10 jours de roadtrip en van sur les côtes bretonnes

10 jours de roadtrip sur les côtes bretonnes. 10 jours de van life, une grande première pour nous. 10 jours de soleil (ou presque) ;-) 10 jours à en prendre plein les yeux et à se dire que “vraiment, elle est sacrément belle notre région quand même!” C’est l’aventure que je viens vous raconter aujourd’hui =)

C’est Keltic Van qui nous a prêté un superbe T5 California coast Volkswagen en échange de contenus à créer pour leur site internet. Avec David nous n’avions jamais eu l’occasion de partir en roadtrip à bord d’un van aménagé, et on a ADORÉ. On avait déjà eu l’occasion de faire du camping sauvage, en tente ou en dormant dans notre voiture (vive les breaks) ;-) Mais le confort d’un van aménagé est indéniable. Avant de vous en dire plus sur notre périple, voici, de notre pointe de vue, une petite liste des + et des – du van aménagé.

ON A AIMÉ :

  • Le confort à l’intérieur du van. À deux c’est vraiment le pied, on ne se sent absolument pas à l’étroit. Le fait de pouvoir se mettre debout lorsque la couchette du haut est relevée est un vrai plus.
  • L’optimisation de l’espace et les différents aménagements. Tout est pensé dans les moindres détails : les multiples rangements qui permettent de ranger ses affaires, la table extérieure intégrée dans la porte coulissante, les chaises pliantes sous le hayon, les sièges avants pivotants, l’énorme store extérieure qui permet de manger à l’ombre, le réfrigérateur d’une contenance très raisonnable…
  • Le fait de pouvoir accéder à la majeure partie des parkings, même précédés d’une barrière avec limite de hauteur (avec le store, ce modèle fait environ 1,95 m). Et de pouvoir se poser sur des endroits avec des vues somptueuses.
  • Bénéficier d’un coup de main précieux pour trouver des spots de rêve grâce à l’application Park 4 night.

ON A MOINS AIMÉ : 

  • Galérer à trouver des douches publiques ou des campings acceptant que l’on profite des douches en payant. Oubliez les campings privés, ils ont tous refusé… À l’inverse, les campings municipaux étaient assez ouverts et certains avaient même un tarif déjà établi pour les douches hors résidents.
  • Passer à la pompe. C’est déjà loin d’être réjouissant pour une voiture alors pour un van doté d’un plus grand réservoir et qui consomme davantage, ça fait clairement mal aux fesses.

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Comme des images valent parfois mieux que des mots, voici un petit résumé vidéo de ces 10 jours de roadtrip

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JOURS 1 & 2

×  MONTS D’ARRÉE ET PRESQU’ÎLE DE CROZON  ×

Après avoir récupéré le van le matin, nous prenons directement la route en direction de la presqu’île de Crozon, un coin qu’on connaît déjà bien mais dont on ne se lasse pas (qui pourrait s’en lasser?!) Mais on prend le temps de faire quelques petits détours et arrêts rapides pour admirer les paysages des Monts d’Arrée, cette “frontière” naturelle entre la Cornouaille (finistère sud) et le Léon (finistère nord). Ce sont en quelque sorte nos montagnes à nous, breton.nes, de tailles modestes certes, mais moins froides et avec des vues sympas tout de même ;-)

Nous décidons de “grimper” (tout est relatif hein ^^) au sommet d’un des points culminants à 384 m : le Roc Trévezel (à égalité avec le Tuchenn Gador). De là haut, cet escarpement rocheux recouvert de lande offre un superbe panorama : on reconnaît le plateau du Léon, la baie de Lannion et au loin, on aperçoit même les Montagnes Noires, chaîne de grès et de schiste noirâtre du finistère sud.


Les Monts d’Arrée font partie du Parc naturel régional d’Armorique qui englobe près d’une quarantaine de communes sur une superficie de 112 000 ha. La presqu’île de Crozon en fait également partie. Le Parc se compose de paysages et d’écosystèmes variés, d’espaces littoraux aux landes en passant par des tourbières. En bref, des milieux qui abritent toutes sortes d’espèces animales et végétales, et qui sont désormais protégés au niveau national.


