Consommation, étiquettes, prix juste… | où j’en suis

En voilà une réflexion que je souhaitais aborder avec vous depuis quelques semaines. À vrai dire, on a déjà eu l’occasion de parler consommation par ici. Mais j’avais envie d’embrasser ce sujet de façon plus globale et de vous faire part de mon point de vue en la matière (qui n’est pas figé dans le temps, je le précise, il est donc susceptible d’évoluer avec le temps).

Quand j’y pense, je reviens de loin. J’étais il y a quelques années une grande consommatrice. De tout. Cosmétiques, vêtements, décoration… J’ai dépensé une somme que je considère comme astronomique dans beaucoup de choses futiles. C’est une erreur que j’ai longtemps regrettée amèrement. Mais ce qui est fait est fait, et ne peut plus être défait. Aujourd’hui, j’ai tendance à être plus clémente envers moi-même. J’étais jeune, pas assez mâture et bien que cela ne soit pas une excuse, je me dis que je n’avais simplement pas encore trouvé le bon chemin. Celui que j’ai emprunté un peu plus tard et sur lequel je suis encore aujourd’hui.

Parlons d’aujourd’hui justement. S’il y a bien une chose que je déteste, ce sont les étiquettes. Ou les cases comme vous préférez. Alors mettons de suite les choses au clair : je ne suis ni minimaliste, ni zéro déchet, ni végane, ni n’importe quel autre « courant » en vogue (bien que le véganisme soit en réalité un mouvement politique). Je suis juste Julie, une personne qui a pris conscience qu’elle pouvait changer pas mal de choses à son échelle et qui a envie de faire sa part. Certes, je tends vers le véganisme. Certes, j’essaie de réduire un peu mes déchets. Mais je ne suis pas QUE ça.

Les étiquettes ont bien des désavantages à mon sens et celui-ci est de loin le pire : elles vous emprisonnent. Allez à une soirée et affirmez au cours d’une conversation que vous êtes végane ou zéro déchet. Sans même s’en rendre compte, votre interlocuteur vous aura « catalogué.e » en vous rangeant dans les cases prévues, celles qu’il a lui-même créées de façon totalement subjective, en fonction de ses propres croyances et convictions. Parce que c’est pratique, rassurant, et que mine de rien, sortir du cadre ça fait peur! Et ça, c’est tellement dommage…

Finalement, je me considère davantage comme quelqu’un d’avertie. Une consom’actrice qui a soif de faire mieux, de vivre mieux. Tous les domaines sont touchés : l’alimentation bien sûr, l’habillement, les cosmétiques, le divertissement… Chaque choix du quotidien devient un acte militant à part entière. Bon d’accord peut être pas tous mais beaucoup =) Quand je nettoie ma maison avec des produits ménagers naturels et faits maison, je fais un pas. Quand je déguste un bon petit plat préparé avec les légumes de mon jardin, je fais un pas. Quand je vais faire quelques courses dans un magasin de producteurs, je fais un pas. Et tous ces petits pas mis l’un devant l’autre forment une longue marche vers un mode de vie plus respectueux et éthique.

Ce ne sont là que des petits gestes, j’en suis consciente. Il y a quelques mois, j’ai d’ailleurs lu un article fort intéressant traitant de leur inutilité, seul un changement au niveau des politiques, des gouvernements et des industriels étant susceptible de faire évoluer la donne (impossible de retrouver l’article en question en ligne…) Bon… Bien que je comprenne ces arguments, je suis également persuadée qu’une grande partie du pouvoir est entre nos mains, ou plutôt dans notre porte-monnaie. Et puis je crois aussi qu’il est plus confortable et facile de se mettre des oeillères en se persuadant qu’il ne sert à rien d’agir à notre petite échelle individuelle. Ça nous facilite le quotidien c’est certain, mais ce n’est pas de cette façon que je vois les choses de mon côté.

Avec le temps, j’ai aussi appris à être moins exigeante envers moi-même. Mettre un pied dans une démarche de mieux vivre / vivre autrement, c’est se rendre compte de tous ses travers. De toutes ces choses qu’on ne fait pas ou qu’on fait mal et qui pourraient être faites autrement. Alors on veut tout changer d’un coup ou on s’affole parce que « zut il y a encore du papier absorbant dans la cuisine, ça fait des déchets ». Rome ne s’est pas construite en un jour et une démarche de ce type ne peut que prendre du temps pour être pérenne et, surtout, pour ne pas alimenter de frustrations.

Je me suis très souvent auto-culpabilisée en voyant qu’il me restait des habitudes à changer ou de nouveaux gestes à intégrer dans mon quotidien. Ce n’est pas la bonne solution et je suis aujourd’hui bien plus clémente envers moi-même. J’ai davantage tendance à me féliciter en me retournant et en regardant le chemin parcouru depuis tant d’années. Il y a encore bien des choses (petites ou grandes) que je pourrais mettre en place pour réduire mon empreinte écologique. Mais au lieu de me les rappeler chaque jour, je mets l’accent sur ce que je fais déjà. Pour le reste, j’ai une petite liste et j’en fais un point tous les trimestres afin d’en suivre l’évolution.

Toujours dans cette optique de « non-auto-culpabilisation », il y a aussi quelque chose que j’ai arrêté de faire : me comparer aux autres. C’est parfois inconscient et ça peut même être « gratifiant » lorsque la comparaison a lieu avec quelqu’un qui ne fait presqu’aucun effort pour consommer et vivre autrement. Reste que ce n’est ni sain, ni productif. Et je ne vous parle pas du cas où vous vous comparez à quelqu’un qui en est à une étape bien plus avancée (que ce soit dans l’alimentation, dans la réduction des déchets ou autre) : vous faites ressortir vous-même tous vos petits travers / faiblesses et vous vous démoralisez plus qu’autre chose.

