Chronique d’une végétarienne #5 « Ta sensibilité te perdra… »

IMG_5006J’ai mis énormément de temps à me mettre à la rédaction de cette 5ème chronique d’une végétarienne. Elle sera probablement la plus douloureuse, à écrire pour moi, à lire pour vous. Je me décide enfin à prendre sur moi pour mettre des mots sur mes sentiments profonds. Je vous prie par avance de m’excuser si mes propos vous paraissent confus ou décousus mais je pense ne pas avoir le courage de structurer ce billet et de procéder à une ou deux relectures comme je le fais habituellement.

Finalement, je reviens un peu à la genèse de cette chronique dans laquelle je vous faisais part de la raison profonde de mon choix pour une alimentation végétarienne : ma sensibilité à la cause animale. Dans ce premier billet, je m’étais réfugiée derrière des phrases fortes et pleines de sens prononcées par des personnes célèbres. Je n’avais pas eu le courage de vous exposer avec mes mots mon propre ressenti sur cette question qui me touche au plus haut point. Aujourd’hui, je m’y essaie. Non par envie mais plutôt par nécessité. Au fil du temps, ma sensibilité s’exacerbe au point d’en inquiéter parfois les personnes qui m’entourent, mon amoureux étant au premier plan. Alors cet article, je l’écris pour vous bien sûr, mais surtout pour moi, avec comme espoir de vider mon cœur d’une partie de cette peine qui grandit chaque jour un peu plus.

Je suis quelqu’un de très sensible d’une manière générale. J’ai tendance à prendre les choses bien trop à cœur et à m’émouvoir pour un rien. Je pleurs très facilement et le problème c’est qu’avec les Causes qui me touchent particulièrement, la douleur est parfois si intense que je peux m’en rendre malade durant plusieurs jours. J’ai beau essayer de penser à autre chose et de m’aérer la tête, cette douleur me rattrape toujours.

Et elle me colle à la peau en ce qui concerne les animaux. Le triste sort qui leur est réservé dans notre société actuelle m’affecte un peu plus chaque jour et ça en devient même compliqué au quotidien…

Sur la route, si j’ai le malheur de croiser / doubler un camion destiné au transport d’animaux, j’ai envie de vomir. Mon estomac se noue, ma gorge se serre et je dois faire tout mon possible pour éviter que les larmes qui embrument mes yeux ne se mettent à couler. J’ai l’impression de sentir l’odeur de la mort rien qu’en voyant ce fichu camion et ça me fait terriblement mal, au point même de me déconcentrer dans ma conduite.

Le pire, c’est ce que j’entends / lis dans les médias et sur la toile… Je suis abonnée à plusieurs newsletter de sites internet dédiés à la protection des animaux et j’aime également plusieurs pages qui y sont liées sur Facebook. J’en suis au point de ne plus ouvrir les mails d’information que je reçois et de craindre d’aller sur Facebook de peur de lire encore et toujours plus d’horreurs qui me feront encore et toujours plus mal. La dernière en date? Un «lâcher de ragondins» par des agriculteurs où certaines de ces pauvres bêtes, auparavant entassées dans un caddie et des cages, ont été rouées de coups et d’autres enduites de peinture… J’ai eu le malheur de regarder 3 secondes de ces images particulièrement dures, j’ai mis 3 jours pour m’en remettre. Et rien qu’en écrivant cette phrase je sens que la douleur est toujours là (à propos de cet ignoble carnage, vous pouvez signer une pétition juste ici).

Ce ne sont ici que quelques exemples, ceux qui me passent par la tête, car ils sont en réalité bien plus nombreux. Je ne compte même pas le nombre de fois où j’ai feint d’aller aux toilettes pour cacher mes larmes alors qu’on venait d’entendre des attrocités commises sur des animaux à la télé; où j’ai pleuré parce qu’une blogueuse que je lis a perdu son chat ou son lapin; où j’ai tout à coup perdu l’appétit en regardant mon petit lapin et en pensant à tous les autres qui sont en train de souffrir dans des élevages industriels…

Je n’aime pas me faire du mal qu’on soit clair. En réalité c’est totalement inconscient et croyez moi, je préfèrerais être forte et ne pas être aussi affectée par toutes ces petites choses auxquelles je peux penser quotidiennement.

En plus d’être ultra sensible, j’ai une tendance à l’auto-culpabilité de plus en plus aiguë. Si côté alimentation ça se passe plutôt bien vu que je suis quasi-végétalienne, côté dressing ça se complique fortement. Je me hais lorsque j’aperçois mes perfectos en cuir que je ne porte plus mais qui sont toujours dans mon armoire, mes pulls en laine m’écoeurent au plus haut point et je suis de plus en plus mal à l’aise lorsque j’enfile mes escarpins en cuir. Je le précise ici car je me rends compte que je ne l’ai pas fait au début de cet article : je ne juge absolument personne, il n’est question que de moi et de mon propre ressenti.

L’amoureux a pleinement conscience de ce problème et je sais qu’il s’en inquiète même si on en parle assez peu. « Ta sensibilité te perdra… » Cette phrase, je l’entends souvent mais je me dois de refuser son côté fataliste, il le faut. J’aimerais tellement me dire que je fais déjà ce que je peux à mon échelle et me convaincre qu’être consciente des horreurs liées aux élevages industriels aujourd’hui, ce n’est déjà pas si mal. Mais je n’y arrive pas, c’est au dessus de mes forces… J’aimerais pouvoir penser un peu à moi et arrêter de me détester lorsque je fais un écart mais en fait je suis bien trop exigeante avec moi même…

Je vais m’arrêter là en espérant que poser des mots sur mon ressenti m’aidera à soulager un peu ma peine et à devenir plus forte.

Je vous embrasse, prenez soin de vous.

60 petits mots

  1. Colombines

    Ayant été végétarienne de mes 13 à mes 16 ans, je comprends assez bien ta situation.
    Mes parents sont éleveurs. Ils ne maltraitent pas leurs animaux, ne les gavent pas de médicaments, les laissent aller où ils veulent en plein air. C’est une structure extrêmement petite, mais ça reste une structure dont l’objectif est l’abattage de ces animaux et leur consommation.
    A neuf ans, je suis allée voir avec eux « We feet the world », un documentaire sur l’élevage intensif qui m’a dégoûtée à jamais de la viande de collectivité. Je ne mange que du local et de la petite échelle tant que je peux. Enfant, je voyais les animaux morts, le sang sur le tablier de mon père, j’accompagnais ma mère en livraison. Je ne juge pas mes parents, leur métier est bien plus respectable que celui de plein d’autres éleveurs. Mais il n’en reste pas moins qu’ils livrent des animaux morts, et ayant pour compagne une chatte nommée Bredouille depuis 17 ans, et ayant élevé des agneaux comme des membres de ma famille, ça me fait quand même mal de voir qu’il y a une distinction entre animal domestique et animal comestible dans notre société, et que je fais moi-même, malgré tout mes efforts, une distinction.
    J’ai été végétarienne à cause de ce ras-le-bol. Je ne suis pas attirée par la viande de toute manière. Je mangeais du poisson dont je ne peux me passer et qui était indispensable à mon corps à ce moment-là, mais j’évitais comme la peste de participer à ce qui était pour moi un crime.
    Malheureusement, je n’ai pas su équilibrer mon alimentation, je ne synthétisais pas bien le fer, et je perdais trop de sang chaque mois. Trois ans après le début de mon végétarisme, quand mon rythme de vie s’est intensifié, j’ai été assez anémiée. En parallèle, plus de problèmes de toxines, de peau, de pitiriasis, rien, le paradis.
    J’ai tenu à rester végétarienne autant que possible, jusqu’à ce que j’aille voir mon homéopathe qui a été végétarienne pendant des années pour les mêmes raisons que moi. Elle m’a expliqué qu’elle ne pourrait pas éternellement me garder sous cachetons pour que je conserve ma forme. Et je ne pouvais pas assimiler correctement le fer présent dans les légumineuses. Je n’avais donc plus trop le choix…
    Aujourd’hui je ne suis plus végétarienne, mais je mange très peu de viande, toujours blanche et venant de la ferme de mes parents ou de collègues à eux. Mais je me pose toujours la question : est-ce que c’est moral ? Est-ce que je peux m’abriter derrière ma survie éternellement ? Est-ce que ce n’est pas absurde ?
    Je me laisse quelques mois pour réfléchir à tout ça. Mais je pense que le début de la fac l’année prochaine m’amènera à consommer différemment, à plus penser mes repas, et à redevenir pesco-végétarienne. Je ne compte pas m’enfermer dans quoi que ce soit, et du fait de mon anémie et de la grosse galère que ça a été, de tous les sacrifices que j’ai dû faire à cause de ce problème de santé, j’ai peut-être un avis moins tranché que le tien.
    Mais je comprends ce que tu ressens, parce que je l’ai vécu, et que ce n’est que lorsque j’ai rampé par terre que j’ai dû en sortir. Concernant les vêtements en laine, ma mère a travaillé pour des élevages de chèvres mohair, et sois rassurée, ces animaux ne sont pas maltraités, il y a des règles. Concernant le cuir, j’ai la même préoccupation, mais je crois que la survie de mes orteils va continuer à primer quelques temps (syndrôme de Raynaud un peu contraignant).
    Voilà, je ne sais pas si ce commentaire assez long (le plus long de ma vie ^^) t’aura apporté quelque chose, mais j’avais envie de partager mon expérience avec toi. Merci pour ton courage en tous cas ! Et malgré tout, j’admire beaucoup ta ferveur ♥
    Bises et à bientôt,
    Juliette ☼

