Cher Steph… | Lettre ouverte à un lobbyiste de passage sur le blog

Cher Steph,

Quelle ne fut pas ma surprise à la lecture de ton commentaire si lapidaire sur mon dernier article.

[ Pour celles et ceux qui l’auraient loupé, le voici :  » A lire pour éviter de dire des bétises sur le sucre: http://www.lesucre.com/faqs#879  » ] 

Après m’être étonnée de ne pas connaître ce site internet, je me suis empressée d’aller y faire un tour pour étancher ma soif de savoir. Déformation de juriste oblige, j’ai scrollé tout en bas de la page avant de commencer ma lecture pour prendre connaissance de l’habituel qui sommes nous? et / ou des mentions légales. Grand mal m’en a pris…

J’apprends alors que le site vers lequel tu me rediriges si gentiment est la propriété du CEDUS, le Centre d’Etudes et de Documentation sur le Sucre. Tu n’es probablement pas sans savoir que ce fameux organisme n’est autre que le lobby le plus puissant du sucre, qui fédère et regroupe les principaux sucriers français.

Je commencerai si tu le veux bien, cher Steph, par quelques nombres. La France produit chaque année 4,2 millions de tonnes de sucre de betterave et de canne et chaque français en consomme en moyenne 35,6 kg par an15% des enfants sont obèses ou en surpoids, c’est deux fois plus qu’il y a dix ans. Et, d’après l’Académie de médecine, ils seront 25 % en 2020.

Et alors? me diras-tu. Hè bien je vais me contenter de citer dans ses grandes lignes un article paru sur Le Point en 2007. Il est clair, net, précis et surtout IMPARTIAL.

*

«   Afin de produire en masse et à bas prix, l’industrie agroalimentaire a misé sur les matières grasses bon marché. Mais, pour nous faire avaler tout ce gras hypercalorique, il a fallu trouver des « moteurs gustatifs ». Au premier rang desquels le sucre. « Il ne viendrait à l’idée de personne d’ingurgiter 20 grammes de beurre. C’est pourtant l’équivalent calorique, enrobé de six morceaux de sucre, d’un Esquimau », précise le docteur Frelut, spécialiste de l’obésité infantile. Chaque année, nous engloutissons environ 34 kilos de sucre. Onze de plus qu’il y a cinq ans. Les moins de 15 ans sont carrément passés de 29 à 39 kilos. Et 80 % de ce sucre est préincorporé dans les aliments et les boissons par les industriels. Le plus souvent subrepticement, puisqu’il n’est pas obligatoire d’indiquer sur l’étiquette les quantités ajoutées.

☞ Les pièges du grignotage

Si l’agroalimentaire ajoute du sucre en quantité dans notre assiette, c’est aussi pour nous faire manger plus. Explication : plus on consomme de sucre, plus on en redemande. C’est particulièrement vrai pour les produits de grignotage. Afin de nous faire manger plus, les industriels sont allés jusqu’à stigmatiser le « diktat des trois repas ». « En quelques années, le grignotage s’est traduit chez certains par l’équivalent calorique de sept repas par jour ! » regrette Daniel Tomé, professeur de nutrition à l’Institut national d’agronomie de Paris. Si l’on mange plus en grignotant, c’est parce que l’on se rassasie moins vite. « Il faut quinze minutes au cerveau pour prendre en compte ce que nous avalons », indique le docteur Fricker, nutritionniste à l’hôpital Bichat. Et, comme le cerveau fait ses comptes en fonction du volume des aliments, les produits de snacking, vendus en miniportions pour être avalés rapidement, sont des bombes caloriques qui passent presque inaperçues.