Alors voilà où j’en suis, grosso modo :

 J’ai une alimentation essentiellement végétale mais il m’arrive encore de consommer des produits animaux (sauf viande et poisson), à l’extérieur notamment. Je peux manger un bonbon à un anniversaire. Je mange souvent le gâteau de belle-maman dans lequel il y a du lait et des oeufs parce que je vois qu’à côté de ça elle fait beaucoup d’efforts et que mine de rien, pâtisser sans ces ingrédients est compliqué pour les novices. À la maison, en particulier en hiver, les produits de la ruche sont les amis de mon système immunitaire un peu paresseux. Je ne me prends pas la tête sur certaines choses, comme les vins. Je ne suis « que » végétarienne en voyage parce que je n’ai pas envie de me casser la tête…

 J’utilise un maximum de produits naturels / Bio à la maison, qu’il s’agisse de cosmétiques ou encore de produits ménagers. Mais j’en utilise peut être – sûrement même – plus que d’autres personnes. La cosméto naturelle c’est un peu mon dada, j’aime ça, alors tant pis pour le minimalisme.

 Je laisse une grande place au fait maison, j’ai mon propre jardin et j’achète aussi énormément en vrac. Mais lorsque je n’ai pas le temps ou que je ne le prends pas par pure flemme, ou même lorsque ça me fait plaisir, j’achète également des produits emballés qui font qu’une fois par mois, j’ai un sac poubelle de déchets résiduels. Des déchets qui ne se recyclent pas / qui ne sont pas biodégradables.

D’une manière générale, je ne suis pas, ou devrais-je peut-être dire plus, dans une quête de perfection. Dans tous les cas, à moins de partir vivre nu dans une grotte, celle-ci est inatteignable. J’ai conscience de mes travers, de mes défauts, mais je les assume parce qu’ils répondent justement à ce besoin d’équilibre constant entre mes convictions d’un côté et mes envies, aussi égoïstes soient-elles, de l’autre.

Parlons justement des envies. Ai-je réellement besoin de toutes les choses que je possède? Non. Ai-je réellement besoin de toutes les choses que j’achète, certes dans une moindre mesure aujourd’hui? Pas plus. Le dernier album d’un artiste que j’apprécie, un livre qu’il me ferait plaisir de lire, une nouvelle plante pour la maison, une huile végétale dont les vertus cosmétiques m’intéressent, une jolie nappe en lin dont la couleur me plaît… Toutes ces choses sont superflues, elles ne sont nullement nécessaires à ma vie en tant que telle. Pour autant, bien que je sois désormais très loin de l’achat-pulsion, je ne me prive pas. J’achète ces choses non pas parce que j’en ai besoin mais parce que cela me fait plaisir.

Oui on est dans le superflu et dans le non-nécessaire (mais pas forcément non-utile). Néanmoins, j’en ai pleinement conscience et je pense que c’est finalement ça l’essentiel.

Toujours est-il que je dépense / consomme nettement moins qu’auparavant. Et ce grâce à plusieurs choses. Mon cheminement bien sûr, m’amène désormais à réfléchir avant chaque achat. Un ami m’a dit un jour, acheter c’est dépenser, mais c’est aussi dé-penser. Cette phrase m’a réellement marquée et je l’ai gardée en tête depuis. Alors désormais, avant chaque achat, j’essaie autant que possible de penser. Ça peut paraître absurde dit comme ça. Mais j’essaie toujours de me poser quelques questions (pas celle de l’utilité puisque si vous m’avez lu jusque là, vous aurez compris que ce n’est pas un de mes critères).

 L’objet est-il de bonne qualité? Où est-il fabriqué? Ne risque t-il pas de me lasser rapidement? Est-il intemporel? Ai-je envie de l’acheter parce qu’il me plaît réellement ou parce qu’il correspond à ce qu’on voit partout en ce moment sur les réseaux sociaux? Son prix est-il juste? (On reviendra sur cette notion de prix « juste » un peu plus bas) Croyez-moi, j’ai plus d’une fois reposer un objet en magasin ou annuler une commande sur internet en me posant ces simples questions.

Deuxième chose qui m’amène à moins dépenser / consommer : gagner moins d’argent. Difficile de faire plus radical ;-) Opter pour une activité de freelance après quelques années en tant que juriste a été un gros changement sur de nombreux plans, y compris celui du salaire. Clairement, je gagne désormais nettement moins bien ma vie. Je ne vais pas vous dire que c’est facile tous les mois et qu’il n’y a pas des périodes d’angoisse et de stress. Il y a même des moments où la sécurité d’un CDI me manque un peu, je l’avoue. Mais ma qualité de vie est tellement TELLEMENT meilleure que les avantages prennent largement le pas sur ces petites « galères ».

Enfin, je ne le cache nullement, tenir ce blog me permet également de moins consommer / dépenser à titre personnel. Bien que je fasse un énorme tri dans les propositions d’envoi de produits que je reçois, celles que j’accepte me permettent aussi de faire des économies dans certains cas, lorsqu’il s’agit de produits de base. L’exemple type : un dentifrice ou un déodorant.