On profite de “croiser” une petite supérette pour acheter de quoi manger le midi (enfin le midi, il est déjà 14h30 quand on s’y arrête ^^) et le soir. On n’achète pas grand chose puisqu’on sait qu’on pourra faire le plein de courses le lendemain à Crozon. Un peu au pif, on décide d’aller passer l’après-midi à Landévennec, aux portes de la presqu’île de Crozon. Et c’est une bonne idée, cette petite station estivale entourée d’eau et de bois est on ne peut plus charmante.

On gare le van sur un parking vide avec une jolie vue, on déroule le store extérieur, on sort la table, les chaises et on mange (enfin! Il est près de 15h30) Et on s’octroie même une petite sieste ensuite, histoire de se rendre compte qu’on est officiellement en VACANCES ;-) Nous sommes proches d’un camping mais il n’y a pas foule, tant mieux. J’imagine que le coin est nettement plus visité en haute saison.

Après hésitation, on reprend finalement la route et décidons d’aller passer la nuit ailleurs. Le spot de notre première nuit – dans le village de St Fiacre sur la presqu’île de Crozon – est venteux mais plutôt chouette. C’est tranquille, avec une vue agréable, et une table de pique-nique.


On se réveille le lendemain matin avec l’impression d’avoir excessivement bien dormi. Je l’admets, je redoutais un peu le confort de la couchette supérieure du van. Après avoir roupillé comme un bébé pendant 10 jours, je n’ai plus aucun a priori ;-) Il fait beau, le ciel est d’un bleu magnifique, annonceur d’une belle journée.

On petit-déjeune et on file à Crozon pour faire, cette fois, de “grosses” courses chez Bio presqu’île – Roule ta pierre, un magasin bio qu’on commence à bien connaître pour y être allés plusieurs fois. Le choix est super large, y compris au rayon vrac. On se fait plaisir et on remplit le réfrigérateur et les placards du van de choses qui nous font envie (en se disant aussi que faire le plein maintenant nous évitera de courir dans les magasins tous les jours).

On passe aussi à la boulangerie La Presqu’île pour s’acheter deux Armoricains. Ce délicieux gâteau (non végane) fait partie de ces “exceptions” que je m’octroie sans culpabilité. À chaque passage à Crozon, on en déguste un (chacun hein) en amoureux, c’est notre petit rituel =)

Direction le Cap de la Chèvre pour y passer la journée, mon endroit préféré de la presqu’île que nous connaissons déjà bien. Et heureusement parce qu’on ne s’y baladera pas très longtemps finalement. À peine sortis du van, on se fait assommer par une chaleur écrasante (35°), pas même agrémentée d’un fond d’air. C’en est même trop pour mon téléphone, qui se met en sécurité pour cause de surchauffe! On décide de ne pas manger dehors et on se réfugie dans le van à l’intérieur duquel c’est un poil plus supportable (heureusement, un rosé bien frais nous attend dans le réfrigérateur) ;-)


À-pic vertigineux, eau turquoise, violence des lames se brisant sur les récifs, végétation préservée… La presqu’île de Crozon est un joyau breton qu’il vous faut absolument visiter si vous projetez un séjour dans le Finistère. Classée réserve naturelle régionale pour sa richesse minéralogique, elle abrite des milieux naturels variés et offre des panoramas à couper le souffle. À ne pas manquer : le Cap de la Chèvre; la pointe de Penhir et ses 3 rochers isolés appelés “Tas de Pois”; la pointe de Dinan et son arche naturelle formée par les rochers qui, selon la légende, aurait servi de tombeau à des géants…


Après une sieste (ben quoi, c’est les vacances hein!) on bat en retraite contre la chaleur et on retourne se balader un peu dans le centre ville de Crozon avant de chercher notre spot dodo du soir. Il y a BEAUCOUP de monde et nous ne sommes que fin juin… Je n’ose même pas imaginer la masse de touristes affluant en haute saison, ahem.

On finit par un petit saut chez L’île au thé, un salon de thé / boutique à la décoration british fort charmante. Et on part en quête d’un spot pour passer la nuit. On en trouve un quelques kilomètres avant Douarnenez mais deux camions aménagés y sont déjà installés. On roule, on roule… Et on se laisse finalement guider par l’application Park 4 night jusqu’à la plage de Lesven à Beuzec-Cap-Sizun. À peine arrivés, on en est déjà persuadés, ce spot sera le meilleur de tout notre roadtrip. Il nous offre une vue imprenable sur le Cap de la Chèvre, et la pointe de Pen-hir et son tas de pois.