Le snacking est dopé par les boissons sucrées. « Lorsque vous buvez un soda, votre taux de sucre dans le sang grimpe en flèche et sécrète de l’insuline en abondance. Ce qui provoque, deux heures après, une sensation de faim avec une attirance pour des produits sucrés, qui vont de nouveau augmenter votre taux de glucose dans le sang », précise le docteur Fricker. Un cercle vicieux d’autant plus délétère que l’organisme ne comptabilise pas les calories sous forme liquide. En vingt ans, notre consommation de boissons sucrées a doublé, pour atteindre près de 50 litres par personne et par an. Dramatique quand on sait qu’un enfant qui prend un soda par jour a 60 % plus de risques de devenir obèse que celui qui n’en consomme pas.

Mainmise sur l’école

Le lobby du sucre peut se flatter d’avoir inventé, avec la Semaine du goût, l’opération la plus médiatique après le Tour de France. Le créateur de cette manifestation, orchestrée par le chroniqueur gastronomique Jean-Luc Petit-renaud, n’est autre que la Collective du sucre. Initialement, l’objectif était de contrer la mode du « light ». Désormais, il s’agit de faire fructifier le capital sympathie du sucre. Pour ce faire, la Semaine du goût, qui coïncide avec le lancement de la récolte de la betterave à sucre, n’oublie pas de mettre à l’honneur le saccharose. Avec la distribution dans les écoles de dépliants sur les recettes sucrées, baptisées « récréations gourmandes », et des animations sur la place du dessert dans la restauration scolaire. Tous les ans, la Collective du sucre met sur la table 1 million d’euros, dont plus de 400 000 pour la seule communication, assurée par une quinzaine d’attachées de presse.

En 2002, une campagne publicitaire a été lancée dans la presse étudiante, expliquant combien le sucre facilitait le travail des neurones. Le jour de l’épreuve de philo, les candidats d’Ile-de-France s’étaient même vu remettre des « kits de survie » contenant des conseils pour réussir l’examen, comme celui d’emporter « quelques morceaux de sucre » …

L’OMS infiltrée

Sans parler de la pression sur les pouvoirs publics, l’Organisation mondiale de la santé est également dans le collimateur des sucriers. En mai 2002, l’OMS a jeté un pavé dans la mare avec un rapport qui recommandait, afin d’enrayer l’épidémie d’obésité, de limiter à 10 % la quantité de calories tirées quotidiennement du sucre ajouté dans les aliments transformés et les boissons. La Sugar Association, l’organisation mondiale du sucre, a tout fait pour empêcher la publication dudit rapport. Jusqu’à menacer le directeur général de l’OMS de faire pression sur le Congrès américain pour que ce dernier supprime sa subvention annuelle de 406 millions de dollars. Le 5 janvier, le directeur général de l’OMS recevait une lettre, émanant cette fois du conseiller du secrétaire d’Etat américain à la Santé, qui mettait en question la qualité scientifique du rapport. Celui-ci ne cesse d’ailleurs d’être attaqué par les industriels. Avec les mêmes arguments que ceux longtemps utilisés par les fabricants de tabac pour discréditer les études qui faisaient le lien entre cigarettes et cancer du poumon.

Rien ne doit entacher l’image positive du sucre. A tel point qu’en juin 2002, lorsque l’Association française des diabétiques (AFD) a édité des affiches montrant des morceaux de sucre avec la mention « Dépassement dangereux », le CEDUS a aussitôt agité la menace de poursuites judiciaires. « Nous avons préféré stopper la campagne de prévention », a expliqué Guillaume Charpentier, président de l’AFD. Pour les industriels, il faut éviter de faire un lien entre sucre et problèmes de santé publique. Face à l’épidémie d’obésité, ils invoquent l’argument de la liberté individuelle : on a le droit d’être obèse. Afin de défendre cette thèse, l’agro-alimentaire a repris à son compte certaines trouvailles des sociologues telles que l’« obésophobie », stigmatisée par le sociologue Claude Fischler. Selon ce dernier, les « médias qui relaient le discours médical » sont en partie responsables du rejet par notre société de l’obèse, dont l’image serait devenue celle du « maudit » .