En parlant d’économies, mon avis sur la notion de prix juste a lui aussi évolué. Vous le savez sûrement puisque je le dis régulièrement, je préfère mille fois payer plus cher pour avoir un produit éthique et de meilleure qualité. C’est notamment le cas du côté de l’alimentation. Je ne rognerai jamais sur mon budget courses, tout simplement parce que la santé passe en priorité par l’alimentation que que la santé n’a pas de prix. C’est un choix. Je préfère me priver sur autre chose (les sorties notamment) pour pouvoir mettre ce que je veux dans mon assiette.

Dans une moindre mesure – puisque j’achète peu en la matière – c’est également le cas des vêtements. Je pense notamment à ma parka Hoodlamb achetée l’an dernier et que je viens tout juste de ressortir. C’est un manteau très chaud en chanvre et coton Bio qui m’a coûté 230€ (en soldes!), soit une somme considérable. Pour autant, c’est un investissement que j’ai mûri plusieurs mois et que je ne regrette absolument pas (je vais sûrement garder cette parka de nombreuses années). La qualité est plus qu’au rendez-vous, les matières utilisées sont à la fois véganes et écologiques, et bien que la marque fasse fabriquer ses modèles en Chine, elle est parfaitement transparente à ce sujet et travaille avec de petits ateliers respectueux de ses employés.

Sur ce point (le made in China) il y aurait d’ailleurs beaucoup à dire. On a trop souvent tendance à diaboliser la fabrication chinoise (moi la première) et à encenser le made in France alors que cette vision manichéenne n’est pas toujours justifiée. À ce sujet, je vous conseille ce très bon article de Bonne Gueule, qui est particulièrement éclairant, et dont il ressort une interrogation claire et sensée : et si on s’intéressait à la qualité plutôt qu’à la provenance?

Pour en revenir à cette fameuse parka Hoodlamb, encore une fois sa qualité est juste incroyable. Imaginez son prix si la marque avait décidé de la faire fabriquer en Europe? Soyons sérieux, achèteriez-vous un manteau à 700€? Moi non en tout cas…

J’en reviens donc à cette notion de prix juste. Si le prix me semble justifié dans certains cas (comme pour cette fameuse parka), je me pose de réelles questions à son sujet dans d’autres, en particulier du côté de l’alimentation. Il y a encore quelques mois, je faisais mes courses en magasin Bio sans trop me poser de questions. Certaines choses me paraissaient chères mais je me disais simplement qu’il s’agissait du prix juste, permettant de rémunérer chaque acteur de la chaîne comme il se doit, du producteur jusqu’au consommateur.

Et puis, j’ai commencé à cogiter, à m’interroger et à discuter avec certains producteurs. Certaines choses m’ont interpellée, d’autres m’ont permis de remettre en question plusieurs croyances que j’avais acquises au fur et à mesure de mon cheminement. D’une manière générale, je crois d’ailleurs qu’il est important de toujours garder un esprit critique et, surtout, de prendre du recul de temps à autres. Car à force d’avoir « le nez dans le guidon » et d’être persuadé.e qu’on est sur la bonne voie, on en oublie qu’on reste in fine des consommateurs à qui l’on cherche à vendre des produits.

C’est ainsi que j’ai commencé à remettre plusieurs prix en question, notamment ceux qui sont pratiqués en magasin Bio (je vous en ai d’ailleurs déjà parlé en vidéo). Je conçois qu’un magasin Bio pratique des prix plus élevés, justes du moins, parce qu’il soutient les producteurs, parce qu’il ne fait pas les mêmes économies d’échelle que les GMS ou encore parce qu’il fait des choix de distribution différents. Je ne remets d’ailleurs absolument pas en question le militantisme de certaines enseignes, qui font un travail formidable au niveau de la mise en avant de la production locale, de l’agriculture paysanne, et qui soutiennent souvent de belles associations.

Mais à l’heure où la demande de produits Bio augmente – pour ne pas dire explose – je ne comprends pas pourquoi certains prix ne baissent pas. L’absence de baisse sur certains prix est explicable et justifiable par le fait que la demande n’arrive pas à suivre. Un phénomène de rareté se produit et les prix se mettent alors à flamber. Mais ce n’est pas toujours le cas. Un exemple tout simple datant de cet été : le prix des melons. Une famille lambda peut-elle se permettre d’acheter 2 melons Bio par semaine ou plus alors que ceux-ci sont à 5€ pièce? Comment ce prix est-il justifié alors que je me suis vu dire par un producteur que c’était une belle année à melons, très productive, et qu’il en perdait lui-même une partie pour cause de surplus?

Et on en parle du prix des courges en ce moment? Celui-ci est très souvent calculé au kilo et non à la pièce, il grimpe donc particulièrement vite. Quand je vois qu’avec 2 plants (dont j’avais récupéré les graines sur une ancienne butternut), j’ai récolté plus d’une vingtaine de courges, je l’admets, le prix en magasin Bio me laisse particulièrement dubitative…

Pour tout vous dire, j’ai l’amer sentiment que cette notion de « prix juste » est parfois instrumentalisée et utilisée en guise de « prétexte » afin de vendre plus cher et d’augmenter la marge. On a tellement entendu parler de la nécessité de justement rémunérer chaque acteur, le producteur en particulier (ce avec quoi je suis pleinement d’accord), qu’on s’est mis en tête une équation simple : prix élevé = qualité + éthique, et c’est tout.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, tout n’est pas tout noir ou tout blanc. Certains magasins pratiquent des prix tout à fait corrects et pleinement justifiés. Mais alors comment les distinguez me direz-vous? Telle est la question. À titre personnel, je suis persuadée qu’un retour à la proximité reste la meilleure solution. Se fournir directement auprès d’un maraîcher, que ce soit sur son exploitation, via une AMAP, sur un marché… est selon moi l’option la plus sûre pour avoir des fruits et légumes de qualité à prix juste. Mais je le conçois, ce n’est pas toujours simple suivant son lieu d’habitation…

Voilà où j’en suis de mon côté : je me fournis essentiellement dans les magasins de producteurs et sur les marchés Bio pour les fruits et légumes que je ne cultive pas dans mon jardin; pour le reste je continue d’aller en magasins Bio en regardant attentivement les prix.