C’est la fin de la journée, la golden hour nous gratifie de sa plus belle lumière. On prend l’apéro sur la plage puis on grimpe sur le sentier côtier pour aller admirer le coucher de soleil. Le spectacle est splendide. Puis le jour décline, petit à petit, et on s’endort au son des vagues et à la lumière d’une lune incroyable.

JOURS 3 & 4

×  CORNOUAILLE ET ROUTE DU VENT SOLAIRE  ×

Le lendemain matin, le spectacle est tout aussi saisissant. L’eau turquoise est à couper le souffle et le soleil qui s’y reflète donne l’impression qu’elle est parsemée de milliers de diamants. On prend le temps de petit déjeuner tranquillement, moi de bouquiner, puis de se balader encore un peu sur cette merveilleuse portion du sentier côtier.

On reprend ensuite la route pour quelques kilomètres seulement. Prochain arrêt : la Réserve du Cap Sizun, qui abrite des milliers d’oiseaux. Nous sommes fin juin, la nidification est presque terminée pour la plupart des oiseaux, mais j’ai tout de même un petit espoir d’apercevoir encore quelques espèces nichées au creux des rochers. Et effectivement, quelques goélands marins sont encore sur leurs nids, le long des falaises. Ils sont trop loin pour que je puisse prendre des photos de bonne qualité. Nous ne faisons donc “que” les observer, en profitant d’un temps toujours radieux. La prochaine fois c’est sûr, nous viendrons au printemps, armés d’une paire de jumelles =)


La Réserve du Cap Sizun est un site sauvage exceptionnel, sur lequel se mêlent hautes falaises et landes de bruyère. Ouverte au public depuis sa création, elle a joué un rôle pionnier dans l’éducation à la nature en Bretagne. Chaque printemps, les oiseaux marins du grand large s’y rassemblent en colonies et viennent y nicher : Guillemot de Troïl, Cormoran huppé, Goéland marin, Goéland argenté, Goéland brun… Toute l’année, d’autres oiseaux, devenus rarissimes en Bretagne pour certains, y vivent : Grand Corbeau, Crave à bec rouge, Faucon pèlerin… Il est conseillé de visiter le site au printemps, pendant la période de nidification qui débute en mars. L’accès est libre et vous pouvez télécharger l’application gratuite Ecobalade du cap Sizun qui permet de découvrir les espèces présentes sur le site au fur et à mesure de la balade.


Ayant déjà eu l’occasion d’admirer la splendeur de la pointe du Raz à plusieurs reprises, on décide de s’arrêter simplement à la pointe du Van (que l’on connaît moins) pour déjeuner, et siester ;-) Puis on reprend la route, par le sud cette fois : c’est la Route du vent solaire. De la pointe du Raz à la pointe de Penmarc’h, le long de la baie d’Audierne, la route qui suit le littoral a ainsi été surnommée. Pratique : elle est balisée de panneaux de signalisation et de tables de lecture. On décide de la suivre et de se laisser porter au gré de ses découvertes.

C’est ainsi qu’en arrivant à Plovan, on tombe nez à nez avec une chapelle en ruine du XIIIème siècle, celle de Languidou. Les ruines en tous genres ne sont pas forcément notre dada mais cette chapelle a vraiment quelque chose de spécial. Elle nous attire et on ne peut pas s’empêcher de s’arrêter pour aller l’admirer de plus près. Le lieu a un côté très apaisant et je reste de longues minutes à admirer le jeu des ombres au sol, provoquées par une magnifique rosace taillée dans l’un des pignons encore debout.

La fin de l’après-midi arrive vite et on décide de se mettre en quête de notre spot du soir. On ne va pas bien loin puisqu’on trouve, à Plovan même, un petit parking en herbe surplombant une plage. Ce n’est pas d’une tranquillité absolue, des maisons sont très proches, mais il s’agit pour la plupart de résidences secondaires qui sont encore vides en cette fin juin. La vue, en revanche, est absolument magnifique et on assiste encore une fois à un coucher de soleil merveilleux.