L’agroalimentaire a même sorti du chapeau une nouvelle maladie, l’« orthorexie ». En clair, l’obsession des aliments sains. « C’est un désordre alimentaire apparu en 1997. Les personnes qui en souffrent se baladent avec leur yaourt au soja dans la poche… », ironise Anna Yung, ex-chercheuse chez Danone, aujourd’hui présidente du Conseil européen de l’information sur l’alimentation (Eufic). Cette organisation à but non lucratif, dotée d’un budget de 1 million d’euros, aligne une quinzaine de sponsors, dont Danone, Coca-Cola, Ferrero, Frito-Lay, Masterfoods, McDonald’s, Nestlé… Sa dernière lettre d’information, diffusée à 220 journalistes, s’intitule : « Orthorexie : quand il devient malsain de manger trop sain ». Pour nourrir ses dossiers scientifiques, Eufic s’appuie sur un comité d’experts où l’on retrouve le professeur Basdevant… Jamais les produits allégés n’ont été aussi nombreux dans les rayons. Ils pèsent aujourd’hui en France plus de 2 milliards d’euros. L’allégé, c’est bon pour l’image, et c’est rentable parce que c’est plus cher. Coca-Cola l’a très bien compris, qui met en avant sa gamme « light » comme preuve de sa préoccupation de la santé. « Coca-Light Lemon, lancé il y a un an, nous a permis de recruter 100 000 nouveaux foyers », se réjouit Eric Laurencier, directeur adjoint de la communication. »

*

Voilà cher Steph. Je pense que la messe est dite comme on dit chez nous (les articles du genre sont malheureusement peu nombreux, tu te doutes que le CEDUS a le bras assez long pour en empêcher la publication).

Récemment d’ailleurs, l’Education nationale lui a en partie confié l’éducation nutritionnelle des enfants. Un accord cadre de 5 ans a été signé (tu pourras le trouver ici). Le CEDUS est donc désormais partie prenante, à l’école et au collège, d’actions visant à « développer les connaissances gustatives des élèves », à « communiquer sur l’importance du goût dans l’alimentation », et à « mettre en évidence la nécessité d’une alimentation variée et équilibrée. » Voilà donc que les informations dispensées à l’école sont chaperonnées par l’industrie du sucre, formidable! Bon, l’Education Nationale s’est probablement dit qu’elle y avait été un peu fort alors la convention initiale a été modifiée par un avenant qui annule la mission d’éducation à la nutrition dans les écoles qui faisaient partie du contrat…

Toujours est-il, cher Steph, que je te demande où est la logique? Confierais-tu la lutte contre l’alcoolisme aux fabricants de whisky? Je te pose la question.

Au cas où tu ne l’aurais toujours pas compris, je ne suis pas de ces personnes qui écoutent avec crédulité les sirènes des lobbies en tous genres, en particulier des lobbies de l’industrie agro-alimentaire qui m’aspirent une haine et un mépris très profond.

Sur ces belles paroles, je te laisse méditer.

Bisous bisous mon lapin!

P.S   Après m’être rendu compte du manque d’objectivité de ton commentaire, j’ai été prise d’une violente crise m’ayant poussé à le supprimer. J’espère que tu ne m’en voudras pas. En tout cas, ne t’en fais, il n’est pas seul. Il a rejoint les derniers spams arrivés sur le blog : une demande de fonds de Madame Lamoule en provenance du Sénégal et la présentation presse de la dernière crème remédiant aux mycoses vaginales (je suis certaine que tu t’en vois fort flatté et honoré).

P.P.S.   Pense à prendre rendez-vous chez le dentiste, on ne sait jamais.