Je vous félicite si vous êtes arrivé.e.s jusqu’ici, ma réflexion était à la fois longue et un peu décousue, ahem.

Je suis vraiment curieuse d’avoir votre point de vue sur tout ça, alors n’hésitez pas à le partager en commentaire, c’est fait pour ça ;-)

À très bientôt!

59 petits mots

  1. A.

    Voilà pourquoi j’aime lire tes articles, tu es objective et non culpabilisante (pour un jeune Padawan du « vivre mieux » qui vit avec un consumériste forcené, c’est important^^).

    Je me suis fait récemment cette réflexion du « prix juste » en lisant quelqu’un qui se vantait d’acheter un vêtement tricoté main via Etsy. Alors soit, c’est fait par une dame française, mais je tricote, et vu le prix auquel est la matière première et les heures de travail que demandent cette activité, le prix auxquel cette dame vend ses réalisations (qui n’étaient même pas des créations vu que la moitié des modèles étaient ceux d’une designeuse anglaise, qui en plus interdit l’exploitation commerciale de ses modèles, mais c’est un autre débat) ne lui permettrait pas d’en vivre. J’irais même plus loin en disant qu’à ces tarifs, si on prend en compte l’ensemble des charges et du temps de travail demandé, elle est certainement payée à un tarif horaire inférieur à ceux pratiqués dans les pays dont on dénonce les pratiques.
    Alors tout ça je le sais, parce que je tricote. Mais les gens qui ne le savent pas, ils font comment pour juger du « juste prix » de ce qu’ils achètent ?

    Bref, tout ça pour dire que ça résonne beaucoup en moi ces derniers temps, et que j’ai beaucoup de mal à concilier mes envies de « mieux vivre » (voire « mieux Être ») avec mes moyens (quasi nuls, je ne peux plus faire grand chose), la vie avec mon homme, le fait de vivre dans un quasi-désert (de champs de patates et de betteraves élevées aux pesticides) et mon manque de connaissances dans bien des domaines.

    J’apprends, je m’informe, et je tente de faire au mieux. Alors je vais suivre ton précepte et regarder d’où je viens plutôt que regarder un peu trop vers où je voudrais arriver. Merci pour cette leçon de patience.

    PS : je crois que mon comm est aussi un peu décousu^^

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    1. Helene

      Je crois que c’est la culture amérindienne qui pense à l’inverse de nous dans ce domaine. Nous nous voyons tournés vers l’avenir, ce qui est plus ou moins angoissant..
      Au contraire, eux se voient tournés vers le passé. Le passé est devant eux : ils savent d’où il viennent et ce qu’ils en ont fait. L’avenir est derrière eux: ils ne le voient pas encore et ne l’ont pas encore découvert. Aucun stress donc. Juste s’appuyer sur notre passé, en tirer des leçons puisqu’il constitue notre base.. Et aller vers l’inconnu forts de ça !

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      1. Helene

        Oh et Julie.. Merci pour cet article ! (La goujate qui ne prend même pas la peine de le dire… )
        Il est vraiment doux pour nos esprits têtus qui en attendent toujours trop de nous même..

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  2. Léa

    Coucou Julie !
    Ta réflexion est très intéressante et surtout déculpabilisante ! C’est bête mais c’est de plus en plus rare de voir/entendre/lire qu’on n’est pas parfait et que la somme de tous nos petits pas c’est déjà super ! J’ai parfois été tentée de tout changer d’un coup et c’est déprimant de se rendre compte qu’on n’y arrive pas, qu’on ne peut pas atteindre le niveau fixé en très peu de temps.
    Aussi, sur une petite note un peu plus marrante, quand tu avais annoncé cet article dans ta dernière vidéo, comme tu as parlé d’étiquettes moi j’ai compris que tu allais nous apprendre à lire et décrypter les étiquettes haha #teampremierdegré
    Je te souhaite un très bon dimanche :)

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  3. Lucie

    Wahou, quel article !

    Je m’interroge également sur le sujet depuis quelques temps, et revoit peu à peu ma manière de consommer. Je conçois mon argent comme ma meilleure manière de « voter » et de faire entendre ma voix, j’essaye donc d’être vigilante à comment je le dépense et à qui je le donne. Mais je pense, comme toi, que c’est un cheminement qui évolue avec le temps et évoluera surement pour le reste de ma vie. L’essentiel n’est-il pas déjà de se poser des questions?

    Merci d’avoir partagé ta réflexion avec nous.