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    1. Julie Auteur de l’article

      Bonjour Juliette,

      Merci à toi pour ton partage d’expérience! ♥

      Je ne sais vraiment pas comment je réagirais si jamais je devais remanger de la viande par soucis de santé… Je pense que je le vivrais très mal… Ce doit être vraiment difficile et j’imagine que ça n’a pas été aisé pour toi, qui apparaît très attachée au respect des animaux.
      Mais dans tous les cas tu as entièrement raison : il ne faut pas s’enfermer et culpabiliser. En optant uniquement pour de la viande « locale » avec des animaux élevés de manière traditionnelle et non industrielle, tu fais déjà un très bel effort que beaucoup ne se donnent même pas la peine de faire.

      Et ne t’inquiète pas, tes commentaires ici et là me font toujours plaisir et m’apportent toujours quelque chose! ;-)

      A bientôt,

      bisous!

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    2. Elodie

      Je pense que tu devrais voir un autre médecin, c’est aberrant qu’on te dise de remanger de la viande pour être en meilleure santé, alors qu’il n’y a rien de pire pour la santé :/

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  2. Délia

    Le revers de la médaille! Vaut mieux être comme toi et se poser des questions quitte à y mettre un peu trop de coeur que ne pas du tout s’en soucier voire justifier tout ça par la finalité : se nourrir. Et point à la ligne.
    J’imagine cependant que ça doit être assez difficile à vivre!
    De mon coté, j’essaye de ne pas trop regarder de ce genre de vidéos, mais je m’informe juste assez pour être certaine à 100% que je suis très bien dans ma peau en tant que végétarienne, et je sens ma conscience légère à cette idée. Les récents scandales commencent à faire réagir les gens, du moins j’ai cette sensation.
    Bien loin de la cause animale dans son essence comme tu la décris, mais finalement, l’important c’est d’épargner les petites bêtes in fine non? :)
    Sèche tes larmes, et dis toi que grâce à toi, quelques camions de moins circuleront avec des êtres vivants tourmentés dedans.
    Et dis toi que grâce à ton blog, tu en fais réfléchir voir convertir plus d’un, regarde moi par exemple!
    Si ta sensibilité pourrait te perdre, moi je pense qu’au fond, c’est aussi une force pour toi, suffit juste d’apprendre à la maîtriser.
    Je t’embrasse fort mon bébé chat. ♥

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  3. SHIRLEYSTAR

    Bonjour Julie!

    Magnifique article et sincère.
    Je pense que tu fais déjà beaucoup personnellement dans tes différentes démarches mais tu peux avoir un impact important avec ton blog et c’est beaucoup….
    Je te souhaite du courage car oui il en faut dans un monde, qui je trouve, perd son humanité….

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    1. Julie Auteur de l’article

      Effectivement je peux avoir un certain impact avec ce blog. Je dis ça en toute modestie bien sûr. Si je suis toujours honnête et sincère, j’essaie aussi de faire attention à mes propos car je ne cherche pas à faire la morale à qui que ce soit. Chacun se mène comme il l’entend et j’aimerais n’être qu’une aide et pas une influence dans la recherche d’une vie plus saine =)

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  4. Bulle

    Hello !

    Ta douleur me fait de la peine, et fait un petit peu écho à ce qui m’est aujourd’hui. Dans le cadre de mon master et de « initions un peu les juristes aux réalités scientifiques », j’ai visité un labo avec plein de rats et de souris en cage aujourd’hui. Je ne suis pas naïve, je savais très bien que ça existait. Mais voir ces pauvres petites bêtes qui tentaient de sortir de leur cage… ça m’a fendu le coeur.
    Alors oui, ma façon de manger (je suis une bête curieuse : omnivore à tendance végétalienne, parce que je mange encore parfois de la viande/du poisson quand je sors/suis invitée) ou de m’habiller ne changera rien au sort de ces pauvres petites bêtes. Mais c’est un régime qui nous rend moins malade. Si on on est moins malade, moins de recherche sur les animaux. C’est la construction compliquée que mon petit cerveau a trouvé. Mais c’est mieux que rien, non ?!
    En tout cas, je ne peux que te conseiller de travailler sur ton émotivité : tu as déjà changé ta façon de vivre et tu arrives au maximum de ce que tu peux faire. Te rendre malade pour quelque chose pour laquelle tu es impuissante ne changera rien (même si c’est l’impuissance qui est la plus douloureuse…).

    Courage !

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  5. ifeelblue

    ton article me touche beaucoup parce que je m’y reconnais énormément… je suis ultra sensible, et c’est pour ça qu’en fait, je ne regarde pas les vidéos ou les photos montrant des animaux torturés, tués… parce que je sais que je mettrais une semaine à m’en remettre, ce genre d’images me reste collé sur la rétine et je n’en dors plus… Et je n’ai pas besoin de ça pour que mon végétarisme tienne sur la durée.
    c’est marrant car j’ai commencé à écrire un article du genre que je n’ai pas fini et donc pas publié, à propos de ma frustration, de mon sentiment d’impuissance… je suis végétarienne, c’est bien beau, mais j’aimerais pouvoir faire tellement plus… Parfois ça me déprime… Parfois je me dis qu les choses ont déjà un peu évolué…
    En tout cas très bel article!

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    1. Julie Auteur de l’article

      C’est EXACTEMENT ça, tu as tout compris… « Je ne mange plus de viande, chouette! Mais après…? » Des dizaines de milliers d’animaux continuent de souffrir sans que je ne puisse faire grand chose. C’est ce sentiment d’impuissance là qui me dévore et qui prend le dessus beaucoup trop souvent au quotidien.

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  6. Lo - Eeonian

    Je ne regarde plus non plus tous les actes sadiques montrés en vidéo, ça me donne envie de vomir. Je n’ai pas regardé celle des ragondins, alors même qu’elle est passée dans mon fil d’actus. Il y a quelques mois j’ai eu le malheur de regarder la vidéo de deux jeunes qui mettaient le feu à un chaton et depuis, je ne peux pas m’empêcher de repenser à cette horreur et avoir envie de vomir. C’est horrible, j’ai entendu parler de beaucoup d’actes de cruauté envers les hommes et les animaux et ce sont toujours les deux mêmes images qui me reviennent en tête, celle de ce chaton pour les animaux et la description d’une autre horreur lue dans un article du Monde sur le viol comme arme de guerre en Syrie pour les humains. Ces deux images là m’ont marquée plus que les autres, elles sont littéralement ancrées dans ma tête et parfois, elles ressortent de nulle part, je les revois sans aucune raison et j’ai à nouveau envie de vomir.
    Ce que je trouve terrible c’est que finalement, même si on peut espérer que la société va s' »éduquer », il y aura toujours des malades comme ça pour se faire plaisir avec des actes de cruauté, complètement sadiques. Cette sorte de sentiment d’impuissance face à des choses aussi graves, ça fait quand même vachement mal…

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  7. Lulu Flo

    Merci d’avoir partagé ces sentiments avec nous.

