2 semaines à la Réunion | Préparatifs & randonnées

IMG_0693BJe vous parle ENFIN de notre voyage à la Réunion, réalisé début janvier. Je vous l’ai déjà dit à maintes reprises mais ce périple a été plus qu’à la hauteur de mes espérances. J’attendais vraiment ces 2 semaines avec une grande impatience, ressentant un besoin profond de changer complètement d’air et de paysages. Et je peux vous dire que j’ai été servie! Aussi bien à chaud, dans l’avion du retour, qu’à froid, presque 6 mois après être rentrés à la maison, l’amoureux et moi avons un avis unanime : c’est, à ce jour, la plus belle destination que nous avons visitée. Je pense consacrer deux articles à notre périple. Ce premier billet sera consacré aux préparatifs et à nos randonnées sur place.

On se met dans l’ambiance? Pour (re)voir un échantillon de nos 2 semaines sur cette île merveilleuse, c’est par ici ↓

prépa→ Les billets d’avion – Pour l’avion, il est nécessaire de s’y prendre plusieurs mois à l’avance pour avoir des billets à prix décents. Avant de les acheter, nous avons attentivement comparé les tarifs et Corsair s’est avérée être la compagnie proposant le meilleur prix. Aller – retour pour deux personnes : un peu moins de 1600€, un prix plutôt raisonnable quand on voit que c’est parfois le prix de l’aller – retour pour une seule personne! Autre point qui nous semble important : pour la première fois nous avons opté pour des vols de nuit et quel confort! Bon… Si comme moi vous n’arrivez pas vraiment à dormir dans l’avion, ce n’est pas forcément avantageux niveau repos mais c’est un gain de temps plus qu’appréciable pour arriver sur place au petit matin et repartir tard le soir en profitant ainsi de deux journées complètes.

→ La voiture de location – On a eu quelques hésitations avant de louer une voiture à la Réunion puisqu’on y allait essentiellement pour randonner dans les cirques. Si elle nous paraissait indispensable d’un côté, de l’autre on savait qu’on ne pourrait pas aller partout avec, notamment dans le cirque de Mafate qui n’est accessible par aucune route. On y entre soit à pied, soit en hélicoptère. Mais nous en avons tout de même loué une pour l’intégralité de notre séjour, ce qui nous a permis d’être complètement libre et de gagner du temps. Parce que s’il existe des bus, ceux-ci passent de manière… comment dire… anarchique ^_^’ Nous avons, comme toujours, utiliser un comparateur de prix (on trouve les services de BSP Auto très efficaces) et on a opté pour une 208, un modèle ni trop petit ni trop grand et assez passe partout.

→ La météo – Nous sommes partis la 1ère quinzaine de janvier. C’est également ce que nous avions fait pour la République dominicaine il y a quelques années et nous avions réellement apprécié ces 15 jours au soleil. Néanmoins avec le recul, pour la Réunion, ce n’était pas la meilleure période. D’une part, il faisait sincèrement beaucoup trop chaud. Autant vous dire que je me sentais clairement défaillir quand je voyais « 36° » sur le tableau de bord de la voiture… D’autre part, le temps est très aléatoire et propice aux orages. Et pour les randonnées, ce n’est pas l’idéal. Les nuages arrivent très très vite et nous nous sommes fait piéger deux fois en arrivant au point culminant de nos marches dans un épais brouillard, ne laissant aucune visibilité à plus de 5 mètres (notamment au sommet du piton des neiges pour voir le levé du soleil, ce qui devait tout de même être le clou de ce voyage…) GROSSE frustration du randonneur! Préférez plutôt un départ en août / septembre pour éviter une météo trop changeante et capricieuse.