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  4. elisa

    Bonjour Julie,
    1er commentaire de mon cote après plusieurs années de lecture car c’est un article qui appelle à l’interaction et ce que j’en retiens justement c’est ça : plutôt que de mettre les gens dans des cases ou de se comparer, l’observation et la discussion permettent une prise de conscience et une réflexion sur son mode de vie (je te rejoins sur le fait qu’acheter ou pas est preuve de validation) et comment faire mieux (chacun à son rythme, à son niveau et selon ses priorités et besoin).
    bien sûr la destination est importante, mais tout le cheminement est déjà une grande avancée et chacun emprunte un trajet différent selon ses propres sensibilités.
    pour moi, le plus important, quelque soient ses propres choix de consommation (même si les miens se « radicalisent » de plus en plus en quantité et qualité) est surtout surtout de rester à l’écoute des autres pour une société bien plus agréable à vivre (discuter et comprendre sera toujours plus important pour moi que juger – dans un sens ou dans l’autre).
    Même si je ne partage pas tout ton (je me permets le tutoiement, j’espère que cela ne te dérange pas) mode de vie, je te remercie mille fois pour toujours me faire réfléchir sur le mien sans jamais me sentir en faute… l’amélioration collective et continue !
    bonne journée

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  5. Leslie

    Très bon article dont je ne suis pas d’accord avec tous les points, mais c’est notre différence qui fait notre complémentarité, non ? :)
    Notamment sur la question des étiquettes. Personnellement, je les trouve plutôt importantes dans le seul et unique cas où c’est toi qui te les pose. J’avais fait une vidéo à ce propos sur ma chaîne, si jamais tu as un peu de temps et d’envie. Cependant, j’entends tes arguments, notamment celui qui est que les personnes auprès de qui tu te définis risque d’avoir une vision biaisée de l’étiquette (le véganisme est encore vu comme un truc chiant et une mode alors qu’il s’agit bien d’une lutte politique comme tu l’as dit, etc…).

    J’aime l’honnêteté que tu dégages, tu es une personne riche et formidable, Julie. Rare sont les personnes qui osent affirmer que recevoir des produits leur font faire des économies, alors que cela est clairement non-contestable.

    J’ai lu jusqu’à la fin et j’ai trouvé, au contraire, ta réflexion plutôt bien agencée et suivant une bonne logique. J’ai beaucoup aimé la partie sur le « prix jute » et je suis en très très grande partie d’accord avec toi. Tu mets des mots justes sur ces phénomènes. Merci beaucoup pour cet article, Julie. Je te souhaite une belle journée.

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  6. Alessia

    Très bel article. Je partage beaucoup ton point de vue, sauf pour le veganisme. Je me dis vegan, et j’accepte l’étiquette vegan au quotidien, parce qu’elle implique des choses bien plus grandes que le zéro déchet, etc (même si la demarche zéro déchet est importante et fait aussi de plus en plus partie de ma vie). Comme tu l’as dit, c’est un combat politique, et je pense que je suis désormais à un point où accepter cette étiquette fait partie du militantisme, surtout que la consommation est 100% végétale, même à l’extérieur ^^
    Bonne continuation dans ta démarche, on apporte tous notre pierre à l’édifice. En faisant de son mieux, on se met sur un chemin positif et inspirant :)

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  7. Emily

    Vraiment un article au top Julie! J’adore lire tes articles! Tu est l’un de rares blogs que je m’empresse de consulter dès que je reçois la notification sur Instagram ou mail.

    Je suis totalement d’accord avec toi, ici on prend nos légumes dans une Amap, on a fait un mini potager mais déménagement prévue donc la on va attendre la nouvelle maison. On essaye de consommer du mieux qu’on peut! Et on va au marché ou en biocoop pour nos fruits ou légumes que l’on n’a pas.

    J’étais avant une très grande consommatrice et acheteuse mais maintenant je me pose la question avant d’acheter un produit! Je préfère avoir moins mais de meilleure qualité et réfléchir à l’utilite que j’aurais ou non?

    Ton blog et tes vidéos m’aident beaucoup dans ma démarche de mieux consommer, tu est une personne simple et tu ne me culpabilise pas.

    D’ailleurs nous testons beaucoup de choses de ton blog, café d’orge, graines de sarrasins! Pour te dire nous sommes même aller dans les
    Biocoop de Cleunay et Cesson Sevigne après t’avoir entendue en parler dans plusieurs vidéos.

    Bon dimanche à toi.

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  8. Claire

    Hello !
    Merci pour ce bel article complet que j’attendais avec impatience :-)
    Je suis tellement d’accord sur cette culpabilité qu’on s’inflige, alors que chaque petit pas est toujours plus que rien ! Après, il faut faire aussi en fonction de ses moyens. Ici, on se prive de pas mal de choses, j’ai un métier merveilleux (musicienne, prof de flûte traversière, éveil) mais coûteux (instruments, partitions…) et peu rémunérateur, mais merveilleux. Alors on fait comme on peut. On ne consomme que des produits du marché : viande (du coup, rarement, car plus cher), fruits, légumes. Nos maraichers ne sont pas toujours bio mais nous les connaissons bien et ils ont un mode de production raisonné. Je sais où va mon argent. Pour les courses en grande surface (plus rare) ou en magasin bio, je suis intransigeante avec certains produits (féculents complets toujours bio, lentilles, pois chiches bio). Et je suis plus souple sur le papier toilette, l’essuie-tout, et des produits de ce type. Grâce à toi, on fait nos produits de ménage. Tout ce qui concerne la vaisselle, on dit merci à la marque Ecodoo (l’Ecocert me parle plus que le bio, sur ces produits), reste la lessive ou avec un homme allergique au savon… On s’en tient aux marques « les moins pires » des GMS. En cosmétiques, je m’intéresse de très très près aux étiquettes et je ne fais pas toujours le choix du bio (parfois, c’est un peu de l’arnaque. 10% de bio et le reste de cochonneries…) mais je privilégie les produits écocert quand je trouve ce dont j’ai besoin pour ma peau compliquée. Bref, tout est une question d’équilibre et de priorités.
    Je suis d’accord avec ta réflexion sur le prix juste, et je m’interroge parfois sur les labels. Certains produits qui n’ont pas de labels ont tout de même des engagements et une éthique respectacle, d’autres produits bio (en cosmétique notamment) sont bio mais bourré de cochonneries en parallèle, et je me rappelle du choc le jour où j’ai vu que des pâtes à tartiner bio contenait une belle dose d’huile de palme. J’étais hyper déçue (et j’ai trouvé nouvelle chaussure à mon pied!)…
    Bref, je reste persuadée que si tout le monde fait à son échelle et se rappelle que le pouvoir est dans le porte-monnaie, on irait dans le bon sens tous ensemble. Et parfois je me demande si ceux qui font de la m**de en pleine conscience pour faire du profit mange leur produits ou vont se fournir au marché/magasin bio du coin ;-)
    Bon dimanche à toi!