Le lendemain matin, je me réveille et me lève de bonne heure pour profiter de la fraîcheur matinale et bouquiner face à la mer. Le soleil ne nous a toujours pas fait faux bond et je me dis que définitivement, nous avons bien choisi notre période pour faire ce roadtrip.

Après un petit déjeuner copieux, on rattrape cette fameuse Route du vent solaire. Les paysages sont à couper le souffle. Les ruines et les chapelles contrastent avec de grandes dunes sauvages laissant parfois entrevoir un morceau de bleu, signe que la mer n’est pas bien loin. On s’arrête à la Pointe de la Torche, aka le paradis de la glisse pour tout.e surfeur.euse breton.ne qui se respecte ;-) La couleur de l’eau est incroyable mais le courant puissant, ça réussit à me dissuader d’une petite baignade (moi la frousse? Non pas du tout, ahem).

Comme à Crozon, il y a beaucoup de monde et on décide de s’éloigner un peu pour déjeuner dans un endroit tranquille. On trouve un petit parking sableux désert sur lequel on s’installe. Un policier arrive en plein repas, nous informant gentiment qu’on ne pourra pas rester ici ce soir, et que c’est valable pour la plupart des endroits sauvages du coin. On se dit qu’il est plus judicieux de s’éloigner un peu pour notre prochain spot dodo, ce serait quand même moche de se faire réveiller à 3 heures du matin ^^

Nous revoilà dans le van, on arrive au bout de la Route du vent solaire, à la pointe de Penmac’h. Face au Phare d’Eckmühl, on ne peut pas résister à l’idée de gravir ses 290 marches pour accéder à son balcon. En haut nous attend un panorama assez sympa : la baie d’Audierne, la pointe du Raz, la côte de Concarneau, l’archipel des Glénan… À vrai dire de mon côté je vois surtout les quartiers environnants et ne trouve pas la vue si exceptionnelle. Mais la batisse en elle-même est vraiment jolie (je ne vous raconte pas combien de temps j’ai dû attendre pour prendre la photo de l’escalier, sans personne en train de monter ou descendre ^^)

Comme on le pressentait, on a un plus de mal à trouver un spot pour la nuit. Plusieurs barres à 1,90 m ou des panneaux d’interdiction nous empêchent d’accéder à des parkings ou zones sauvages. Tant pis, on s’en remet encore une fois à l’application Park 4 night et on roule jusqu’à Bénodet. Nous voilà au bord de la Letty, un vaste plan d’eau abrité par une dune qui est un terrain de jeu parfait pour les amateurs.trices de sports nautiques.

JOUR 5

×  L’ARCHIPEL DE GLÉNAN  ×

Le lendemain, on se décide à “abandonner” le van pour une journée, à côté du port de Bénodet. Au programme : les Glénan (sans -s, le pluriel étant réservé à l’école de voile des Glénans, première école de voile d’Europe, quand même!) De notre côté, on connaît cet archipel breton depuis un bout de temps et on a vraiment envie de voir ses eaux turquoises et son sable fin de nos propres yeux. On opte pour la formule “Découverte” des Vedettes de l’Odet (45€ par personne… Mais on a trouvé que ça valait le coup).

À peine arrivés sur Saint-Nicolas, l’île principale, on file en direction d’une plage, on retire nos vêtements et zou à l’eau! Elle est froide – vraiment! – mais je vous rassure, on n’a perdu aucun membre ;-) On comprend tout de suite mieux pour les Glénan sont surnommés les caraïbes bretonnes. Le sable est d’un blanc presque surréaliste et d’une finesse inouie (c’est tout doux sous les petons ^^). Sa couleur est due au maërl, une algue calcaire rouge qui, lorsqu’elle se décompose, devient blanche. Et c’est cette blancheur qui rend l’eau si cristalline, l’une des plus claires de Bretagne.


L’archipel de Glénan compte 5 îles principales : Saint-Nicolas (la seule à disposer d’une infrastructure portuaire, c’est celle sur laquelle les bateaux arrivent), Penfret, Le Loch, Drénec et Cigogne. Tout autour, un chapelet d’îlots et de récifs forment un cercle au centre duquel la mer est peu profonde. C’est “la Chambre”, l’endroit où le bleu turquoise est le plus exacerbé par beau temps. Outre des oiseaux marins, l’archipel accueille également une espèce botanique unique au monde – la narcisse de Glénan – dont on peut observer la floraison durant 3 semaines seulement à la mi-avril. Inutile de préciser qu’il est absolument interdit de la cueillir, tout comme n’importe quelle fleur sur l’archipel.