→ Le logement sur place – Clairement à la Réunion, on oublie l’hôtel. Ce n’est franchement pas l’idéal, tout du moins pour profiter et apprécier l’île à sa juste valeur. Les établissements de qualité « piscine & plage de sable blanc » se trouvent majoritairement sur la côte ouest aux alentours de Boucan-Canot et Saint-Leu, des lieux que les amoureux de calme et de nature que nous sommes n’avons pas particulièrement appréciés. En revanche, loger en chambres d’hôtes est une bonne solution. Bien réparties sur l’ensemble de l’île et assez présentes dans les Hauts, elles sont plutôt abordables d’une manière générale et l’accueil est souvent très convivial. Nous avons personnellement opté pour une petite maison louée via Airbnb aux alentours des Avirons et c’était parfait, quoiqu’un peu rudimentaire.IMG_0700

*

Côté itinéraire, nous n’avions rien préparé de particulier sur ce point. On comptait bien entendu faire les grands classiques (voir le Volcan aka le Piton de la Fournaise, grimper au sommet du Piton des Neiges…) mais on n’avait pas de programme précis en tête. On s’est un peu laissés porter au gré de nos envies (et de la météo aussi).

Nous avons assez vite abandonné l’idée de faire un tour complet de l’île et on a davantage voulu se concentrer sur les cirques, les hautes plaines et les côtes Ouest et Sud / Sud-Est, en laissant un peu de côté la côte Nord-Est et les environs de Saint-Denis. La capitale offre un bel aperçu de l’héritage de la Compagnie des Indes avec ses nombreuses cases et villas créoles mais nous avons décidé de ne pas la visiter, préférant les espaces sauvages et naturels. C’est donc un choix très personnel. Quant à la côte Nord-Est, nous y sommes juste « passés » sans trop s’y attarder, pour emprunter la route menant au cirque de Salazie.

Finalement on pourrait résumer ces 2 semaines à ceci : une généreuse louche de randonnées, une grosse cuillère de snorkeling, une cuillerée de farniente et un soupçon de visite citadine ;-)

cirques

IMG_0726Nous leur avons consacré les deux tiers de notre séjour. Et pour cause, qu’il s’agisse de Mafate, de Cilaos ou de Salazie, les cirques réunionnais font office de petit paradis du randonneur en offrant de majestueux parcours. Il y en a vraiment pour tous les goûts : amateurs comme plus sportifs. Nous y avons parcouru une bonne centaine de kilomètres et c’était que du bonheur. Les panoramas sont époustouflants! Gros coup de coeur pour Mafate, un cirque sauvage et escarpé accessible, comme je vous le disais plus haut, seulement à pieds ou en hélicoptère. Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai poussé des « wahouuu », « oooooh », « waaaa c’est beau » alors qu’on y randonnait! ;-)

Côté parcours, nous avons décidé de ne pas prendre de guide et d’y aller un peu « à l’instinct » (comme pour tout en fait ^^). Nous avons principalement randonné sur les « grands tracés » : le GR R1 – blanc et rouge – qui fait le tour du piton des Neiges en passant par les 3 cirques sur environ 60 kms; le GR R2 – blanc – qui traverse l’île du nord au sud en passant par Mafate, Cilaos et le Piton de la Fournaise sur environ 150 kms. Mais nous avons aussi opté pour de plus petits sentiers, moins empruntés et donc plus propices aux joies de la solitude ;-)

Nous avions une carte avec nous, comme à chaque voyage, et nous nous sommes tout de même plus ou moins inspirés des parcours proposés par le Geoguide (qu’on aime beaucoup d’une manière générale).IMG_0729

TOP5

♥♥♥ Piton des neiges depuis Cilaos avec « normalement » un superbe panorama depuis le point culminant de l’île dont on n’a malheureusement pas pu profiter à cause de la météo

♥♥♥ Roche verre bouteille au départ de Dos d’âne avec un point de vue exceptionnel sur le cirque de Mafate au niveau du Cap noir

♥♥ La Nouvelle dans Mafate par le col des boeufs pour découvrir la jolie plaine des Tamarins

♥♥ De Cilaos à Marla dans Mafate par le col du Taïbit avec « normalement » là encore un point de vue exceptionnel à la fois sur Cilaos et sur Mafate dont la météo ne nous a pas laissé profiter…

♥ Trou de fer dans la plaine des palmistes avec un très beau point de vue sur le voile de la mariée, considéré comme la plus belle cascade de l’île

