes idées mais je souhaite aussi des produits efficaces (Sanoflore) et qui me font plaisir (La palette Naked, pour laquelle j’ai hésité pendant DES MOIS avant de craquer une fois devant l’étalage Séphora…). C’est énervant de devoir se priver juste parce qu’ils engloutissent toutes les marques un peu prometteuses.
    Je sais qu’en achetant ses marques, même bio, j’aide les grands groupes à s’enrichir encore plus et je laisse peut-être des petites marques prometteuses s’étioler… Je réfléchis vraiment à mes achats pour favoriser le local (même si ce n’est pas très facile), les petites entreprises mais parfois, voilà, l’envie est trop forte!
    Bref, je pourrais continuer un discours pareil bien longtemps mais il faut que j’arrête là :-)

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    1. Julie Auteur de l’article

      J’ai également du mal avec Une même si ça passe encore…

      Par contre, s’il y a bien une chose à ne pas faire c’est culpabiliser! Tu as le droit de « craquer » même si à côté tu fais généralement attention aux marques auxquelles tu donnes ton argent! Ce n’est d’ailleurs pas une honte! Chacun fait ce qu’il veut avec son porte monnaie et personne n’est à même de juger la consommation des autres! ;-) Ne te mets pas dans une case et félicite toi des efforts que tu fournis déjà ;-)

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  4. Marine

    À 1000% d’accord avec toi. Tu sais, tu dis que L’Oréal ne pratiquerait plus les tests depuis plusieurs années, mais ils ne se vantent pas du tout d’un tel fait. Donc tu fais bien de le mettre au conditionnel. Je suis plus que méfiante vis-à-vis de toutes les petites ou moyennes marques qui rejoignent ce groupe. C’est bien simple, je les boycotte. Ce qui me plaît c’est que grâce aux réseaux sociaux et à tous les blogs/sites qui fleurissent, on est beaucoup plus vite au courant des marques qui tombent du mauvais côté. Et du coup, toujours grâce à tous ces sites, il y a toujours des alternatives vraiment bio, vraiment respectueuses de l’environnement, des animaux, des êtres humains, qui sont mises en lumière.

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    1. Julie Auteur de l’article

      Effectivement, l’utilisation du conditionnel n’est pas ici fortuite… ;-( Et c’est vrai qu’Internet aide beaucoup à dénicher de belles marques fortes de valeurs et d’engagements =)

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  5. Poudres et Paillettes

    Vu l’heure tardive je n’ai pas le temps/l’envie de m’attarder dans un long discours sur le bio/les marchés surtout que je suis d’accord avec toi ^^
    Mais j’ai testé l’Aqua Magnifica parce que tout le monde l’a adoré et je suis dégoutée. Clairement je me sens bête d’avoir foncé les yeux fermés en écoutant mes copines parce que c’est blindé d’alcool (2ème position sur la liste INCI, coucou !) et que ça me brûle atrocement les joues ! Si on prend en compte le fait que c’est soit-disant bio et que je n’ai pas la peau particulièrement sensible c’est pour moi un beau fail/arnaque !
    Premier et sûrement dernier test de cette marque, je suis très déçue niveau produit et ce que tu dis niveau marketing/éthique n’arrange en rien mon opinion !

    Belle soirée/nuit ^^
    A bientot ! :)

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    1. Julie Auteur de l’article

      Outch ah oui l’alcool en 2eme position?! Tu m’étonnes que cette lotion purifie la peau! *O* J’aurais franchement des scrupules à appliquer un produit aussi agressif sur ma peau! =/