    Je me reconnais sur certains points.
    Nombre de fois je me suis surprise à me mettre à pleurer tout à coup en voyant certains vidéos ou photos choquantes sur mon mur FB.
    J’ai connu les larmes en voiture en doublant un camion transportant des animaux et en essayant de les voir, j’en ai encore la gorge serrée en y repensant.
    Et je n’ai jamais eu le courage de regarder certaines vidéos com Earthlings, car je n’en ai pas eu besoin pour me convaincre de devenir végétalienne, mais si ça peut aider et faire prendre conscience….
    Pas facile de se dire tous les jours qu’à notre niveau on fait avancer les choses mm si elles ne vont pas assez vite à mon goût!

    Et oui je me suis surprise à être trop sensible alors que je n’en avais pas conscience. Mais j’essaie jusqu’à présent de ne pas tomber et de me laisser submerger par ce trop pleins d’émotions que j’arrive à contrôler encore pr combien de temps….

    ps: belle photo avec la « fameuse » Persillette qui essaie de passer à la caméra de temps en temps ;-)

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    1. Julie Auteur de l’article

      ça peut paraître égoïste mais ça me soulage tellement de voir que je ne suis pas la seule à être hyper-émotive par rapport à la cause animale… Je pense qu’il est bon d’apprendre à contrôler cette sensibilité sans pour autant tomber dans l’indifférence. Je n’y arrive pas pour le moment : trop d’images dures ont défilé sous mes yeux. Mais j’y crois, un jour j’y arriverai moi aussi! ♥

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  8. Punkyhead

    Bonjour,

    J’ai beaucoup aimé ton article dans lequel je nous reconnais mon amoureux et moi. Nous ne regardons plus les vidéos sur les atrocités faites aux animaux. Non pas parce qu’on ne veut pas savoir mais parce que nous avons essuyé tant de larmes devant de telles horreurs…
    Cet été nous sommes partis avec Sea Shepherd aux Iles Féroés. Chaque fois qu’une alerte été donnée, qu’un pod de baleines avait été vu près des côtes, je commençais à trembler. J’ai plusieurs fois cru que mon cœur allait sortir de ma poitrine. J’ai vu des tas de gens pleurer dans ces moments et c’est là que j’ai pris conscience que nous n’étions pas les seuls à avoir cette ultra sensibilité face aux atrocités commises sur les animaux.

    Bisous

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  9. Polly

    Comme je te comprends ! Je me retrouve dans ce que tu écris et il m’arrive également de ne pas ouvrir certaines newsletters car je sais que ce que je vais y voir me fera monter les larmes au yeux.
    Je ne sais pas comment il faut réagir face à tout ça mais en tout cas, cela fait du bien de voir qu’il y a encore des gens comme toi sachant faire preuve d’humanité et d’empathie.

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  10. woodybeauty

    Coucou ma belle, très bel article vraiment. A vrai dire, je pensais un peu être la seule dans ce cas. Je ne porte pas de cuir donc je n’ai pas ce problème de dressing mais par contre je me retrouve tout à fait dans tes propos concernant les images, (mais aussi les zoo, les cirques…) et les news à la tv…Comme je l’avais dit dans mon article sur les infos justement, je les zappe de plus en plus parce que je ne supporte plus de voir et d’entendre ces atrocités. C’est en allant sur FB que je suis tombée sur la news sur les ragondins, juste avant d’aller me coucher…ça m’a retourné, ça me débecte que des gens s’en contrebalancent du sort des animaux. Du coup, je préfère ne voir aucune info concernant la torture animale car je suis sûre de pleurer et d’y penser plusieurs jours. Déjà que j’ai du mal quand je vois un chien qui marche tout seul au bord de la route par exemple. Ou l’idée même d’aller à la SPA est impossible pour moi, j’aurai envie d’adopter tous les animaux. Mais y’a déjà ce qu’il faut dans les rues tu me diras, tout mes chats viennent de là (le 1er qu’on a eu par exemple, ma mère se baladait en ville et une voiture a balancé un chaton par la fenêtre…) Bref tu n’es pas seule mais malheureusement quand il s’agit d’émotivité, c’est très dur à contrôler. On peut tous aider à notre niveau pour améliorer la cause animale par contre, chaque petit geste est une avancée c’est ce qu’il faut se dire.

    Gros Bisou à toi et à ta ménagerie :)

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    1. Julie Auteur de l’article

      Ah les zoos et les cirques… ça me frustre tellement de voir que je passe pour une égoïste lorsque j’annonce à des amis que JAMAIS je n’emmènerai mes futurs enfants dans de tels lieux où les animaux sont bien souvent maltraités, enfermés, affamés et utilisés pour ce qui n’est rien d’autre que du divertissement. ça me fait tellement mal au cœur quand je vois des pauvres bêtes enfermées, qui ne sont pas libres de vivre leur vie comme elles l’entendent… Je trouve ça très cruel.

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  11. Julilworld

    Coucou, je te comprends vraiment! Je ne suis pas végétarienne ( j’ai essayé de le devenir mais je n’y arrive plus depuis que je suis en médecine ) mais je réagis comme toi quand je vois ou entends des barbaries faites aux animaux. Dans mes cours, il y a souvent beaucoup d’expérience sur des animaux et c’est juste barbare.. L’humain se croit vraiment supérieur aux autres espèces alors qu’il n’est vraiment pas mieux…

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  12. Marina

    Article très touchant. Je me retrouve à travers tes mots. Tu as beaucoup de courage de te livrer ainsi. Et je pense que ça va rassurer plus d’une personne de savoir que non, nous ne sommes pas seuls à être hyper sensible. C’est la preuve que tu as un cœur gros comme ça. La planète irait tellement mieux si un peu plus de monde te ressemblait..

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  13. Charlotte

    Je ne sais plus où j’ai lu que beaucoup de végéta*iens souffrent sans le savoir du stress post-traumatique, après avoir vu des images violentes (dans notre cas, les animaux mal traités). Tu en fais peut être partie après tout ?
    J’étais comme toi pour les animaux, mais aussi pour le réchauffement climatique, qui me fait vraiment peur. Et j’ai découvert un super antidote : l’action. J’ai participé à des marches et des actions avec d’autres personnes qui partagent mes idées. Me sentir entourée de tous ces gens et faire entendre ma voix m’a fait un bien fou et a chassé mes idées noires.
    Et puis les choses bougent vite en France ! J’ai vécu 6 ans en Australie, pays où le véganisme est plutôt facile. Je pensais qu’être VG en France était impossible, mais j’ai observé depuis mon pays la montée du mouvement en France. Aujourd’hui, je suis fière d’être Française, car je pense que si mes compatriotes aiment leur saucisson et leur fromage, je trouve qu’ils ont aussi un sens de la justice très fort et qu’ils savent se faire entendre. Le mouvement va grandir encore, en France comme dans les autres pays (je suis en ce moment au Mexique, et c’est la même chose, pourtant ça n’était pas gagné) !
    Et puis des articles comme le tien contribuent à faire bouger les choses encore un peu plus. Je te souhaite de devenir un peu plus sereine sur ta vie : tu fais juste ce qu’il faut et adaptes petit à petit ta vie en fonction de tes idées. On ne change pas du jour au lendemain, un jour tu lâcheras ton perfecto dans une asso caritative, quand ça sera l’heure !

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    1. Julie Auteur de l’article

      Ton message est très motivant et me donne terriblement envie d’agir à mon échelle. Il faut que je me renseigne pour voir si de tels événements comme des marches sont organisés dans ma région!

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  14. Les Carnets de Christelle

    Bonjour Julie,

    ton article me touche beaucoup, et ce que je ressens au quotidien est proche de ce que tu écris, en te lisant et en lisant les situations de maltraitance que tu évoques (oui parce qu’il faut appeler un chat un chat, notre société est maltraitante, dans le cas des ragondins c’est même de la torture) mon estomac se noue, ma gorge se serre. Même si ton article a été difficile à écrire je te suis reconnaissante de l’avoir fait. Ne sois pas gênée par ta sensibilité, je trouve qu’il y a quelque chose de rassurant à ce que des personnes comme toi, moi et bien d’autres soient bouleversées par ce qui est inacceptable, honteux. Ta sensibilité à la cause à animale me semble bien plus « normale » que l’indifférence de certains.