D’une manière générale, j’aurais tendance à vous dire de ne pas trop vous fier aux niveaux de difficulté établis par l’ONF. À titre d’exemple, le parcours Roche Verre Bouteille (boucle) est classé « facile » (donc adapté aux familles avec enfants). S’il n’est certes pas très long, ce sentier n’en est pas moins casse-cou avec des endroits très étroits où une simple corde vous sépare du ravin et des échelles à grimper! Nous avons été unanimes là dessus, il n’est clairement pas adapté aux enfants. À l’inverse, le parcours permettant de rejoindre le Piton des Neiges depuis Cilaos, classé en « difficile » en partie à cause de son fort dénivelé, n’était pas le pire selon nous, même si ce n’était pas non plus une simple promenade de santé (et pourtant, je le rappelle, nous ne sommes que des randonneurs amateurs).

Dernier petit conseil : je pense que vous l’aurez compris, partez tôt le matin, pour ne pas vous faire piéger par les nuages en arrivant au sommet…IMG_0727Côté matériel, à côté du classique duo crème solaire / lunettes, je vous conseille très chaudement d’investir dans de bonnes chaussures. J’ai clairement appris de nos escapades en Cappadoce (sérieusement, randonner en converses?!) et j’ai décidé d’investir dans un modèle au top du top de Merrell. Et je n’en suis vraiment pas déçue, elles sont légères, très confortables et tiennent bien la cheville sans en gêner les mouvements. J’ai également été très surprise de leur étanchéité! Nous avons randonné pendant 3 heures sous une pluie fine mais ininterrompue et mes pieds sont restés quasi au sec!

En parlant d’intempéries, n’oubliez surtout pas une cape de pluie. L’amoureux s’était ouvertement moqué de moi lorsque j’avais décidé d’en emmener et je peux vous dire qu’il était bien content de la trouver lorsqu’il a fallut randonner sous la pluie! ;-) Ça prend un peu de place et ça ne vous servira peut être pas mais mieux vaut prévenir que guérir! Une polaire ne sera pas non plus de trop puisque même si le soleil est au rendez-vous il fait parfois frisquet à plus de 2000 m d’altitude. Et enfin, prévoyez de l’eau, beaucoup d’eau! Certains sentiers disposent de points d’eau en milieu de parcours mais je vous conseille de ne pas compter dessus puisque la majorité de ceux que nous avons croisés étaient à sec!

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volcanIMG_0772Grimper au sommet d’un volcan toujours en activité est une expérience particulièrement excitante (en tout cas pour moi ^^’) Le Piton de la Fournaise notamment est l’un des volcans les plus actifs du monde. Il entre régulièrement en éruption et j’étais à la fois pressée et impressionnée d’entrer dans son enclos. C’est parti pour le récit de cette ascension pas comme les autres! =)

Nous nous sommes mis en route très tôt pour parvenir jusqu’au Volcan (avant 6h). Résultat : nous étions seuls sur la route (oui oui!) et je dois bien avouer que c’était encore plus impressionnant. La route forestière menant au Piton de la Fournaise est indiquée dès la maison du Volcan à Bourg-Murat. Les paysages sont d’abord verdoyants et accueillants, on traverse des prairies vallonnées où paissent tranquillement des troupeaux de vaches. Puis le décor se fait de plus en plus austère. Le contraste est particulièrement saisissant lorsqu’on atteint le pas des Sables, qui offre une vue dégagée sur la plaine des Sables, paysage « de désolation » rougeâtre et minéral, presque surréaliste. Le fait d’être seuls, conjugué à la lumière si particulière du levé du jour, ajoute une dimension toute particulière à la traversée de cette plaine jonchée de nids-de-poule.IMG_0782IMG_0747Après la plaine des Sables, on atteint le parking du pas de Bellecombe en bordure de l’enclos Fouqué et on en prend déjà plein la vue. Les paysages sont désertiques, uniques et totalement dépaysants. J’étais bouche bée devant ce spectacle si extraordinaire. Une fois descendu l’escalier taillé à flanc de rempart, nous commençons à avancer dans l’enclos en foulant des coulées de lave dont certaines sont à peine refroidies, hyper impressionnant! Environ 45 minutes plus tard on atteint la chapelle de Rosemont, cumulus de lave partiellement effondré. De ce point, deux chemins mènent à la Fournaise, tous deux indiqués par des tracés blancs. Celui de gauche s’élève tranquillement jusqu’au sommet en le contournant par l’Est tandis que celui juste en face y mène de façon plus directe mais plus raide.