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  6. The Flonicles

    J’avoue que je ne cherche pas trop à savoir qui que quoi, j’achète surtout bio pour ma santé et parce que je crois vraiment qu’ils contiennent plus d’actifs (toujours sous réserve de lire l’étiquette avant d’acheter :p) que les conventionnels, et puis si en plus c’est bon pour l’environnement je t’avoue que ça me fait encore plus plaisir. Si un jour un produit Sanoflore me fait envie, je ne vais pas me retenir parce que c’est le groupe L’Oréal, je me dis que si on creuse, il y a certainement d’autres marques qui appartiennent à des groupes pas très éthiques. Et puis que penser des marques conventionnelles qui se mettent à faire des gammes bio?
    Dans tous les cas, à condition que les prix ne soient pas exagérés, je préfère acheter des petites marques émergentes qui ne font que du bio, mais parfois le portefeuille ou les envies du moment me font changer d’avis le temps d’un achat…
    Finalement, je préciserais que même si certaines marques ont une éthiques, les fondateurs sont convaincus, engagés, etc., toute entreprise est là pour faire du bénéfice dans le fond :p Y’a juste des groupes plus gourmands et moins regardants que d’autres en matière de fric

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    1. Julie Auteur de l’article

      Oui je pense effectivement qu’acheter bio c’est bien pour éviter pas mal de cochonneries, mais acheter bio en regardant l’étiquette c’est mieux pour être sûre qu’il n’y ait pas que de l’eau qui soit certifiée bio! ;-)

      Sinon tu as parfaitement raison : nous ne sommes probablement pas au courant de toutes les connexités susceptibles d’exister entre certaines marques bio et d’autres marques non bio mais en même temps si l’on ne cherche pas, on ne risque pas d’être davantage informé =) Par contre comme je l’ai dit plus haut dans les commentaires, même si je n’en ai pas parlé dans le billet, je mets également du côté des marques auxquelles je ne donne pas ma confiance celles qui ont d’un côté une gamme de produits conventionnels et de l’autre une gamme bio… Aucune cohérence! =/

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  7. Julytoseptember

    Cet article est intéressant. Au début j’ai cliqué parce que je viens de commencer à utliser l’Aqua Magnifica de Sanoflore qui m’a lair pas mal du tout et je me suis dit « tiens donc alors c’est bio? » parce que je ne savais pas, j’avais juste entendu dire que c’était une bonne lotion et je me suis dit que c’était pas mal du tout. Concernant ton raisonnement il est assez logique et intéressant, en effet acheter du bio importé de Chine ça n’a pas de sens. Après, moi je ne suis pas à fond bio donc quand j’achète bio c’est parce que j’ai eu de bons échos sur le produit ET il est bio, ce qui ne gâche rien. L’Oréal est l’archétype d’un groupe capitaliste après on aime ou aime pas ils n’ont jamais dit qu’ils donnaient dans l’éthique (enfin si à coup de green washing comme tu le soulignes mais qui peut y croire vraiment de toute façon?). Mais c’est un peu simpliste pour Sanoflore, ils avaient peut-être des convictions mais comme tu le dis ton récit est fictif on ne peut pas trop savoir comment ça s’est passé sans une étude poussée. Certaines choses ont du être changé, rationalisé mais peut-être que l’objectif de toucher plus de consommateurs l’a emporté chez Sanoflore. Ca ne me choque pas que l’Oréal veuille avoir des clients plus nombreux, c’est le but de chaque entreprise (ou presque) de toucher le plus de consommateurs, ça ne veut pas dire qu’ils soient malheureux. L’Oréal propose des marques de toutes gammes de prix et je suis sûre que certaine consommatrices sont ravies de trouver des produits pas trop chers et bio.

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    1. Julie Auteur de l’article

      Alors… « Qui peut y croire vraiment de toute façon » (au greenwashing) Et bien énormément de monde! Questionnes autour de toi des femmes qui sont loin de la blogosphère et qui s’adonnent juste à des achats beauté sans se renseigner plus que ça au préalable et tu verras qu’elles sont loin de se douter que derrière un packaging et un discours vert (même tenu par l’Oréal) se cache une quantité phénoménale de saloperies! Si le greenwashing n’était pas efficace, tu penses que les marques prendraient pas la même de le pratiquer? ;-)