    Merci Julie, vraiment, pour avoir partagé cet article,

    Bisous
    Christelle

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  15. Marion

    Bonjour Julie,
    Je comprend ton ressenti, je ressent la même chose lorsque je vois des horreurs à la télévision, qu’il s’agisse d’animaux ou d’êtres humains. ça me travaille et me donne mal au ventre pendant des heures. Je suis hypersensible aussi à la cause environnementale, et quand je vois comment l’être humain s’acharne à détruire sa propre planète, ça me déprime aussi! Bref, on a beaucoup de raison, selon nos sensibilités, de se sentir heurté, écoeuré, déprimé, impuissant… Il y a un proverbe de Marc Aurèle je crois qui dit: Il faut avoir la sérénité d’accepter les choses que l’on ne peut changer, la force de changer les choses que l’on peut et la sagesse d’en connaitre la différence…
    Et puis il est important aussi de se rappeler des choses qui vont bien, des personnes qui œuvrent pour le respect de la vie et de la planète… Il y en a beaucoup! Et tu en fait partie d’ailleurs ;-)
    Bises

    Marion

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    1. Julie Auteur de l’article

      Je ne connaissais pas cette phrase qui est très vraie et très belle, merci pour le partage! ♥ Et tu as raison, il est également important d’avoir conscience du positif, des choses qui sont en train de changer et d’évoluer.

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  16. Edwige

    Quel bel article.

    J’ai été comme toi à un moment, mais j’ai très rapidement arrêté, sous peine de devenir insupportable pour mon entourage.

    Je suis végétarienne chez moi. Chez les autres, je mange ce qu’on me propose, donc un peu de viande. Tout ça, pour ne pas finir en donneuse de leçon que les gens ne supporte plus.

    Il n’est pas bon de baigner dans tout le négatif du monde, ça détruit. Il faut que tu t’en défasse. Dis toi que partout sur terre il y a des gens qui veulent le bien des animaux et qui y travail, et ils augmentent de jour en jour.

    Je ne regarde plus les sites sur la maltraitance animal, mais je fait un don tout les mois à ma SPA locale, je leur apporte de la nourriture et des couvertures pour l’hiver. J’achète mes vêtements en seconde main où sur des sites étique. Va voir le site de pin up bio, il y a plusieurs articles sur les vêtements étiques et respectueux de la nature. En plus, avec ces vêtements on reste très girly.

    Personne ne peut sauver le monde entier mais tout le monde peut y travailler à son échelle. Tu fais la part du colibri et c’est très bien.

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  17. mamandoudouce

    Très bel article comme à ton habitude! On ressent ton engagement mais aussi toute la peine que tu ressens! J’espère que tu réussiras à gérer ta douleur pour vivre un peu plus sereinement.
    Je te fais de gros bisous

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  18. Marine

    Hello,
    J’ai l’impression de me lire. Je ne crois pas qu’il faut essayer de se changer, de se blinder. Cette sensibilité t’a permis de faire d’importants changements dans ta vie et ce sont de bons changements, pour toi, pour ta santé, la planète et les animaux. Alors on s’habitue plus ou moins (plutôt moins) à entrevoir des trucs horribles affligés aux animaux. Personnellement je ne les regarde plus parce que je sais quel genre d’images ça va être et que j’ai déjà conscience du mal fait aux animaux. Ce qui me fait du mal aussi c’est l’hypocrisie de ceux qui ne veulent pas ouvrir les yeux sur la réalité. Le plus difficile c’est de vivre avec un garçon qui mange de la viande presque à chaque repas et qui se fiche ouvertement de moi quand je refuse de goûter son plat. Il ne me comprend pas et moi, ne serait-ce que pour sa santé future (sans parler du bien-être animal, parce qu’il s’en fiche totalement), j’aimerais qu’il réduise sa consommation et, à terme, qu’il se tourne vers un autre type de régime alimentaire.
    Et là, cette « auto-culpabilité » comme tu le dis ressort à 1000%. J’étais végétarienne, complètement végétarienne depuis 3 ans. Et par politesse (quel concept idiot ce truc-là!) j’ai accepté de goûter de la viande au moment où je l’ai rencontré tout en précisant que je n’allais pas aimer ça parce que j’avais choisi d’arrêter de manger de la viande. Depuis, il m’arrive d’en avaler, sans aucun plaisir et en culpabilisant à mort. J’ai tellement envie d’arrêter vraiment, tout le temps et surtout ne plus céder par politesse, par faiblesse. Tu m’étonnes qu’il ne me comprenne pas. Je ne suis pas stable dans ma volonté. Pour le coup, j’aimerais beaucoup lui montrer toutes les vidéos atroces que j’ai pu voir moi-même il y a quelques années. Mais il refuse… parce qu’il refuse d’ouvrir les yeux sur la réalité. Tiens tiens, cette fameuse hypocrisie.

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    1. Julie Auteur de l’article

      Ah cette fameuse hypocrisie… Effectivement c’est peut être ça qui est le plus triste. Qu’on soit conscient de la cruauté envers les animaux mais qu’on continue à manger de la viande (par goût ou par « obligation médicale ») est une chose, continuer à manger de la viande sans vouloir ouvrir les yeux et en faisant l’autruche en est une autre… C’est vraiment dommage!

      Je vis avec un chéri omnivore qui mange de la viande lorsqu’il n’est pas à la maison. Même si les débuts furent difficiles, il vit finalement plutôt bien mon choix alimentaire et j’ai l’impression que découvrir de nouvelles saveurs lui plaît beaucoup. Pourtant ce n’était pas gagné : fils d’agriculteur et de chasseur il a vécu « dans la viande » depuis tout petit. Mais je pense qu’il a aujourd’hui pleinement conscience que mon choix était évident pour la personne que je suis et il l’accepte sans aucun problème. Par contre, il sait me rappeler à l’ordre lorsque j’ai tendance à dépasser les bornes en jugeant trop facilement ceux qui continuent à consommer de la viande. Finalement, il a tout compris.

      Lire ton message me fait de la peine pour toi. C’est dommage que ton compagnon ne te comprenne pas plus que ça, du moins qu’il n’essaie pas de faire d’efforts. Peut-être devriez-vous en parler de manière plus « sérieuse »? Connaît-il le fond de ta pensée et la peine que tu ressens?

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      1. Marine

        Oui, nous en avons déjà discuté… plusieurs fois en fait. Mais ça se termine toujours pas lui me disant « je ne te comprends pas ». Il aime la viande, donc il voudrait que tout le monde fasse comme lui. Pour lui je ne suis pas normale. Oui, oui tu as bien lu. Pas normale. En plus je ne bois pas, ne fume pas etc… je te dis pas l’extra-terrestre que je suis à ses yeux x). Et puis la peine que je ressens, je n’en parle plus, parce qu’apparemment la mort de centaines de millions d’animaux c’est « comme ça et puis voilà ». La donne a changé très très légèrement depuis qu’on a mangé chez sa grande soeur qui avait préparé un repas en pensant à moi: pas un gramme de viande. Il a été hyper frustré de pas avoir sa dose mais c’est la première fois que quelqu’un d’autre que moi lui parlait du fait de ne pas avoir besoin de manger de la viande en permanence. Peut-être qu’au fur et à mesure l’idée fera son chemin. On verra.

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  19. MsOriginalDoll

    Je comprends ta sensibilité et ton ressenti face à ce genre de choses parce que j’ai été moi même végétarienne à une époque, mais suite à plusieurs soucis de malnutrition, j’ai stoppé net malheureusement, la douleur est toujours présente même si je n’en parles pas, j’essaie de consommer le plus de produits non animales que je puisses me le permettre, je commences d’ailleurs à faire des intolérances au lactose pour peu que mon corps me donne des signes de rejets animales en moi. En tout cas, je trouves que ton geste est beau, plein de sagesse, il vaut mieux avoir conscience qu’on ne fait pas assez plutôt que de se dire qu’on peut se contenter de notre situation : il suffit juste d’évoluer à son rythme, tout simplement !