    Répondre
  9. Anaïs

    Tu n’imagines pas la gratitude que je ressens envers toi à la lecture de cet article.
    Tu as abordé tout cela avec justesse en mettant des mots sur ce que je n’arrivais pas à qualifier.
    Merci de déconstruire tout ce qu’on essaye de nous mettre dans la tête, cette course à la perfection, tu m’encourages à continuer à faire des efforts alors même que je commençais à les trouver insignifiants.
    Et puis, en tant que juriste (en formation) ça me fait plaisir de voir qu’il peut y avoir une vie après le droit !
    Merci pour tout !

    Répondre
  10. Délia

    Coucou Julie!
    Je t’ai connue il y a si longtemps, à cette période où tu collectionnais les rouge à lèvres vegan venus d’Amérique! J’ai suivi toute ton évolution, au début de loin, et puis maintenant de près.
    J’ai aussi avancé en essayant de me mettre dans des cases, parce qu’au départ c’est rassurant d’appartenir à quelque chose,d’être entouré de gens qui ont des convictions identiques. Quelque part aller à contre courant c’est aussi se sentir seul par moments, et c’est difficile tout au début, car on a du mal à rassembler ses idées, ses aspirations, ses contradictions.
    A force, j’ai fini par quitter un peu les cases. Je ne suis pas vraiment végane car je suis pâtissière et je goûte régulièrement des desserts de chefs. Je ne suis pas zéro déchet parce que j’achète encore du tofu emballé dans du plastique. En plus je ne sais même pas faire mon liquide vaisselle sans qu’il ressemble à un rendu de bébé.
    Je crois qu’à force ces cases ont fini par me blesser et comme toi maintenant, j’ai grand mal à répondre de manière concise quand on me demande ce que je suis. J’imagine que les cases ont au moins l’avantage de rendre les choses plus aisées de ce coté ;) !
    Pour ce qui est du juste prix, je trouve qu’il est aussi difficile de le connaître même en visant coté producteur : les amap abusent clairement sur les tarifs et ce n’est pas bio pour tout près de chez moi. Quel intérêt dès lors de soutenir des agriculteurs qui profitent de ce système pour pratiquer des prix plus élevés que des magasins qui ont toute une logistique derrière à rémunérer aussi?
    Je me demande où va aller le bio, mais je sais que j’achète pour encourager le modèle qu’il promeut. Dans la mesure om c’est français. Et le melon, je me suis dit comme toi. Je me demande cependant si le prix n’est pas un résultat de la rareté des producteurs en bio. En France la demande court plus vite que l’offre, c’est aussi un problème, sachant qu’il faut plusieurs années pour convertir une parcelle.
    Avec tout ça, et au milieu le bio « non éthique » de grande surface, emballé douze fois et finalement pas si avantageux que ça en terme de prix, et qui provient de l’autre bout de la planète, pas facile de faire le tri en tant que consommateur!

    En tout cas c’est une réflexion que beaucoup partagent certainement dans les milieux du bio/végé/écolo (peut-on qualifier ça d’alternatif sans ranger encore dans une case?) ; j’espère que de plus en plus de monde fera tomber les barrières et acceptera que de toute manière, une consommation 100% respectueuse est IMPOSSIBLE de nos jours.

    Bon dimanche, et courage avec tes paons. Peut-être qu’ils veulent que tu danses pour montrer qui est le patron ;-)
    (ça coûte rien d’essayer, mais n’oublie pas de filmer hihihi)
    :-*

    Répondre
      1. Délia

        Salut Célia!
        J’ai déjà essayé mais je trouve pas ça super pratique à prélever, je voulais en fait un truc vaguement liquide (puis mon copain est pas trop dans le trip, donc autant dire que faut pas non plus que je change toutes les habitudes d’un coup, déjà qu’il fait des efforts … :-) )
        En tout cas merci pour ce rappel sur l’appellation, c’est toujours bon à prendre et reprendre!