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      1. Julytoseptember

        Je me doute bien qu’il est efficace mais c’est aussi la responsabilité du consommateur de s’informer… Si j’achetais un produit bio de chez L’Oréal je saurai tout de même (sans m’être trop renseignée car comme je l’ai dit pour moi si c’est bio tant mieux sinon tanpis, mes produits de soin étant principalement des produits de parapharmacie ou des huiles végétales bio (paraît-il)) que ce n’est pas le top du top en matière de bio. Mais je pense qu’il faut aussi prendre en compte qu’aujourd’hui c’est aussi aux consommateurs de s’informer si un sujet leur tient à cœur, comme tu le fais, et en tirer ses propres conclusions. Maintenant avant d’acheter un produit je regarde un peu sur les blogs que j’aime bien, les avis etc et je fais mes achats en fonction (avec le critère bio ou non) mais je sais que ce n’est pas le cas de tous les consommateurs.

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  8. Get Green Or Die Trying

    Je préfère éviter de donner aux grands groupes adeptes du n’importe quoi comme l’Oréal. Mais bio non certifié, ça veut aussi dire qu’on ne sait pas du tout si c’est bio, comme ce n’est pas une appellation protégée et que chaque label y va de ses règles. Alors bio c’est un minimum, ça évite quelques perturbateurs endocriniens venant des pesticides. Il y en a déjà tellement autour de nous, donner à des connards c’est que le deuxième critère… Même si les alimenter revient à les faire continuer à vendre aussi leurs merdes.

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    1. Julie Auteur de l’article

      Franchement, chaque label bio est différent et aujourd’hui se fier à Ecocert ou Cosmebio ne veut plus dire grand chose. Bon j’exagère un peu mais ces deux labels ne sont pas tellement rigoureux du coup je préfère parfois axer mes achats vers du naturel parfois non certifié. Après il s’agit d’une question de confiance. Je ne sais pas si tu as jeté un œil à mon billet sur Novexpert vers lequel je renvoie dans cet article mais cette marque française a ma pleine confiance. Elle n’est pas certifiée bio mais l’a été à une époque. Elle est juste tellement en avance en termes d’actifs etc… qu’elle a préféré abandonner sa certification pour pouvoir proposer rapidement sur le marché des produits innovants et efficaces. Pour autant, les formulations sont très clean et ayant rencontré le fondateur de la marque je peux te dire que j’utilise leurs produits les yeux fermés! =)

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      1. Get Green Or Die Trying

        Ah oui c’est clair que Ecocert, c’est pas vraiment une révolution… Je te fais entièrement confiance pour cette marque ! Mais c’est peut être un bijou dans un océan de profiteurs/menteurs… Il est difficile de trouver vraiment une marque à qui se fier : un produit est bon, l’autre beaucoup moins…

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  9. Fluffy

    Juste pour mettre mon pavé dans la marre : dire d’une marque qu’elle aurait pu garder son éthique et ne pas se faire racheter c’est oublié comment cela fonctionne dans le milieu. La pression, les menaces, détruire les stocks, lancer des rumeurs, etc… L’Oréal, comme tout grand groupe, sait y faire pour que tu n’aies pas le choix de leur dire oui. Sinon, il y aurait plus de groupe qui diraient non. Bref, se faire racheter c’est compliqué et je pense vraiment que toutes ces marques, Sanoflore, TBS, etc… Auraientt préféré ne pas se faire racheter.

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  10. Einalem

    Je fais aussi attention à ce que mes produits ne contiennent pas trop de mauvais ingrédients et dans la mesure du possible qu’ils ne soient pas testés sur les animaux, quitte à avoir de mauvaises surprises (genre le mascara qui recouvre entièrement la brosse, alors que celui que j’utilisais avant je le sortais et c’était nickel, pour autant je n’ai pas jeté celui non testé sur les animaux, j’ai pris l’habitude d’enlever le surplus sur la brosse). Dans le cas Sanoflore, la marque n’est pas citée comme étant Cruelty Free. Pour ma part, je songe même à carrément acheter mes ingrédients chez Aroma-Zone et faire mes produits moi-même, comme cela je sais exactement ce qu’il y a dedans et ce ne sera pas testé sur les animaux (du moins le produit fini, les ingrédients je ne sais pas s’ils sont 100% non testés sur les animaux). D’ailleurs, je trouve que les petites marques de cosmétique sont de meilleure qualité que des grands noms comme Loréal par exemple.