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  20. Helychrise

    Très bel article, sans jugement et en toute sincérité! Un exercice très périlleux, que tu as parfaitement réalisé…

    Lorsqu’on aborde généralement une discussion autour de nos sentiments vis-à-vis de la cause animale, bien trop systématiquement, on nous coupe court en débordant sur la « cause humaine » et des souffrances infligées sur les êtres humains. Sauf qu’il y a plusieurs débats et la cause animale en est un parmi d’autres.

    Perso, je me sens souvent à part dans mon ressenti vis-à-vis des animaux, les gens me voient comme une marginale, une nana qui les « humanise » beaucoup trop. Sauf qu’il faut rappeler (c’est ma vision de biologiste) que nous sommes une espèce parmi d’autres. Et qu’en tant qu’espèces nous nous devons de respecter aussi les autres.

    Je ne suis pas végétarienne, pour de nombreuses raisons, même si j’y tends finalement la moitié du temps. Je suis pourtant au courant de tout ce qui se passe concernant leur condition (des tests, à l’élevage, en passant par les cirques, les corridas, la chasse, etc).

    Parfois je m’en veux de les aimer « un peu trop », je me fais du mal sans pouvoir faire bouger les choses.

    Je finirai sur des rencontres que j’ai pu faire et qui me marqueront à vie. Un voyage réalisé en Thaïlande dans l’elephant nature park de Chiang Mai, réserve naturelle récupérant les éléphants domestiqués en fin de vie ou en mauvais état. J’ai découvert une pratique barbare largement répandue là-bas (même si à priori ce n’est pas la généralité, mais les méthodes douces font figurent d’exception). Le mythe de « l’éléphant sacré » respecté de tous en Asie est tombé devant mes yeux, une croyance partie en fumée….

    Merci à toi pour ces lignes écrites sans censure et avec le cœur.

    Bises

    helychrise

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  21. Julie

    Ton article m’a beaucoup touché car je me retrouve dans ce que tu as écrit.
    Je suis très sensible à la cause animale et quand je vois des SDF demander de l’aide ou une personne âgée dans le tram et que personne ne laisse sa place, ça me fait très mal au cœur et ça me mets en colère de voir le monde dans lequel on vit.
    Mais tu sais, je me posais une question : est-ce nous qui sommes hyper-sensibles ou les autres qui ne le sont pas ?
    Courage ! Tu n’es pas la seule et j’ai l’impression que les mentalités changent petit à petit :-)

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  22. Fanny

    Bonjour Julie,
    Je viens tout juste de découvrir ton blog et de passer une heure à parcourir tes différents articles . Je me suis dit que j’allais prendre un peu de temps pour te laisser un commentaire car j’aime beaucoup ton blog et surtout le fait que tu abordes le « veganisme » sous différents aspects (cuisine, cosmétique etc).
    L’article sur ta sensiblité à la cause animale m’a particulièrement touchée car je me retrouve beaucoup dedans : j’ai pleuré en tombant nez à nez avec les affiches sur l’élevage en batterie des lapins en sortant du métro, en lisant un article sur la manière dont les moutons sont tondus en Australie, ou en encore en regardant le documentaire d’arte sur les orques des parcs aquatiques … Et je continue d’avoir un pincement au coeur lorsque mon copain mange de la viande (ce n’est pas tous les jours faciles de vivre avec un carnivore mais il faut que je travaille dessus).
    J’ai 26 ans et j’ai arrété de consommer de la viande il y a près de 10 ans. Peu à peu j’ai égalment réduit ma consommation de poisson et arrêter de consommer des produits laitiers, même s’il m’arrive d’en manger encore lorsque je suis invitée (pas toujours facile de dire non lorsque les hôtes ont pensé à servir du poisson plutôt que de la viande en plat principal, ou encore d’expliquer que non je ne mange pas non plus de fromages car il y a de la présure animale, et ce même s’il vient de la petite ferme d’à côté ou je sais qu’ils traitent bien leurs animaux pour l’avoir visitée).
    A présent, j’essaie de faire de plus attention aux cosmétiques mais je suis un peu perdue dans tous les labels. J’ai lu que le label ecocert certifiait certes que le produit fini n’était pas testé sur les animaux mais que les ingrédients de la formule peuvent très bien l’avoir été. Je me suis donc tourné vers le label du « leaping bunny » qui engloberait aussi les ingrédients. Pour le moment, j’ai acheté quelques produits de la marque Neal’s Yard lors de mon dernier week-end à Londres.
    De ton côté, à quels labels te réfères tu?
    Merci d’avance!

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    1. Julie Auteur de l’article

      Bonjour Fanny,

      Je te remercie pour ton message, c’est toujours très agréable de lire les expériences des autres. Et je suis très flattée que mon blog te plaise! Je suis comme toi à vrai dire : quand je suis invitée chez des personnes, je ne fais pas ma « difficile » car elles sont bien souvent ignorantes (attention, pas dans le sens péjoratif hein) de tout ce qu’un végétalien ne mange pas. Pour elles, ça paraît curieux de ne pas manger de fromage ;-)

      Pour les cosmétiques effectivement c’est assez délicat. J’ai envie de te dire qu’aujourd’hui aucun label ou presque ne peut t’assurer à 1000% qu’un produit n’est pas testé sur les animaux. Personnellement je ne m’y fie plus… Le label Vegan est probablement celui à qui je donnerais le plus ma confiance. Pour Ecocert, Cosmebio, One voice, Leaping bunny et compagnie, s’ils garantissent que le produit fini n’est pas testé sur les animaux (et encore, pas tous!), reste que pour les matières premières, c’est un peu plus flou… Je te conseille ces articles de Gala, je pense qu’ils pourront t’aider à y voir plus clair : http://www.galasblog.com/reperer-les-produits-non-testes-sur-les-animaux/ et http://www.galasblog.com/les-labels-cruelty-free-et-vegan-a-privilegier/

      En fait de mon côté, je suis davantage dans le côté « confiance ». Par exemple, j’ai une entière confiance dans le groupe Léa Nature (So bio étic, Floressance, etc…) mais aussi dans des petites marques comme Fun éthic et Fleurance Nature.

      Voilà, voilà!

      Encore merci pour ton commentaire et à bientôt!

      Julie

      Répondre
      1. Fanny

        Merci de ta réponse Julie :)
        Je suis d’accord avec toi, c’est à s’arracher les cheveux tous ces labels qui se multiplient, on s’y perd assez vite!
        J’ai découvert le site de lea nature il y a peu et je vais sans doute me laisser tenter pour tester quelques produits ;)
        En tout cas continue de faire des posts sur les différents produits que tu testes, les avis sur ce type de cosmetiques manquent encore un peu sur la toile!

        PS ton lapin est trop mignon, on devient vite gaga de ce petit animal ;)

        Fanny

        Répondre
  23. virginie

    Bonjour, merci d’avoir partagé tes sentiments avec nous, je me sens moins seule. Je suis devenue végétarienne après avoir vu tant d’horreurs via les associations. Quand je me lève, que j’ouvre facebook et que certains de mes contacts ont partagé des images de torture, j’ai le moral dans les chaussettes pour plusieurs jours. Je suis même obligée de masquer certaines publications afin de me préserver et pour ne pas sombrer. Comme toi je suis trop sensible et je me demande commemt j’arrive à vivre dans ce monde ultra violent. J’ai choisi de ne plus regarder les informations, supprimer les images choc des associations ( je sais tout ce qui existe et je ne participe plus aux massacres des animaux). Je retrouve ( un peu) d’espoir quand je rencontre des personnes comme toi, ça me remonte le moral. Merci pour cet article.