        :-*

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  11. Ophélie

    Coucou Julie,
    J’ai trouvé ton article très déculpabilisant et ça fait un bien fou. J’ai été végétarienne pendant 4 mois sauf que j’ai fais une grosse carence en Vitamine B12 avec malaise à répétition (je ne savais pas que c’était ça), mon médecin m’a conseillé de reprendre la viande ou au moins le poisson. Dès janvier 2018, je souhaite reprendre le végétarisme (je ne te raconte pas les réflexions que j’ai eu des autres à propos de ça, à croire que j’allais finir dans le Larzac avec mes poules et manger de l’herbe… et du coup ça a laissé libre court à toutes autres sortes de réflexions suite à ma carence…)
    J’utilise également des produits naturels mais voila pas dans tout… pour les cheveux j’ai du mal, pareil pour le maquillage et pourtant chaque jour je culpabilise parce que je me dis que je ne suis pas une « vraie » à faire tout à fond… je sais c’est con :(
    Je mange pas mal de bio aussi mais parfois je me tape un gros modo… j’avoue.
    Les gens disent que c’est contradictoire et ça l’est peut être mais en attendant je me dis que je fais des petites choses par ci par la qui doivent bien aider notre terre…je l’espère.
    Alors merci Julie pour ton post, il me montre que tout n’est pas noir ou blanc et que le gris aussi c’est bien.
    J’ai hâte de redevenir végétarienne (mon corps a mis beaucoup de temps à se remettre de ma carence alors j’y vais tranquilou) je me dis que c’est déjà un grand pas. On fait ce qu’on peut entre nos valeurs, nos envies, notre budget, notre égoïsme et les jugements. Merci Julie, merveilleux dimanche à toi (mon commentaire est totalement décousu, j’espère que tu auras saisi l’essentiel :)

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  12. Célia

    Bonjour Julie!
    Pour la part du colibri : http://www.famillezerodechet.com/archives/2016/12/31/34748797.html
    Merci pour cet article déculpabilisant, ici je suis sur le chemin du zéro-déchet et minimalisme. Ma pauvreté (et ma chrétienté) fait que :
    1- Je mange moins de viande (c’est cher, et puis c’est interdit le vendredi et pendant les 40 jours de Carême)
    2- Je réfléchis avant d’acheter et je marche par investissement longuement réfléchi.
    Ce qui est dur avec le zéro déchet, c’est quand on te dis que « ça coûte moins cher » (bon, oui, par certains aspects) mais que quand tu veux t’acheter des pâtes, c’est littéralement trois fois plus cher en vrac… Ca devait pas être moins cher « parce qu’on paye pas l’emballage »??? Et puis faut trouver les bocaux, quand on vit dans petit, faut les stocker, bref. Quelques fois c’est dur, je n’ai pas fini mon cheminement mais j’avoue que si, ces derniers temps, je suis souvent fournie par les copains en légumes (ceux qui ont un potager du moins), quant il s’agit des féculents, genre pâte et riz, je craque malheureusement face aux paquets suremballés en supermarchés classique. Mais il ne faut jamais désespérer, et il faut se rappeler que déjà, c’est sûr, on fait sa part, on fait ce qu’on peut, et ça veut aussi dire que chacun agit à son échelle.
    En tous cas merci de dénoncer les prix excessifs des épiceries bio!!

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  13. Lully

    Bonjour Julie,
    D’abord je voulais te remercier, pour ton blog, tes vidéos et donc tes partages que je trouve justes et sincères (enfin j’espère hein :D ). Un de mes blogs/chaines favorite depuis loooongtemps (tu faisait encore des haul héma ^^). Bref, cette article est assez propice à l’échange et j’ai envie de te répondre :)

    Tout d’abord je suis assez d’accord avec toi sur les étiquettes que je trouve comme tu dis culpabilisantes. Je suis comme toi, principalement végane. D’ailleurs plusieurs fois, quand je mange à l’extérieur (je ne deviens que « végétarienne!) après le repas je m’interroge et souvent je culpabilise.. Parce qu’on dit de moi que je suis végane et que je mets la pression, non pas que je le cris à haute voix mais c’est comme ça.. Je n’ai pas envie que l’on me fasse des remarques désobligeantes qui me blessent au plus profond de moi #teamhypersensiblecoucou.
    Je suis également d’accord sur le point « prix juste » mais je sais que dans certaines épiceries bio ont peut discuter avec les gérants et poser des questions sur la provenance des produits, le prix,.. Je me rappelle notamment d’une biocoop quand j’habitais dans les pyrénées où je discutais souvent avec le gérant sur les produits, pourquoi certains n’étaient pas présent, les prix, comment il choisit ses producteurs,etc… Ce qui est très intéressant :)
    En revanche je ne suis pas vraiment d’accord sur cette phrase : » et si on s’intéressait à la qualité plutôt qu’à la provenance? ». Je pense que l’on doit s’intéresser au deux, parce que vraiment le made in china c’est pas joli joli, même avec une marque « transparente ». Selon moi, hein ! Je préfère m’abstenir ou trouver du seconde main déjà fabriquer en chine avant, même si c’est évidement pas facile a trouver ^^ J’irais lire l’article que tu mentionne dans le semaine :D

    Merci pour cet article que j’ai lu jusqu’au bout et que je n’ai pas trouvé décousu :D
    Bon dimanche et bon anniversaire en retard ;)

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  14. Caroline

    Un tout petit mot pour te dire Merci, tout simplement, pour ce bel article. Tu dis tout haut ce que beaucoup pense tout bas. S’interroger sur les prix de la bio, pourquoi on ne pourrait pas ? Parce que c’est bio on doit juste accepter et se taire ?
    Quand on débute dans le bio, le naturel, le retour aux choses simples, comme moi, on se tait et on accepte de payer le prix qui, forcément, doit être justifié… L’est-il toujours ? Je crois que malheureusement l’appât du gain joue encore beaucoup, même en bio… c’est triste parce qu’après tout la bio est aussi une philosophie de vie <3