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    1. Julie Auteur de l’article

      C’est certain que le fait maison c’est la manière la plus sûre de savoir ce que contiennent véritablement ses cosmétiques mais après est-ce que certains ingrédients eux mêmes ne sont pas testés sur les animaux par exemple? C’est pénible de voir que peu importe la solution trouvée, il restera toujours quelques questions en suspend… =/

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  11. Qifen

    Je rejoins tout à fait ton point de vue et ça fait plaisir de voir et lire qu’on n’est pas seule. :)
    Je dois avouer que depuis que je me suis mise au bio, je ne fais pas assez attention à l’éthique de la marque, pour autant, je n’achète pas non plus les yeux fermés juste parce que c’est bio et labellisé bio.
    Ca demande du temps de décrypter les Iistes INCI (même si avec le temps, on s’y fait vite), de se renseigner, de sélectionner les différents produits et finalement d’en choisir un qu’on achètera, espérant ainsi qu’il comblera nos besoins au mieux et nous apportera satisfaction. Ca demande du temps, mais personnellement, je préfère y consacrer du temps, consommer en réfléchissant, en ayant justement pris le temps de choisir selon mes besoins, valeurs, plutôt que choisir la facilité et le markéting/publicité.

    Répondre
    1. Julie Auteur de l’article

      Exactement, je suis pareil. Je préfère passer du temps à fouiner et chercher des infos pour être sûre à 100% de ce que j’achète. Après il y a aussi la confiance qui s’instaure avec certaines marques. Comme je le dis dans l’article, Novexpert a beau ne pas être certifiée, j’utilise certains de leurs produits les yeux fermés, en ayant seulement jeté un rapide coup d’œil à la composition. Parfois ça fait du bien de lâcher prise pour ne pas être dans l’auto-contrôle total mais il faut le faire sciemment et de façon intelligente =)

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  12. La cigale ou la fourmi

    Coucou Julie.
    Ton article m’a mis une belle claque (dans le bon sens hein:)), tant tes arguments sont bien tournés et clairs.
    Et j’ai adoré ta fiction réalité introductive.
    Ce que j’apprécie dans ton point vue, c’est que tu laisses la place à l’autre d’avoir son propre avis, tout en étant une très bonne tentatrice a adhérer à tes idées.
    Bises!

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    1. Julie Auteur de l’article

      Héhé, oui on me dit souvent que je sais parfaitement mettre mes arguments en avant! ;-D Par contre, c’est vrai que je ne me permettrais jamais de juger qui que ce soit. Chacun est bien libre d’acheter du Sanoflore ça m’est complètement égal. Ce n’est ni mon porte monnaie, ni ma conscience personnelle =) J’expose simplement mon point de vue, à chacun de voir s’il y adhère ou pas ;-)

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  13. Lo - Eeonian

    J’arrive cent ans après la guerre, mais je voulais vraiment commenter cet article, je n’en avais pas eu le temps quand il a été publié.

    Ce sujet est assez sensible chez moi parce que je ne suis pas sûre de réussir à me faire un avis arrêté sur la question. On a par exemple touché ce sujet du doigt quand tu as commenté mon article sur les produit Une :) j’y précise que je ne m’étais jamais vraiment penchée dessus et en y réfléchissant, je crois que c’est justement parce que la marque appartient au groupe Bourjois. Mais ce n’est pas pour des raisons « idéologiques » (le mot est un peu fort mais je le choisis quand même ici pour parler des valeurs liées au bio, au commerce équitable, tout ça, ce sera plus pratique que de faire des périphrases à chaque fois) que ça me rebutait le plus, c’est surtout parce que je ne pensais pas que ce serait vraiment une marque aux compos propres. Je me disais que ça jouait sur l’image du naturel sans l’être vraiment, que c’était du pur greenwashing (certains de leurs produits ne sont pas top en termes de compo, d’ailleurs, dans la catégorie des soins – si je ne m’abuse). Mais quand j’ai découvert ces petits baumes à lèvres teintés j’étais sérieusement sous le charme, il s’agit sérieusement du premier rouge à lèvres à la compo clean avec lequel je me sens à l’aise et ça, c’était quelque chose, parce que ça faisait des années que je cherchais CE produit !