27 petits mots

  1. Deerly

    Je dois avouer que même si ton article est assez sérieux dans le fond, je n’ai pas m’empêcher de rire ! En tout cas, merci pour ta franchise ! Les coups de gueulecomme ça, j’aime bien, ça m’instruit ! (Cette histoire d’éducation nationale, toussa toussa ! ♥)

    En tout cas ne t’arrête pas, je trouve tes articles vraiment géniaux !
    Des bisous ♥
    Elodie

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  2. Manowen

    bravo !!! si ton article sur le sucre m’a intéressé (je n’achète plus de sucre blanc depuis longtemps) ce droit de réponse est carrément passionnant, et effarant! merci à Steph de l’avoir rendu possible!

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  3. Lo - Eeonian

    Et vlan ;)
    J’ai regardé le mois dernier une vidéo sur les lobbies du sucre, justement (« Cash Investigation : Sucre, comment l’industrie vous rend accro »). Rien à dire sinon qu’on pense tout pareil à ce sujet ^^

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  4. Djahann

    Excellent article ! Les industriels de tous poils se donnent bonne conscience avec certaines actions, mais au final, c’est toujours leurs propres intérêts qui sont servis !

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  5. patou

    Hello Julie
    Tout d’abord je voulais te féliciter pour ton blog et te dire combien moi aussi je suis remontée contre les lobbings de l’agroalimentaire.
    Bravo aussi pour cet article très documenté.
    Néanmoins j’ai deux remarques qui me semblent pertinentes parce qu’au-delà de textes, elles évoquent des expériences, la vraie vie.
    Etant enseignante en maternelle, je n’ai jamais eu connaissance de ces conventions avec des lobbings. En tant qu’enseignant, nous devons respecter le principe de neutralité à différents niveaux politique, moral, religieux, commercial. De part mon expérience, je peux t’assurer que dans mon école et dans beaucoup d’autres, on protège les enfants des « marques » et des lobbings. Tous les ans, nous profitons de la semaine du goût pour réaliser des soupes ou des salades de fruits pour faire (re)découvrir les fruits et les légumes. Je n’ai jamais entendu parlé de projet autour du sucre. Et depuis bien longtemps les « goûters grignotages » sont interdits. Je ne pense pas que ce soit l’Education Nationale qui soit responsable des dérèglements alimentaires puisque bien avant l’entrée à l’école certains enfants boivent leur biberon de Coca…
    D’autre part, l’orthorexie est une maladie réelle qui ne faut pas sous-estimée. Je ne pense pas que la médecine soit elle aussi corrompue. Je me permets de laisser un lien de l’expérience de Sirène bio qui explique ce qu’elle a traversé.
    http://www.sirenebio.fr/blog/572-alimentation-crue-vegan-pauvre-en-graisse-photo-avant-et-apr%C3%A8s
    Voilà j’espère que ce message ne verra pas une lever de boucliers et qu’il sera compris comme des récits d’expériences. Les enseignants et les médecins n’ont rien à voir avec le lobbing du sucre.
    Bonne soirée

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    1. Julie Auteur de l’article

      Une lever de boucliers? Pourquoi donc? =) Je l’ai déjà dit mais tant qu’on reste poli et objectif, tous les commentaires ont leur place sur ce blog! ;-)

      En ce qui concerne l’éducation tu es clairement beaucoup plus au fait que moi et je ne mets pas en doute que beaucoup d’écoles enseignent avec objectivité. Cependant, cet accord a bien été conclu, je ne l’ai pas inventé ;-)

      En ce qui concerne l’orthorexie, je n’ai pas dit qu’il fallait sous-estimer ce trouble alimentaire qui est une vraie maladie. Je fais moi-même très attention à ne jamais être dans la dérive et à ne pas être extrémiste dans les choix que je peux faire. Le témoignage de Sirène bio est la preuve flagrante que l’on doit écouter son corps et ne jamais se faire dicter son mode alimentaire.