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  24. Ping : Mes boots vegan | Méga coup de coeur inside | Friendly Beauty

  25. Sophie

    Coucou Julie! Je viens de découvrir ton blog via la derniere vidéo de Coline et j’adore!! Ton article me touche particulièrement car moi aussi je suis en plein remue-ménage depuis plusieurs mois. Depuis mai en fait je suis végétalienne. Enfin pas complètement: au début je voulais absolument rentrer dans cette case et ne plus manger ni viande ni poisson ni produits laitiers. Tout allait très bien bien tant que j’étais chez moi, mais une fois de sortie les choses se compliquaient et de ces écarts obligatoires (je me retrouvais à manger plus de poisson ou de fromage que je ne souhaitais) grandissait une certaine culpabilité, celle de ne pas faire les choses correctement. Et puis j’ai réfléchis, je me suis posé pleins de questions et j’en ai conclu que je fais déjà beaucoup (je ne mange plus de viande, la mqjorité de mes cosmétiques sont bio et vegan, je n’achete plus de cuir ou de laine ou de soie, etc). En gros j’accepte d’y aller molo et surtout de ne pas oublier que je vis avec des êtres vivants, animaux et humains. J’entends par la que je ne veux pas mettre en péril mon côté social tout ca pour rentrer à tout prix dans une case. Je ne suis pas encore 100% végétalienne, mais j’espère y arriver un jour.
    Comme toi je suis abonnée à pleins de sites en faveur de la cause animale et dont je n’ose même plus ouvrir les newsletters. Je me rends compte que je développe une certaine distance vis-à-vis du problème quand je suis en société car je ne sais pas comment aborder la question, comment dire à ces personnes que non s’acheter un bonnet en fourrure de renard ce n’est pas bien. Je ne veux pas être une mère la morale et du coup je ne dis rien. Et lorsque je me retrouve seule, je me dis que je suis lache, tout ca pour faire plaisir aux gens, pour ne pas les heurter. J’ai conscience de ce paradoxe et je n’ai pas encore la clé pour le résoudre. Oui être végétalien dans un monde de carnivore consumériste c’est pas facile, j’espère que dans un futur proche ca le deviendra. etre en phase avec soi-même de manière générale est assez compliqué. L’esentiel de se cheminer tranquillement mais sûrement….

    Je ne sais pas si mon roman est bien utile mais je voulais ârtager mon ressenti sur la question. En tout cas merci à toi pour ta démarche :)

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  26. lili

    Quel beau et touchant article…Je suis rassurée de pouvoir constater que je ne suis pas la seule à avoir mes émotions exacerbées…
    Mon chéri a à peu près les mêmes réactions que le tien : on en parle beaucoup et même s’il partage nombre de mes points de vue il finit toujours par me dire que je suis trop extrême, trop sensible et que je me fais du mal pour rien.
    Les ragondins j’en ai pleuré pendant 3 jours, je suis comme toi à ne plus oser ouvrir Facebook de peur de voir des images que ma sensibilité ne peut supporter, et je suis incapable de m’investir dans une cause animale malgré le besoin que j’ai de contribuer à améliorer leur sort car je sais pertinemment que je serai confrontée à des histoires que je ne veux/peux pas connaître…
    Je voudrais simplement que l’on soit plus respectueux envers les animaux et qu’on les traite comme on aimerait nous-mêmes être traité…bon, quand on me sort « je ne suis pas au sommet de la chaîne alimentaire pour bouffer des carottes » je me dis qu’il y a encore pas mal de chemin à parcourir mais j’espère qu’avec des personnes comme toi, on y arrivera…

    Répondre
  27. Sabine

    Bonjour Julie,
    Je viens de découvrir ton blog et je l’aime beaucoup. Je me réjouis de lire tous tes articles et de découvrir un peu plus ton univers :-) Cet article me touche particulièrement, car je m’y retrouve beaucoup. Comme toi, la souffrance animale (et humaine d’ailleurs aussi) me touche beaucoup et comme toi, ça me rend malade et peut me prendre des jours pour me remettre de certaines informations à ce sujet. Comme toi, je suis abonnée à plusieurs pages et sites traitant de la cause animale, et je ne regarde jamais les vidéo ou autre tellement ça me fait peur et me rend malade.
    Mon copain me comprend et trouve ça plutôt positif (bien qu’il ne soit pas végétarien) mais j’essaie non plus de ne pas « épuiser » mon entourage avec mes préoccupations (même si des fois ça m’hallucine qu’on puisse consommer sans s’intéresser à d’où vient un produit, quelle est sa composition etc.).
    Cela fait bientôt 2 ans que je suis devenue végétarienne et je n’achète que des produits cosmétiques non testés sur les animaux, pour moi et pour mon copain :-)
    Ca fait du bien de voir que d’autres personnes sont également préoccupées par cela car parfois je me sens un peu seule avec tout cela :-/
    Donc Merci :-)

    Répondre
  28. Manuella Vidal

    salut Julie !
    j’adhère à 100% avec ton ressenti et tes idées, j’aurais très bien pu écrire ce texte à ta place ! chaque jour mon esprit est « parasité » par des images atroces que j’ai pu voir sur le web ou par le simple fait de savoir ce qui se passe dans le monde comme horreurs envers les animaux… je suis végétarienne à tendance végétalienne (mais j’ai un gros défaut j’ai bcp de mal à tirer un trait sur les fruits de mer et les oeufs… que je choisis bio bien sûr !) et très concernée par la cause animale, et aussi malheureusement de plus en plus désabusée, déçue et écoeurée de la race humaine à laquelle j’ai parfois honte d’appartenir… cela je le garde le plus souvent au fond de moi car mes proches ne comprendraient pas et je ne veux pas leur faire de la peine.. les mentalités bougent un peu concernant les animaux et leurs souffrances mais c’est très lent… j’essaie de faire de mon mieux au quotidien, même si c’est une goutte d’eau dans l’océan je suis en accord avec mes opinions c’est déjà bien. Je te souhaite une bonne journée !

    Répondre
  29. Marine

    Bonjour Julie,

    Depuis peu j’ai commencé à faire un pas vers le végétarisme. Un pas n’est pas tout à fait correct puisque je mange encore de la viande mais disons plutôt que jai significativement réduit ma consommation.
    Seulement j’ai un vrai problème, je me retrouve confrontée à ma propre intolérance envers le jugement insensible des « autres » face au sort des animaux (alors que je mange encore de la viande, je sais c’est un peu étrange).
    Notamment en cette période de féte ou le foie gras est promu de toute part et suscite de nombreux débats..
    Comment fais-tu pour supporter cette indifférence? J’aimerais rester calme face à des arguments les plus égoïstes qui soit et expliquer calmement mon point de vue mais c’est plus fort que moi, je ne peux pas..
    Aurais-tu des trucs, astuces, pistes de réflexion?

    Merci beaucoup, merci pour ton blog, et l’ouverture que cela a suscité chez moi et chez beaucoup d’autres personnes j’en suis sure !
    Marine

    Répondre
  30. Karen

    Coucou Julie,

    Je tenais à te féliciter pour ton témoignage empreint d’authenticité… quel courage.
    Je viens tout juste de découvrir ton blog et comme plusieurs te l’on mentionnée déjà, je me suis énormément reconnue dans ton texte, et je dois t’avouer que cela m’aide beaucoup à m’accepter. Mon hyper-sensibilité a souvent été cible de moqueries à mon égard, que ce soit par des membres de ma famille, amis ou autre. Depuis que je suis toute petite, je deviens émue/triste rapidement devant le sort de chaque être vivant… Alors j’imagine que tu comprends mon sentiment de me sentir différente et seule avec ces émotions, ces pensées et ces préoccupations. Je pense que nous sommes gagnantes à accepter qui nous sommes et à être authentique. Regarde dans le cas de ton blogue ; cela t’a permis de prendre conscience que beaucoup de personnes sont dans la même situation que toi, s’y reconnaissent… et par conséquent cela t’amène du support et des encouragements que tu mérites amplement.
    Je pense que nous serions également gagnante à faire preuve d’autant de bienveillance et d’amour envers nous même, que celles que nous avons déjà envers les animaux et les conditions environnementales.
    Finalement, je tenais à te remercier pour ton blogue. Je tente présentement d’amorcer de grands changements dans ma vie (alimentation, consommation, etc.) dans le but d’être la plus respectueuse possible des êtres vivants, éthique, bio, non testé sur les animaux, etc etc…. et je ressens une immense culpabilité car j’ai l’impression que peut importe le choix que je fais, il y a toujours une conséquence négative (par exemple, acheter bio et végan mais dans un contenant en plastique ou avec emballage reste néfaste pour l’environnement…ou acheter des produits de cosmétique sans produits chimiques et sans ingrédient de provenance animale, c’est un vrai casse-tête). J’habite au Québec et je tombe souvent sur des sites français, et par conséquent nous n’avons pas toujours les mêmes marques…mais enfin bref, c’est un changement qui me motive et qui m’affecte… mais il faut être raisonnables envers nous-même, on ne peut pas être parfaites à 100% toujours…nous aussi nous avons le droit de respirer ;) Alors bref, un énorme bravo à toi. En étant toi-même tu es une inspiration qui me rejoint énormément.