    Pourtant quand je vois des grands groupes avoir leur marque « green », bio, alors que ça répond simplement à une motivation financière sans que les personnes derrière tout ça ne partagent effectivement les valeurs qui vont avec, ça m’énerve. Beaucoup. Ca m’énerve de voir une cause « noble » soumise à la dictature du profit. J’en ai beaucoup parlé avec des personnes de mon entourage, notamment mon copain (qui a une sensibilité écolo mais qui se traduit beaucoup par son action individuelle et paradoxalement très peu par son mode de consommation -il pense notamment que l’alimentation bio est une vaste blague et que c’est juste un prétexte à faire plus de sous sans apporter de réelle valeur ajoutée aux produits) et mon père (prof de philo et qui a beaucoup « éduqué » ma manière de penser).

    Je me souviens notamment d’une discussion avec mon copain où j’avais justement pointé le fait que beaucoup d’entreprises ne se servaient du green et de l’éthique que comme une affiche marketing sans y croire vraiment. Sa réponse d’éternel sceptique m’a un peu laissée sur le derrière : « de toute façon elles sont toutes comme ça, le but d’une entreprise c’est de faire de l’argent, point ». Alors oui, la raison de vivre d’une entreprise dans un système capitaliste est d’accumuler du profit, sans ça elle meurt de toutes façons, mais je lui objectais que ça n’empêchait pas d’avoir envie de faire vivre des valeurs par le biais d’une entreprise en parallèle, ce qui pour lui était tout bonnement inconcevable. Et c’est vrai qu’aujourd’hui quand on regarde autour de soi, on voit de « l’éthique » dans la communication de toutes les boîtes (et même plus, de façon paradoxale, chez celles qui en font le moins ou qui ont quelque chose à se reprocher, parce qu’il faut bien se donner une légétimité au sein d’une société dont les préoccupations sociales et environnementales prennent de plus en plus de place). Pourtant, moi, de mon côté, je rêve de monter ma propre boîte et je VEUX qu’elle soit en adéquation avec mes valeurs ; je veux autant que possible mettre en place des principes de commerce équitable, créer des produits éco-friendly, avoir une démarche durable, même si les produits que je vends doivent par définition me rapporter de l’argent. Bref, je m’éloigne du sujet, mais tout ça pour dire que l’entreprise « à valeurs » peut exister sans que ce soit du greenwashing et que malheureusement, j’ai l’impression que peu de gens y croient vraiment aujourd’hui, en-dehors d’une proportion minoritaire de convaincus comme toi ou moi et ça, déjà, ça m’énerve, parce que c’est le signe que de grands groupes sans foi ni loi se sont approprié cette image du sain et de l’éthique, la dénaturent aux yeux des consommateurs et c’est tout sauf bon, raison pour laquelle j’éprouve une grande rancoeur à leur égard.