      Par contre, dire que la médecine conventionnelle n’est pas corrompue, ça j’en doute fortement… Evidemment, ce n’est pas le cas de tous les médecins. Mais m’entendre dire de la bouche d’un praticien qu’il faudrait que je consomme plus de laitages pour fortifier mes os, ça clairement je ne l’admets absolument pas! Il n’y a qu’à se renseigner ici et là pour voir que si l’on a certes besoin de calcium, le lait de vache n’est pas le seul à en contenir et il est même dangereux pour la santé sur plusieurs plans! Sans parler du fait que les lobbies de l’agroalimentaire financent une grande partie des recherches médicales… Où est l’objectivité? =/

      Merci pour ton commentaire et à bientôt!

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  6. Kinoko

    Comment j’ai adoré :D
    Perso, je suis comme ça pour les cosmétiques : quand on sait ce qu’on veut, on s’intéresse de plus près à ce qu’il en est réellement derrière le beau packaging. Je ne suis pas parfaite, je me fais plaisir avec des crèmes mignonnes pas toujours très propre et j’aime manger du Milka une fois dans l’année (bon allez, peut être plus mais toujours dans la modération ;P)

    Mais pour reprendre l’exemple du sucre et la santé en général, je suis tellement contente de savoir ce que j’achète et pas de me faire embobiner par des lobbies et compagnie. On a le choix de se renseigner, on achète plus malin et on se sent mieux dans notre corps car on mange plus sain ;D

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  7. poupougnette

    Bien répondu!! ^^
    en tout cas ça prouve bien ce que les français ressentent quand tu leur dis que tu manges bio, de saison, local, que tu évites le sel et le sucre car on en consomme beaucoup trop… Nous ne sommes jamais pris au sérieux… Un jour peut-être! en attendant je rejoins totalement ton opinion et regrette amèrement que ce genre de commentaire puisse encore exister!
    belle journée (je suis sûre que ça va beaucoup mieux maintenant que la soufflante est passée!). Bises

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  8. mini-m

    Ton article m’a fait sourire mais c’est quand même très inquiétant tout ça… Je ne savais pas que la semaine du gout était orchestrée par ce lobby. En France on faisait les coqs pas d’obèse chez nous c’est aux USA tout ça, mais on s’en rapproche dangereusement.
    Bonne journée à toi

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  9. Turn Bio

    Bravo pour cet article ! Ca fait du bien de lire un article bien documenté et objectif.
    J’ai encore une fois appris plein de choses, alors merci. Il faut dire qu’on nous prend souvent pour des dindons et qu’il faut effectivement faire vraiment attention aux informations que l’on peut trouver.

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  10. mint and chocolate

    Enfin des bloggeuses qui osent en parler ! J’ai aussi regardé le reportage de Cash investigation et je suis de plus en plus écoeurée de tout ce qu’on essaie de nous faire avaler (au sens propre comme au figuré). Qu’il devient dur de consommer en france quand on se pose des questions et qu’on a pas le porte-monnaie d’un ministre ..
    Ton article précédent sur le sucre a retenu toute mon attention, j’essaie déjà de réduire le beurre dans mes préparations sucrée en mettant des bananes mures à la place, je n’achète plus de sucre blanc depuis un moment, je prend du roux en me disant qu’il devait être moins raffiné mais j’étais dans l’erreur ..
    Continues comme ça chère Julie, tu as toute notre attention =)

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  11. Qifen

    Rho… :(
    J’aurais bien aimé lire ce commentaire.
    En tout cas, consommer avec réflexion, de façon saine et durable pour soi et/ou la planète, c’est toujours : soit incompris, soit inutile, soit stupide, soit un mix de tout ça, pour ceux qui consomment comme des moutons.

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  12. Julie

    Merci beaucoup pour cette réponse si sérieuse et tordante de rire à la fois.
    J’aime ton franc-parler, ta capacité à expliquer aux gens qu’ils font fausse route dans leur démarche de « petitesse d’esprit ».

    Bravo ma belle, t’es au top !!