Nous avons le temps, nous décidons de partir à gauche. Le terrain est particulièrement hostile à cause des aspérités et bosses crées par les coulées de lave successives. Les appuis sont parfois compliqués à trouver, les chevilles souffrent plus d’une fois et certains endroits sont même glissants. Plus on grimpe, plus les nuages nous rattrapent alors que le temps était merveilleux 1h plus tôt! On accélère la cadence car il est hors de questions qu’on se fasse piéger en haut en n’apercevant pas le cratère. Vient ensuite une pluie fine mais désagréable, le piton de la Fournaise, ça se mérite! ;-) Nous arrivons en haut légèrement fatigués et la déception pointe le bout de son nez alors qu’un épais tapis de nuages recouvre le cratère. Mais il y a du vent alors on patiente. Et soudain, le ciel se dégage et il apparaît devant nous, béant et encore fumant en son coeur : le cratère Dolomieu. 100 m de profondeur, 300 m de diamètre, des reliefs et dégradés de marrons rougeoyants incroyables… Le spectacle est à couper le souffle. Nous restons seuls quelques minutes avant d’être rejoints par d’autres marcheurs puis nous redescendons tranquillement, des images plein la tête. IMG_0757La météo s’est sérieusement gâtée entre temps et nous empêche de réaliser la seconde randonnée qu’on aurait pourtant énormément aimé faire : le Cassé de la rivière de l’Est et le Nez coupé de Sainte-Rose qui offre un panorama apparemment époustouflant.

Deux recommandations pour en terminer avec ce petit récit de notre ascension du Volcan. D’abord, on ne s’éloigne pas du tracé blanc! Les nuages arrivent à une vitesse fulgurante et avec un environnement aussi uniforme que celui de l’enclos Fouqué on se perd très facilement et, croyez-moi, il est impossible d’avoir des repères. Ensuite, on n’oublie pas la crème solaire… À plus de 2600 m d’altitude il ne fait pas forcément très chaud et si en plus le ciel est voilé, on peut très vite se dire que s’appliquer de la crème solaire n’est pas nécessaire. GROSSE ERREUR! En réalité le sol de couleur sombre attire énormément les rayons du soleil et on prend très rapidement des coups de soleil (qui n’apparaissent qu’une fois la randonnée terminée, dans la voiture sur le chemin du retour #vécu)

*

IMG_0601Voilà pour les préparatifs et le côté randonnée de ce voyage. J’espère que l’article vous aura plu et, pourquoi pas, que ces conseils vous seront utiles si vous prévoyez de visiter la Réunion. 

A bientôt ♥

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8 petits mots

  1. Bn

    Coucou Julie! Merci pour cet article de qualité sur votre voyage à la Réunion que je me suis empressée de lire. Avec mon amoureux nous avons prévu de partir 6 mois à la Réunion pour son travail et je dois avouer que ton article me donne encore plus envie d’y aller!! Randonner dans des paysages époustouflants ça doit être le pied!!!!
    Tu n’es pas là première personne que j’entends dire que c’est son meilleur voyage!

    Quelle est votre prochaine destination de prévue?

    Des bisous

    Camille

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  2. Mathilde

    La réunion était déjà une destination qui me tentait énormément et au vu de tes photos, je suis de plus en plus conquise !
    En attendant d’y aller ton article est précieusement enregistré dans mes favoris car il est plein de bons conseils, merci beaucoup pour cela !
    Au plaisir de te lire,
    Mathilde,
    madamebeige.wordpress.com

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  3. Claire

    Merci pour votre article, qui tombe super bien : nous partons à La Réunion avec mon amoureux fin octobre/début novembre.
    Et le paragraphe sur la location de voiture m’a convaincue : j’hésitais car je me disais que ça aller gonfler le budget, déjà assez élevé. (Mais on ne part pas à La Réunion tous les jours non plus ! ^_^)
    J’attends la suite avec impatience.

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