    Et pourtant… pourtant, je me demande s’il ne s’agit pas pour autant du meilleur moyen de transformer certains « standards éthiques » en norme (là interviennent les nombreuses discussions avec mon papa). On vit dans un système capitaliste, soit, et sérieusement je pense que c’est un très bon système mais comme on le sait, il en existe de très nombreuses variantes, et ce sont ses excès actuels qui m’exaspèrent (tous ceux du capitalisme financier, en gros). Mais ce système a la particularité de se transformer et s’adapter en permanence en fonction des critiques qu’on lui adresse. C’est ce qu’il se passe en ce moment avec les pseudo-prises de conscience environnementales et sociales des grandes boîtes. Elles le font pour l’image, mais au fond – elles le font quand même et cela mène quand même à certaines améliorations (trop rares par rapport à ce qu’on devrait espérer pour l’instant, mais qui sont bien là quand même). Si ces immenses entreprises, celles qui occupent presque tout l’espace, ne s’y mettent pas, comment pourra-t-on aboutir à quelque chose ? Il existe sûrement un moyen, mais probablement beaucoup plus long et fastidieux. Alors que si elles s’y mettent, même si l’intention derrière n’est pas la bonne, ça permet à terme de sensibiliser plus de monde et d’avancer vers un mieux. Sans vouloir forcément dire que la fin justifie les moyens, je pense finalement que je préfère voir des boîtes peu convaincues faire du bio et de l’équitable sans y croire que de les voir ne rien faire du tout.

    Du coup, je suis du genre à préférer consommer dans des magasins bio. Et encore, petit aparté, j’ai fait un stage de quelques mois chez un distributeur bio bien connu et j’ai été très choquée de ce que j’ai pu voir là-bas et de l’état des convictions du fondateur (mais je n’en dirai pas plus par ici pour ne pas me faire taper sur les doigts, après si on a un jour l’occasion d’en reparler de façon plus discrète je serais ravie de te raconter ce que j’ai vu). Bref, faire mes achats chez des gens chez qui j’ai la preuve que les choses sont bien faites, dans un souci authentique de respect de la planète, de l’homme, des animaux… mais je reste bien contente, quand mes fins de mois sont difficiles ou qu’il est 21 heures et que je n’ai plus de carottes, de pouvoir me fournir chez Auchan ou Carrefour Bio – parce que même si c’est en décalage avec les valeurs dont je me veux porteuse, je préfère encore acheter des carottes Auchan Bio que des carottes Auchan classiques !

    Sorry pour le pavé et en plus, comme d’hab, j’ai débordé du sujet de base, promis un de ces quatre j’apprendrai à être plus synthétique. ^^
    Bises !!

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  14. Sarah

    Bonjour,

    Je tiens à réagir à cet article même si c’est un peu tard. Je voulais juste dire qu’un rachat d’entreprise n’intervient pas forcément dans des logiques de chiffre d’affaires, mais parfois à cause d’une mauvaise conjoncture économique pour cette entreprise. Un rachat peut sauver des emplois. Si Sanoflore s’est fait racheté c’est probablement aussi pour cette raison là, on ne créé pas une entreprise pour défendre une éthique (dans ce cas-là on fait une association). On créé une entreprise avant tout parce qu’il y a une opportunité sur le marché. Une opportunité pour que ça marche et que l’on arrive à s’en sortir en tant qu’entrepreneur.
    Que l’Oréal n’ait pas des pratiques des plus défendables c’est une chose, que des distributeurs diabolisent cette entreprise c’en est une autre. Que serait le monde de la cosmétique aujourd’hui sans elle ? Combien sont les nouvelles marques qui lui emboîtent le pas aujourd’hui bio ou non ?
    L’éthique en matière d’achat me semble être une démarche que l’on doit questionner bien plus en profondeur que celle de savoir si un produit bio mérite qu’on l’achète ou pas.

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  15. Mary

    Salut :)
    Je découvre ton blog ce matin après en avoir entendu parlé chez Coline. Il est très intéressant et très bien présenté, j’aime beaucoup.
    J’utilise également des cosmétique bio exclusivement et beaucoup de produits bruts. Et une chose m’a interpellée dans tes articles : la plupart des produits de beauté de tes routines sont étrangers et ont été acheté sur iHerb. J’aime beaucoup découvrir des nouveaux produits et des nouvelles marques mais là à chaque fois je suis déçue, je n’ai pas envie de commander sur un site internet étranger (américain il me semble, dans ce cas carrément transatlantique). D’autant plus que j’ai lu qu’il arrive que la liste des ingrédients y soit fausse, que des colis soient perdus etc.