On quitte la plage et on repart en direction du port de Saint-Nicolas à l’heure prévue, pour embarquer pour une petite croisière commentée autour des autres îles. On en prend vraiment plein les yeux, je suis aux anges. Jusqu’à ce que notre commentatrice nous indique qu’une des îles de l’archipel (l’île du Loch) est désormais la propriété d’un industriel bien connu : Vincent Bolloré. Ai-je besoin de préciser que ça m’a mise en colère? (Non). Celui-ci aurait envie de lancer une “expérimentation unique au monde : une île sans empreinte carbone” Mouais… Sinon on pouvait aussi interdire la privatisation de cette île, la considérant comme un espace naturel appartenant à tous.tes et à protéger… Heureusement, l’association Bretagne Vivante veille au grain lorsqu’il commence à y faire n’importe quoi, c’est déjà ça…

Alors que la balade touche à sa fin et que nous rentrons au port, mon agacement laisse place à un émerveillement : un banc de dauphins nous fait l’honneur de venir près du bateau. Ils sont une petite dizaine à jouer dans les vagues, à sauter, à disparaître pour réapparaître encore plus près. Je suis ébahie devant tant de beauté et je verse même une micro larmichette (oui je sais, il m’en faut peu).

De retour au port de Bénodet, on retrouve le van et on part en quête d’un spot pour le soir. La journée nous a un peu fatigués, on n’a pas trop envie de se casser la tête. On se pose sur un petit parking tranquille à La Forêt-Fouesnant. Rien d’exceptionnel mais c’est suffisant pour une nuit.

JOURS 6 à 10

×  DE CONCARNEAU À QUIBERON  ×

À partir du 6ème jour, j’ai préféré profiter de l’instant présent plutôt que d’être vissée derrière mon appareil photo – il y en a donc peu – j’espère que vous me pardonnerez =)

Le lendemain on décide d’aller passer une partie de la journée à Concarneau, une ville qu’on connaît peu. On découvre avec grand plaisir sa ville close et ses charmantes ruelles. Cet îlot de forme irrégulière, entourés d’épais remparts, est relié à la ville par deux petits ponts. On comprend vite pourquoi l’endroit vaut à Concarneau d’être classée Ville d’Art et d’Histoire, ce lieu atypique est un vrai bijou. On y flâne longuement, repassant parfois dans les mêmes ruelles. On décide même d’y déjeuner tant on s’y sent bien. Il va de soit que notre choix s’est porté… sur une crêperie! ;-)

J’y repère 2 chouettes adresses (toutes 2 situées dans l’artère principale de la ville close : la rue Vauban) et les note précieusement sur un carnet pour les partager avec vous (j’ai dû me retenir bien fort pour ne pas y laisser l’intégralité de mon compte en banque) :

  • Sentier côtier – une boutique de décoration, de vêtements, d’accessoires, etc… dont beaucoup sont réalisés à la main par des créateurs et créatrices locaux.ales. Il y a tant de jolies choses dans ce magasin! J’ai eu un énorme coup de coeur pour la marque éponyme Sentier côtier : des créations textiles artisanales beaucoup trop mignonnes. Il y a des mouettes, des sirènes, des crabes…
  • Tillandsias – une boutique qui est un pur régal pour les yeux pour quiconque aime les plantes. Parfois surnommées “les filles de l’air”, les tillandsias sont des plantes vivaces fleuries à croissance rapide. Elles peuvent être terrestres ou aériennes, ces dernières pouvant s’accrocher à tout et n’importe quoi (grâce à leurs racines qui font office de “crampons”). Certaines ont des feuilles recouvertes de petites écailles ou encore de poils qui gardent l’eau et qui s’écartent pour nourrir la plante. La plupart des Tillandsias produisent des hampes florales et des fleurs absolument incroyables, aux couleurs très vives.

En milieu d’après-midi, on reprend la route en suivant la côte. On passe par Névez et sa magnifique Anse de Rospico. Puis on s’arrête pour la nuit à Moëlan-sur-mer, où l’on trouve un chouette spot avec vue.

