Roadtrip en Irlande | Healy Pass et Dursey Island

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Plus on avance dans ce roadtrip en Irlande, plus ce pays nous émerveille. Après notre coup de coeur pour les péninsules de Mizen head et Sheep’s head, nous arrivons sur la péninsule de Beara que nous pensions (naïvement?) moins « riche » / impressionnante en paysages. Force a été de constater qu’on s’était très largement trompés!

Sitôt arrivés sur la péninsule, nous passons par le fameux Healy Pass dont on avait entendu beaucoup de bien. Mais on était clairement loin de s’imaginer qu’il allait à ce point nous en mettre plein les yeux. Ce col, perdu entre les petits villages d’Adrigole et Lauragh, offre une vue époustouflante sur les deux versants des Caha Mountains. La route pour y accéder est tortueuse à souhait. On grimpe, on tourne, on vire, on laisse traverser des moutons qui paissent en liberté… Un vrai régal!

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La vue sur le versant nord en particulier, est vraiment impressionnante. Si la météo le permet, la vue est parfaitement dégagée et on aperçoit alors toute la vallée en contrebas : les prairies, le Glandmore Lake, les montagnes plus lointaines… Fabuleux!

À part un cycliste (que j’ai beaucoup admiré personnellement, mes mollets seraient bien incapables de faire ne serait-ce que le dixième de la route), nous n’avons croisé personne sur cette route. Bonheur absolu encore une fois, pour nous qui préférons être seuls et tranquilles. Nous avons pris le temps de garer la voiture pour explorer un peu plus le col à pied, approcher quelques moutons, et s’émerveiller des contrastes provoqués par la luminosité changeante lorsque le soleil jouait à cache-cache avec les nuages.

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Nous avions au final peu de temps à consacrer à la péninsule de Beara mais nous souhaitions à tout prix l’utiliser pour passer un moment sur l’île de Dursey, tout au bout de la péninsule, qui est une balade plutôt connue des locaux.

Un cable car (téléphérique) datant de près de 50 ans (il a été installé en 1969!) surplombe l’Atlantique pour relier l’île à la péninsule. Cette vieille cabine bleue un peu exigüe ferait frémir n’importe quelle personne sujette au vertige. De notre côté, malgré une légère appréhension de ma part, l’excitation et la joie étaient au rendez-vous, d’autant que l’accueil au point de départ du téléphérique a été des plus chaleureux (le monsieur avait beaucoup d’humour, on a passé quelques minutes à plaisanter avec lui).

On s’acquitte du prix de deux billets (8€ chacun), et je grimpe en première, suivie de David. À peine le temps de s’asseoir que la cabine est déjà en route, prête à traverser les 374 mètres qui séparent l’île de la péninsule. Ça balance (un peu), on rigole (beaucoup), et j’essaie de ne pas trop penser à la force du courant quelques centaines de mètres en dessous de nos pieds ^^

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Après environ 7 minutes de traversée, nous arrivons sur place en fin de matinée et nous avons 3 bonnes heures devant nous avant le prochain téléphérique (attention aux horaires suivant la saison, car il ne circule pas forcément toute la journée).

Premier aperçu de l’île en demie-teinte puisqu’à peine descendus du cable car, nous nous retrouvons face à plusieurs voitures dont l’état de délabrement est pour le moins significatif (absence de plaques d’immatriculation, rétroviseurs cassés, assurances périmées depuis plusieurs années…) Je retrouve même un enjoliveur plus loin, le long du chemin, et je ne peux m’empêcher de pester tout fort en laissant parler la nana écolo qui sommeille en moi ^^

Et puis on comprend vite. Des locaux vivent sur l’île de Dursey qui fait environ 5 kms². Si emprunter les chemins à pied pour se balader est extrêmement plaisant, devoir le faire chaque jour, matin et soir, peut être assez pénible, je l’admets. Les fameuses voitures servent donc aux locaux pour se déplacer sur l’île, et en particulier pour rejoindre la cabine du téléphérique.

À part ces locaux et quelques troupeaux de moutons en liberté, nous sommes (encore et toujours) seuls sur l’île. Le soleil est pleinement au rendez-vous et malgré un petit vent, l’air est doux et vraiment printanier. Résultat : je finis en tee-shirt lors de notre pause sandwich. Comme nous l’a dit un irlandais croisé sur place : « you picked a good day! »

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Ce panneau de limitation de vitesse nous a fait beaucoup rire ;-)

Les paysages sur place sont merveilleux, très « bretons ». On n’entend aucun bruit, si ce n’est celui des vagues et  quelques moutons qui bêlent ici et là. L’atmosphère de l’île de Dursey est si chaleureuse et paisible qu’on aurait envie d’y rester bien plus longtemps. Ce fut pour nous une journée mémorable, probablement la plus belle de tout notre roadtrip en Irlande, ex æquo avec le Gap of Dunloe (dont je vous montrerai les photos dans le prochain épisode) =)

→ Les précédents articles sur notre roadtrip en Irlande : 

→ Et si vous préférez écouter plutôt que lire, je vous rappelle que deux vidéos sur ce roadtrip sont disponibles sur la chaîne : ici et 

9 petits mots

  1. Céline

    J’ai aimé l’Irlande dès Dublin, j’ai eu mes premiers papillons dans le ventre à l’instant où j’ai posé mes pieds nus dans l’herbe humide du Connemara, quand j’ai vu l’Amérique (si si c’est possible ^^) depuis la côte dans le Kerry, j’ai su que j’étais cuite, et arrivée dans le Beara j’étais définitivement folle amoureuse de ce pays.
    Ce que j’aime ce pays, et ses habitants ! Peut-être parce que je suis bretonne et que ça ressemble tant à la Bretagne sauvage ;-)

    Merci pour ces magnifiques photos qui me rappellent qu’il faut que j’y retourne :-)

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    1. Julie Auteur de l’article

      Merci pour ton commentaire Céline. On est d’accord, ça se rapproche de la Bretagne ;-) Et puis les Irlandais sont si gentils!

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  2. Celine Iznowgood

    Bon ç’en est trop, je prends des billets pour l’Irlande !!!!
    Les moutons et leurs petites cloches qui tintinnabulent, le bruit des vagues qui s’écrasent en contrebas de la falaise, les ondées marines, le sentiment d’être seul au monde, la verdure à perte de vue… Raaaah… Il ne manque que les petits farfadets roux ! J’avais adoré l’Ecosse, je crois que je peux signer les yeux fermés…
    Merci pour ces beaux carnets de route en tout cas :)

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  3. Gwendoline

    J’avais adoré la péninsule de Beara et le Healy pass ! Mais nous n’avons pas pu aller sur l’ïle de Dursey malheureusement, j’avais mal lu les horaires de la cable car. La loose ! Ceci dit je crois que mon plus gros coup de cœur Irlandais restera l’anneau du Kerry.
    Bonne journée Julie. :)

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