    Du coup je ne comprend pas trop l’article ci-dessus. Je ne sais pas si c’est tout simplement contradictoire, on est tous contradictoire dans une certaine mesure, ce n’est donc pas un reproche. J’aimerais vraiment comprendre ton point de vue là dessus. Surtout qu’on a des bonnes marques en Europe et en France, pour ma part j’ai toute confiance dans Melvita, Weleda et Revelessence par exemple.

    Est-ce que les marques sur iHerb ont une bonne éthique? Pourquoi ce choix, est-ce que c’est moins cher? Quel est l’intérêt de commander l’huile de jojoba sur ce site et lui faire traverser l’océan en avion, quand on en trouve dans tous les magasins bio français? Si c’est simplement que ces produits te plaisent plus, je peux tout à fait comprendre bien sur.
    Ou peut être que je me trompe dans mon raisonnement, dans la mesure ou les produits de bases viennent souvent de l’étranger (plante, karité etc.) ?

    J’espère que tu ne prendra pas ce commentaire comme une critique, car ce n’en est pas une. Je serais très heureuse de lire ta réponse, même s’il on est pas d’accord au final.

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    1. Julie Auteur de l’article

      Coucou Mary,

      Ne t’en fais pas je ne prends absolument pas mal ton message! =) Tant que l’on reste poli, chacun a le droit d’exprimer le fond de sa pensée! Je suis certaine que tu n’aurai pas écrit ce message si tu avais lu cet article publié début avril 2014 : http://friendly-beauty.com/2014/04/03/iherb-et-moi-la-rupture/ En fait, j’ai désormais le même raisonnement que toi! ;-)

      Je ne commande quasiment plus hors de France et encore moins outre-atlantique, mis à part pour des produits dont je n’arrive pas à trouver un équivalent qualitatif en France (dernier exemple en date : les rouges à lèvres Red Apple Lipstick). Il y a aussi des produits qui viennent de loin et que je me permets donc de commander sur iherb parce qu’ils coûtent vraiment moins cher (c’est le cas de l’huile de coco notamment). Si j’utilise encore certains produits de soin commandés sur iherb, c’est parce qu’ils sont toujours dans mes tiroirs depuis mes commandes faites il y a plusieurs mois maintenant, tout simplement ;-)

      Concernant ce site, certaines compositions sont effectivement tronquées et j’ai déjà perdu plus d’un colis. Mais je pense tout de même que sauf exception, la majorité des marques qui y sont présentes ont une éthique correcte, surtout en ce qui concerne les tests sur les animaux (point primordial à mes yeux, bien au delà de la composition des produits d’ailleurs).

      J’espère avoir répondu à tes questions et serais ravie de te lire à nouveau! =)

      A bientôt

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  16. Ping : Comment je choisis mes cosmétiques | Les marques que je recommande et celles que j’évite | Friendly Beauty

  17. Julie

    Bonjour!

    J’ai lu cet article avec beaucoup d’attentio et il me paraît très juste. Je voudrais juste ajouter une information très subjective.

    Vers 2005/2006, mes enfants ont développé une peau un peu atopique. L’eau est très calcaire chez moi ce qui n’arrangeait rien, et je me rendais bien compte que peu importaient les produits que j’utilisais, le problème résidait dans la nature de la peau. Jusqu’à l’été où je découvre que la peau de mon neveu est toute douce. Comme dans une pub télé, je demande sans enthousiasme à ma soeur ce qu’ils utilisent comme savon, et elle me parle du gel lavant pour bébé de Sanoflore. Et elle nous fait essayer.
    Une révélation! Je n’en revenais pas, vraiment c’était comme une publicité de la télé!!! Notre médecin de famille, quand je lui ai fait toucher les bras de mes enfants, m’a cofirmé que le « manteau lipidique de la peau est parfait ». Peau douce, hydratée durablement, jusqu’à plusieurs heures après… Le pied! Comme je vis à l’étranger, je prenais des réserves. J’ai fait tester à des enfants avec eczéma, et ils me passaient commande. Tout le monde était ravi (je dois dire qu’il n’y avait que l’odeur du gel qui n’était pas terrible, mais au vu des résultats ce n’était pas très important). J’ai testé d’autres produits de la gamme, mais cela n’avait rien à voir, et je suis resté sur ce gel.