Le lendemain, on s’arrête au petit port de Doëlan pour remplir le réservoir d’eau. C’est mignon à souhait et pendant que David s’occupe du remplissage, je ne peux pas m’empêcher d’aller prendre une ou deux photos ;-)

On file ensuite sans s’arrêter jusqu’à la petite commune de Gâvres, à l’entrée de la rade de Lorient. On y déjeune tranquillement et on y passe tout l’après-midi, les pieds dans l’eau. Puis on passe la soirée à Etel avant de se poser pour la nuit à Erdeven. Et quelle nuit… Vers 1 heure, la foudre tombe à quelques mètres seulement du van, immédiatement suivie d’un grondement d’une force inouïe. Côté météo, on est en alerte orange, et on comprend rapidement pourquoi. Pendant 2 heures on subit un orage d’une violence sans nom. Autant le dire, je suis au bout de ma vie et j’ai l’impression qu’on va y rester ^^ David n’en mène pas large non plus… On en rigole un peu aujourd’hui mais c’était vraiment un mauvais moment.

Le lendemain, le temps est gris et pluvieux, ce sera la seule journée “moche” de notre roadtrip. On décide d’aller faire quelques courses et de se poser face à la mer, les dominos sont nos amis ;-) Et on file ensuite dans un camping à Plouhinec. On craint que l’orage ne recommence et on n’a absolument pas envie de se retrouver une nouvelle fois seuls et isolés.

Il nous reste maintenant 2 jours avant la fin de ce roadtrip et, comme on l’avait prévu avant de partir, on les passe à Quiberon, mon Quiberon d’amour ♥ J’y ai passé toutes mes vacances d’été étant petite, c’est une ville qui a une place toute particulière dans mon coeur. Quelques membres de notre famille y sont d’ailleurs en vacances, on passe leur faire un coucou. Et on en profite, évidemment, pour manger une (énorme gaufre) et une (encore plus énorme) glace (si vous voulez les meilleures, c’est juste à côte de la boutique des Niniches que ça se passe).

On prend le temps de passer dans mes coins préférés : la Pointe du Conguel, Port Haliguen (qui est en grands travaux), la côte sauvage, la grande plage… Je m’y sens bien, apaisée, heureuse (et émue aussi).

On quitte Quiberon en milieu d’après-midi en direction de Morlaix, pour ramener le van. On récupère notre voiture et on met un bon quart d’heure à s’y réadapter, on a littéralement l’impression d’être assis par terre ;-)

J’espère que cet article vous aura plu et que vous aurez pu y piocher de bonnes adresses =)

5 petits mots

  1. So

    Merci de nous faire voyager avec toi à travers cet article!
    J’ai vraiment très envie de visiter la Bretagne et les photos du Cap de la Chèvre me font particulièrement rêver, le printemps prochain peut être :-)

    Bonne semaine à toi!

    Répondre
  2. 3pommes

    Quel plaisir de lire ton récit , çà donne vraiment envie ! J’aime bien l’idée des + et des – et c’est vrai que l’histoire des douches me freine un peu mais je rêverais de voyager en van ! Un jour peut-être , en attendant je me suis régalée !

    Répondre
  3. Auriane

    Ca m’a fait bizarre de lire tout ça, et un petit sentiment nostalgique, puisque comme (presque) tous les ans depuis dix ans, je suis partie 10 jours à Plovan avec mes parents! (qui ont pour projet d’aller vivre en pays Bigouden, les veinards, ça va changer de l’Ain), et voir la partie sur les ruines du languidon et la plage Ru’ Vein m’a fait sourire! (d’ailleurs, cette plage est tellement chouette qu’on peut marcher dessus depuis Pen’Hor (à côté de Plovan) jusqu’à la Pointe de la Torche… je vous le conseille si vous repassez dans le coin et que vous avez le temps :)

    Passe une bonne soirée, plein de bisous à toi & tous les poilus

    Répondre
  4. Mélanie

    C’est bien vrai ça, “elle est sacrément belle notre région” ! Équipés d’un van depuis le printemps, nous profitons tout comme vous l’avez fait de découvrir ou redécouvrir le Finistère essentiellement, mais pas seulement ! Tous les coins que vous avez visité donnent envie en tout cas ;)

    Répondre

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