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  31. The Juliet's Life

    Bonjour Julie !

    Ca fait déjà quelques mois que je connais ton blog mais c’est la première fois que je lis tes chroniques végétariennes :) Je commence à m’informer sur ça depuis que je vis aux Etats Unis mais pas forcément pour les mêmes raisons que toi. Ici manger de la viande ne m’attire plus du tout (déjà que j’avais banni la viande rouge en France), notamment à cause de l’élevage intensif et des hormones/OGM. C’est surement une raison très égoïste mais je sens que ce n’est pas bon pour moi. J’ai toujours mangé de la viande car c’est conventionnel. J’avoue que je n’ai jamais vraiment voulu ouvrir les yeux sur les conditions d’élevage mais surtout d’abattage même si comme tout le monde je sais, que tous ces animaux élevés pour être tués c’est vicieux et malsain. Dans la nature, les carnivores (parce que bon, un lion ça mange pas de la salade on va pas se mentir) n’élèvent pas leurs proies pour les manger. (du coup que dire des chasseurs qui au fond se « servent » mais ne font pas « naitre d’animaux dans le but de les tuer » ? je viens de me rendre compte de la violence du truc en l’écrivant, on se contente pas de tuer des animaux qui sont la randomly, on les fait venir dans ce monde pour ça …) Bref c’est encore très flou dans ma tête mais j’avoue que je pense de plus en plus à un mode d’alimentation plus sain et meilleur pour ma santé et pour le monde. Ici, plus de fromage (les carrés orange appelés cheddar ne comptent pas ^^), le lait me rend malade, la viande me fait peur, il me reste pas grand chose à part les crevettes et les oeufs (bio pck les autres me font peur aussi).
    Après ça reste difficile car je vis dans une famille de bon américains fan de viande et de trucs tous prêts qu’ils considèrent comme « healthy », donc je ne peux pas faire tout ce que je veux sur le plan alimentaire et je dois suivre un peu leur alimentation (mais la viande c’est NO WAY).
    Je vais m’intéresser de près à ces supers aliments et alternatives aux protéines animales histoire de ne pas avoir de carences ou whatever, pas envie d’avoir à prendre des médocs je déteste ça (kikou les huiles essentielles et les plantes).
    Bref, merci pour l’espace de refléxion et désolée du pavé ^^
    Belle soirée/journée (#timezone ;) )
    Juliet :)

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  32. Anelor

    Bonjour Bonjour Julie,

    Cette article me touche beaucoup, et me réconforte aussi par la même occasion, et oui…. je ne suis pas la seule à être hyper sensible à toute cette souffrance animale… Mais rassurée aussi de voir que d’autres « êtres humains » réagissent comme moi et ne supportent pas tout cela.
    C’est vrai que plus je me documente, plus j’en vois et plus je perds foi en l’humanité ….

    Je crois que j’aurai pu écrire cet article tellement je me reconnais. Tu regardes 3 secondes d’images insoutenables (la dernière en date pour moi = l’arrachage à vif de poils sur des lapins angora……à vomir..), je pleure pendant 3 heures et je met 1 semaine à m’en remettre. Donc tout comme toi, j’essaie de ne plus rien regarder.
    Après j’essaie de changer un max ma consommation en fonction de ce que je sais. Je n’achète que des produits cosmétiques (maquillage, shampoing etc etc) NON testés sur les nanimo et avec des certifications, idem pour les produits ménagers.
    En plus je me fais du bien et je fais du bien à la planète en achetant des produits plus naturels !
    Pour les vêtements, je n’achète plus de laine, plus de doudounes avec duvets animal. Les fourrures= je n’en ai jamais achetées. et le cuir idem jamais achetés. Sauf pour les chaussures, j’essaie de trouver une alternative mais c’est pas facile …. :(

    Je n’achète que des œufs de poules élevées en plein air et BIO. et je ne mange quasi plus de viande. enfin j’essaie de faire attention un maximum.

    Enfin, il est vrai que changer son mode de consommation n’est pas facile quand tu es conditionnée depuis toute petite. Du coup, je passe mon temps à lire les étiquettes, les compo tout ça !

    Mais je ne veux plus cautionner tout ça et je vois que beaucoup de filles ici sont dans la même optique que moi et ça me remonte le moral !!!! :)

    Bisous bisous et à très bientôt :)

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  33. Ping : Julie du blog Friendly Beauty et son cheminement vers le véganisme | Échos verts

  34. Ellen

    Je me suis reconnue dans ton article :)

    Je suis pescatariene parce qu’étant une polyallergique je ne peux pas uniquement me nourrir de végétaux (sinon je serai probablement vegan). Je ne mange presque pas de produits laitiers (en partie aussi parce que je suis intolerante au lactose) mais étant allergique au soja c’est pas toujours facile (surtout par rapport aux yaourts :( ). Pour le reste j’évite de m’habiller avec des matières animales, etc. Mais j’oscille quand même entre des moments de culpabilité et de smomements où je me dis que tout ça ne sert à rien vu qu’il y a toujours des gens pour manger des produits animals à bas coût et donc probablement issus d’élevage industriels.

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  35. armarielle

    Bonjour Julie,

    Au contraire, ta sensibilité, même si elle te cause des douleurs, est sûrement une de tes plus belles forces. C’est elle qui t’a amenée au végéta*isme alors que tu l’as dit, rien ne t’y prédestinait.
    Malheureusement, on n’est pas responsables du monde qu’on nous a donné, on peut juste agir pour le monde à venir. Et lorsqu’on regarde l’Histoire, toute abomination de l’homme a mis du temps à être abolie. On est nés dans un monde où certaines de ces abominations étaient déjà abolies, alors que nos ancêtres les avaient eux-même subies. Nous sommes face à une abomination qui sera un jour abolie. On ne peut qu’espérer car malheureusement, on ne sera certainement plus là pour voir le résultat de nos efforts.
    Bien sûr qu’on n’est pas parfaits, mais comment l’être quand l’abomination est la normalité, mais on agit au quotidien, à chaque fois qu’on n’utilise pas notre argent pour acheter ces produits animaux. Et toi tu agis en partageant ton itinéraire sur ton blog et tes vidéos. A combien de personnes as-tu montré que cela était possible ? A combien de personnes as-tu donné des astuces, des idées de produits, de recettes à travers tes articles et tes vidéos ? Même si c’est pour les animaux, on a tous décidé de changer notre mode de vie grâce à l’action d’un autre être humain. Va-t-on réussir à faire évoluer même nos proches ? Certainement pas. Mais en agissant, en discutant avec des gens qui questionnent avec intérêt, en faisant certaines actions personnelles (certains écrivent des livres de cuisine, ou des livres éthiques, réalisent des reportages, font des vidéos pour partager leurs expériences, …), on fait évoluer une personne ouverte, hésitante. Et peu à peu, le nombre de personnes ouvertes, hésitantes augmenteront car il y aura davantage de personnes convaincues pour partager leur expérience et donner envie. On m’aurait dit il y a 10 ans que je serais végétalienne un jour j’aurais rigolé, parce que je ne savais pas vraiment ce que cela signifiait. Même ceux qui rejettent en bloc maintenant, ils ont un cœur capable de rejeter bientôt cette abomination, ils ne réalisent pas forcément encore, même s’ils savent. C’est certes l’argent qui dirige le monde, mais peu à peu par la volonté humaine, cela deviendra une abomination humaine abolie. J’y crois. Alors à chaque fois que tu auras mal au cœur pour un animal, n’oublie pas que grâce à ton action, un autre est épargné, et qu’on ne peut continuer à agir comme on essaie, sans trop de soutien fort pour le moment. Mais il faut espérer, le droit peut changer, les mentalités aussi, … Et je témoigne que grâce à ta chaîne notamment, j’ai acheté des produits plus éthiques, et fait des recettes veganes sympas à des proches omnivores. Et ta chaîne contribue aussi à ne pas me sentir seule dans cette démarche, et donc à être plus souriante quand on m’attaque. Que de choses positives qui font avancer les choses ! Merci Julie pour tout ça !