    Et puis… j’ai commencé à avoir beaucoup plus de mal à trouver le produit… Ruptures de stock, pas renouvelé… Jusqu’à ce que j’apprenne que le produit avait été retiré, pour pouvoir laisser la place à un produit remplaçant, avec une nouvelle formule. J’ai bien sûr testé le nouveau: inintéressant. J’ai essayé par tous les moyens (téléphone, mails) de contactar le labo, pour leur dire qu’ils avaient la formule d’un produit excellent, et qu’il ne fallait surtout pas l’arrêter! Rien.

    Je suis depuis furieuse, car je n’ai jamais retrouvé un gel lavant qui ait cet effet, durable et efficace. Mes enfants continuent à avoir la peau sèche, et je trouve inimaginable qu’un labo puisse abandonner un produit efficace, pour un autre quelconque. J’aurais voulu qu’ils me donnent la formule pour pouvoir le reproduire moi-même, mais c’est évidemment impossible…

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  18. Malika

    Je suis dégoûtée d’apprendre que l’oréal a encore acheté une marque que j’aimais beaucoup. Je boycotte ce groupe à cause de ses test sur les animaux mais aussi le fait qu’il faut pas mélanger les serviettes et les torchons ensemble. Une société qui fait du bio et du non bio bonjour les contaminations.

    Répondre
  19. Zoé

    Bonjour que pensez-vous du label BDIH?
    En ce moment je ne jure que par ça, car j’ai cru comprendre qu’il n’y avait pas de test sur les animaux, NI MEME de produits animaux, enfin bref, rien qui soit en rapport avec l’animal. https://www.facebook.com/solutionspositives/photos/a.1693724050860498.1073741838.1519891844910387/1693200064246230/?type=3&theater (vous trouverez dans cet album des produits ménagers sans test sur les animaux)

    Il y a aussi le lable Végan https://www.vegansociety.com/your-business/vegan-trademark-standards mais il doit être accompagné d’un label bio.

    Merci

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  20. Lolita

    Salut :)

    Je viens un peu après la guerre mais je trouve que l’on s’en prend beaucoup à l’Oreal simplement parce que c’est un groupe qui ne communique pas du tout sur son côté éthique et bio. Alors oui, l’Oreal possède ENORMEMENT de marques non bio avec une composition pas très propre. L’Oreal communique avant tout sur son côté glamour mais si on se renseigne un tant soit peu l’Oreal profite justement de leur énorme budget pour faire évoluer les choses. La marque développe notamment des tissus reconstruits afin de faire des tests. Elle ne teste ni les produits, ni les ingrédients sur les animaux SAUF dans certains pays, qui n’acceptent pas les nouvelles alternatives.
    De plus, l’Oreal s’intéresse aussi à ses employés, et notamment dans les pays moins développés où elle est implanté. Elle s’engage pour la diversité au sein de l’entreprise grâce à des actions locales.

    Bref, l’Oréal n’est peut être pas toute rose mais je ne pense pas qu’elle impacte négativement la marque Sanoflore pour autant. L’Oreal mise simplement sur la diversité de ses marques pour plaire à tous. Certains préfèrent le luxe et se tourneront vers YSL et d’autres préfèreront Sanoflore qui reste une marque bio.

    Je peux comprendre les inquiétudes de certaines mais il faut parfois ne pas tomber dans la psychose totale contre les grandes multinationales ;)

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    1. Julie Auteur de l’article

      Hé ben voyons… Si ça ce n’est pas un commentaire ultra partial! Tu travailles pour eux? ;-) L’Oréal teste sur les animaux il faut arrêter les bêtises, et pas qu’à l’étranger! Ils font appel à des élevages de beagles en France… Il ne s’agit pas de psychose mais bien de boycott d’un groupe qui ne pense qu’à engranger de l’argent sur le dos de ses consommateurs.

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