    Julie (oui oui, aussi ;))

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  13. Marina

    merci merci merci ! Pour ton investissement, pour ta recherche si intelligente, pour tes conseils, pour ton partage. Il est devenu difficile de faire la part des choses, de savoir ce qui est vraiment sain. Je me forme, je m’informe et je mange de mieux en mieux grâce aux blogs comme le tien. Tu as toute ma reconnaissance et mon encouragement. Une lectrice assidue

    Répondre
  14. little souris

    Je découvre ton blog et par la même occasion ces deux articles sur le sucre, c’est juste consternant ! Faisant moi même plus attention à ce que je mange, notamment le sucre (j’ai remarqué que j’en étais anormalement’ accro…), je ne me doutais pas de tout ça !
    C’est toujours difficile de distinguer le vrai du faux dans ce genre de polémique mais je suis aussi d’avis à retourner à des aliments plus sains. Après tout, le nombre de centenaires explose au Japon, c’est que ça doit pas être si terrible que ça de bien manger ;)
    Merci d’avoir pris le temps d’exposer ton point de vue.

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  15. Nine

    Merci beaucoup pour cet article passionnant, documenté et très bien tourné !
    Hélas, pas encore de réponse de Steph…
    J’ai lu dans les commentaires qu’il devenait difficile de bien s’alimenter sans avoir beaucoup d’argent. Et ça s’applique également aux connaissances. Je trouve qu’on n’a pas besoin d’avoir fait Sciences Po et d’avoir un portefeuille bien rempli pour savoir qu’il faut limiter le sucre, le sel et les matières grasses dans notre alimentation.
    Faire ses petits plats soi-même coûte bien moins cher que d’acheter des plats préparés pleins de mauvaises choses, et je sais de quoi je parle : je gère un tout petit budget chaque mois et pourtant nous mangeons uniquement, même ma fille de 9 mois, des plats cuisinés à la maison, avec des matières premières. C’est beaucoup plus sain. Certes, ce n’est pas toujours bio mais c’est déjà mieux que de manger des plats préparés tous les jours. J’ai détesté l’émission Cash Investigation qui traite de ce sujet : je trouve qu’on prend un peu les consommateurs pour des cons. Quand ils achètent un Mars, donc une barre chocolatée, ils sont quand même bien conscients qu’ils ne sont pas en train d’acheter une salade !
    Chaque consommateur a le pouvoir de faire des choix quant à son alimentation. Ce qu’on doit, selon moi, exiger, c’est une transparence totale de la part des fabricants (mettre du cheval dans les ingrédients quand c’est le cas, par exemple) et barrer la route aux activités des lobbies liées à la politique. Mais quand on achète de la merde, comme dirait Coffe, il faut cesser d’incriminer les marques… nous sommes les premiers responsables !

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  16. gwladys

    Bravo . récemment je me suis remémoré la campagne de pub pour le sucre qui passait à la television il y a 5ou 6 ans de cela…. et je rencontre la même tentative d’assainissement de l’image du glutamate monosodique (extraits de levure) dans mes recherches sur cet additif accusé de neurotoxicite . Même site internet concon nous expliquant l’origine naturelle et ancestrale de cette substance. Mon oeil. Au moins ca reste encore a peu près toléré d’avoir le bon sens de ne pas encourager la consommation de sucre raffiné.

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  17. Aude

    Un grand merci pour cet article, bien fait et instructif. Il existe un principe de bon sens qui veut qu’on mange de tout sans abuser de rien, mais bizarrement dès qu’il s’agit du sucre, il part à la poubelle. Merci aussi à Gwladys, j’apprends que le monosodium glutamate est potentiellement neurotoxique, super, heureusement pour moi que j’y suis intolérante, un poison de moins pour mon organisme.

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  18. Judith

    Super ton post. Ca me rassure de voir des gens ne pas se laisser betement avoir par les lobbies. Bon faut avoir un cerveau aussi et c’est pas le cas de tous les consommateurs malheureusement (je sais c’est vilain de dire ca mais j’ai pas pu m’en empecher).

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