    Répondre
  36. Marika

    Bonjour!

    Je suis tombée sur ton blog en cherchant « maman végé, papa omnivore ». J’ai beaucoup aimé lire les articles qui font parti de ta « Chronique d’une végétarienne ». On se ressemble tellement ! Dans cette chronique, tu parles de sensibilité et comment tu peux pleurer pour le chat d’une amie… ça me fait tellement penser à moi. Il y a certains documentaires sur l’élevage et le traitement des animaux qu’aujourd’hui, j’ai la sagesse de ne pas écouter. Je sais à quel point ça me fait du mal et je me dis que je suis consciente du problème et que je n’ai plus besoin de le voir.
    Quand j’étais plus jeune, j’allais sur YouTube voir des vidéos horribles et je pouvais y passer une demie-heure à continuer de les écouter tout en pleurant à très chaudes larmes devant mon écran. Aujourd’hui, j’ai appris à cliquer sur le « x » rouge :)

    J’ai arrêté de me cuisiner de la viande rouge il y a environ 4-5 ans après m’être mise à pleurer devant un steak qui saignait dans mon assiette (tu aurais du voir le visage de mon copain. Il se demandait vraiment ce qui se passait!!). J’en mangeais encore chez les autres « pour faire plaisir », mais sans vrai plaisir pour moi. Depuis Janvier, je suis végétarienne en tout temps et mes beaux-parents (ceux chez qui je continuais de consommer de la viande) l’ont très bien pris et n’ont pas fait de commentaires du tout! À la maison, ça va très bien. Souvent, on fait des plats végétariens dans lequel mon copain ajoute de la viande (parfois non! Il est très ouvert). Je respecte son choix et il respecte le mien (bien qu’il ne le comprenne pas).

    Il me semble avoir lu que ton copain était « le bon ». Si vous avez des enfants un jour, comment envisages-tu leur alimentation ?
    Je suis enceinte de notre premier enfant et me dis qu’il pourra consommer de la viande à l’occasion et qu’il prendra une décision lorsqu’il en sera capable. Une partie de moi veux que tous nos enfants soient végétariens, mais en même temps, ce sont des personnes à part entières et ils doivent avoir le droit de faire leur propre choix. Je me dis aussi qu’ils passeront le plus clair de leur temps avec moi, j’aurai donc le loisir de ne pas leur donner de viande.

    Bref, je me demandais si tu avais déjà pensé à cela et voulais avoir ton avis (vu qu’on à l’air de se ressembler beaucoup!) :)

    Au plaisir!

    Répondre
  37. lolotte

    J´ai tapé « vegetarienne plus d espoir » sur Internet et je suis tombée sur ton article.
    D´une certaine manière, ca me réconforte de voir que je ne suis pas la seule à être hyper sensible, parfois écrasée par un sentiment d´impuissance et de désespoir.

    Maintenant je me demande, pourquoi désirons nous mettre fin à la souffrance animale d´une manière générale/dans le monde? Car refuser que des animaux souffrent à cause des humains nous fait souffri? Donc par faiblesse psychologique et egoisme? Sommes nous des idéalistes? Sommes nous motivée par une raison morale véritable et supérieure? Pourquoi désirons-nous tant cela, même si c´est impossible? Est-ce vraiment impossible?

    Notre sensibilité est aussi une force, mais parfois…

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  38. Laureiller

    Coucou Julie, je me permets de commenter cet article qui date de l’année dernière!
    Je l’avais lu à l’époque et pourtant je n’étais pas vraiment concernée, là par contre, je suis en plein dedans.
    En un an, je suis devenue végétarienne (en fait, végétalienne chez moi), j’ai énormément réduis mes déchets, j’ai allégée ma vie des choses inutiles, j’ai fait des dons… enfin j’ai beaucoup évolué quoi!
    Parfois je pleure bêtement parce que je me suis relâchée et merde j’ai mangé une pizza végé mais avec du fromage …mais je suis alors comme tous ces gens qui ne pensent qu’à eux? ou alors j’ai acheté un produit suremballée et je vois ma poubelle et je culpabilise tellement. J’en venais à regretter de m’être intéressée au végétalisme et au zéro déchet pour avoir la même vie insouciante qu’ont tous mes proches. Bim, ça fait mal de penser ça. Alors maintenant je suis sympa avec moi, je positive! je me dis que je ne suis pas parfaite mais je fais tellement mieux que la plupart des gens, c’est déjà un grand pas. Et puis j’en parle autour de moi, mine de rien je sème des graines par ci par là. (imagine toi!!)
    La plupart des végéta*iens sont en fait des gens hyper sensibles et plein d’empathie, sinon, on s’en foutrait des animaux! Donc tu n’es pas seule, on est tous comme toi… mais le monde change peu à peu, et ça fait plaisir à voir.
    Sache que tu n’es pas étrangère à ma décision de devenir végétarienne, et rien que ça, ça fait beaucoup d’animaux épargnés car je ne pense pas être la seule que tu as influencé, alors MERCI Julie! Arrêtons de nous freiner alors qu’on rend ce monde plus beau et plus juste!

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  39. Manini

    Bonté, je viens d’écrire un mail sur le #4. J’aurai mieux fait de lire le #5.
    En plus, mon précédent message est truffé de fautes – je te prie de m’excuser pour tes yeux meurtris – et ma question trouve sa réponse dans ce dernier essai.
    J’ai posé une question hâtive sur le sentiment d’impuissance. Au travers tes lignes, je comprends donc que ce sentiment ne s’apaise pas.
    Il va me falloir vivre avec. Je l’avais déjà plus ou moins à l’idée.

    En revanche, si je puis me permettre une chose. On ne se connaît pas du tout et tu es autorisée à ne pas tenir compte de ce qui va suivre, mais je t’en supplie, ne perds jamais ta sensibilité.

    Rabelais a dit un jour : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».
    Tu connais certainement par cœur.

    Pour moi, une personne sensible est une personne hyper consciente.
    Pour moi « Science sans sensibilité n’est que ruine de l’âme »

    Parce que ta vision de la vie est en prise directe avec la réalité.
    Quand on se borne, qu’on dénie, qu’on ignore sciemment le sens des choses, qu’on fait preuve de sophisme, certes, on souffre moins, mais on passe à côté du savoir.
    Loin de moi l’idée de faire un complexe de supériorité.
    On m’a reproché d’ailleurs ma propre sensibilité comme un aveu de faiblesse.

    Mais j’ai appris avec le temps qu’au contraire, cette sensibilité était le terrain d’un enrichissement personnel incroyable.

    Les chercheurs sont des sensibles, les anthropologues sont des sensibles, les philosophes sont des sensibles, les ethnologues sont des sensibles, les archéologues sont des sensibles.
    Les végétaliens sont des sensibles.

    Alors oui, parfois, la vérité nous travaille le bide, et parfois cette sensibilité nous emmène vers un bonheur incroyable.
    Celui de saisir que la vie doit avoir du sens, qu’exister est une aubaine, que la vie est splendide à qui décide d’en faire quelque chose en fonction de soi et pas des autres.
    Cette sensibilité, qui te permet de t’émerveiller face à un soleil couchant sur Belle-île, alors que d’autres ne voient même pas la beauté naturelle des choses simples.

    Je te souhaite du plus profond de mon cœur de ne jamais perdre ta sensibilité.

    Elle est une source.
    Elle te rend unique.

    Et puis merde, on n’a le droit, non?

    Bien à toi.
    Delphine

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  40. Colette

    Là encore, je me retrouve dans ton témoignage sur le sensibilité. Hypersensible, j’imagine bien ce que tu dois ressentir.

    Encore merci pour tes mots.

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