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  15. Alice

    Coucou ! Je suis dans une démarche similaire à la tienne, pas forcément au même niveau sur tous les points, mais en gros on se rejoint sur le fond :) Pour les vêtements je n’ai pas encore lu les articles que tu as proposé donc je vais peut-être être hors sujet, mais pour moi le fait de ne pas acheter du made in China, ce n’est pas pour une raison de qualité mais de traitement des travailleurs. Honnêtement j’ai eu des t-shirts H&M que je gardais plus de 5ans et qui restaient en excellente qualité, contrairement à des vêtements soi-disant de meilleure qualité qui étaient troués au bout d’un an… D’ailleurs ça vient de m’arriver, j’ai acheté un jean Ekyog en août et il s’est troué tout seul, maintenant le trou est énorme et je suis vraiment déçue. Mais si je n’achète plus (ou presque) de vêtements fabriqués en Chine et Asie du sud est (etc.) c’est à cause des conditions de travail et non de la qualité.
    Pour ce qui est du prix du bio, je crois que UFC (ou 60 millions de conso) a fait une vidéo à ce sujet il n’y a pas si longtemps en dénonçant les super marchés qui déclaraient appliquer la même marge que pour le non-bio parce que fait ce n’est pas du tout logique comme ils le font au pourcentage (se prendre une marge de 0,5€ sur un kilo de courgettes non bio qu’ils achètent à 1€ = 50% de marge, donc sur un kilo de courgettes bio acheté à 2€ ça leur fait 1€ de marge et non 0,5€… bref, ils l’expliquent mieux que moi).
    En tout cas j’ai vraiment apprécié la lecture de ton article =)

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  16. Charlotte (etsionvivaitmieux)

    Coucou Julie.

    Et bien, je crois que tu as tout dit ! Du moins, ce que j’ai dans ma petite tête à moi aussi.

    J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ton article. En tant que blogueuse, je clame moi aussi le droit d’être imparfaite, de tendre vers le zéro déchet sans pour autant y être à 100% (et même loin de là), d’être parfois peut être « paradoxale », de ne pas aller au cirque et pour autant de m’autoriser à manger de la viande 1 repas par semaine puis de manger végétalien assez souvent finalement. De regarder la composition des produits que j’achète et de faire parfois des erreurs. D’être minimaliste pour certaines choses et pas pour d’autres. De prôner le made in France et pour autant… si on regarde en détail ma garde robe… et mon porte monnaie… Dur dur les étiquettes qu’on nous colle ou qu’on se colle parfois même. Comme tu le dis si bien, soyons tolérants avec les autres et aussi avec nous mêmes. Partageons nos idées, nos astuces, nos recettes et ne faisons pas semblant d’être parfaites, c’est épuisant et faux.

    Bon dimanche !

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  17. Virginie

    Coucou Julie !
    Merci pour cet article que j’ai adoré lire :)
    Je crois qu’on est nombreux à se poser les mêmes questions et à ne plus savoir vers où aller pour mieux consommer… De notre coté, on ne consomme pas trop, mais on ne compte pas quand il s’agit de nourriture comme toi. Bon et moi aussi j’ai un petit faible pour les cosmétiques bio. Sinon on essaies de bien regarder les étiquettes, acheter d’occasion (surtout pour notre fille), essayer de réparer/fabriquer quand on peux et aller chez les producteurs quand c’est possible. Le soucis c’est qu’en ile de france c’est plus compliqué de trouver des producteurs, on va souvent en boutique bio quand on a besoin de faire nos courses et les prix sont juste hallucinants parfois.
    On revient de Bretagne et on a vu plein de boutiques de producteurs, le rêve :) d’ailleurs on espère s’y installer bientôt, je trouve que la vie dans cette région nous correspondrait tellement plus… on rêve d’une vie plus simple, d’avoir notre potager, notre réseau de producteurs. Je trouve que c’est vraiment ce qui manque quand on habite prés de Paris (avec le calme bien sûr). Mais bon ce n’est pas si simple… on se donne encore 2 ans le temps de trouver un travail là bas !
    J’adore tes articles et vidéos en tout cas, je n’en loupe pas un ;)

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  18. Nanounymr

    Super réflexion ! Je commente peu ton blog parce que je te suis plus souvent sur Youtube, mais ton billet d’aujourd’hui me fait réagir ! Merci pour la réflexion sur les étiquettes, chez nous nous sommes flexitarien à tendance végétarienne (mais j’ai un papa éleveur de vaches à viandes, donc pas toujours facile d’évoquer la baisse de conso dans mon foyer, et ma mère côtoie quelques vegans aux discours un peu extrémistes au boulot … Donc il faut y aller avec des pincettes sur ce sujet !) En route vers le zéro déchet et effectivement ça m’agace de voir que lorsqu’on est catalogué, il faut être à fond dans le mouvement pour être crédible…
    Comme tu le dis, le bio ne justifie pas toujours le prix (j’ai vu une dame l’autre jour à la Biocoop devant moi payé un potimarron 18 € !! Alors que les miens poussent comme du chiendent dans mon jardin ! ) et le bio ne justifie pas toujours non plus le respect de la planète…Près de chez mes parents, ils y a un maraîcher bio qui cultivent en arrosant à outrance l’été, sans même pailler ses cultures (en gros hors pesticides, il cultive comme un gros conventionnelle qui cherchent le rendement à mort), qui se vantent de faire du local mais qui arrose les AMAP de l’ouest parisien alors qu’on est dans l’Oise… Bref le meilleur moyen de devenir consom’acteur est comme tu le dis de rencontrer les producteur et de s’informer sur ce qu’on mange !! Merci pour ce billet très instructif et qui pousse à la réflexion !

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  19. ChaM

    Ce qui me plait tellement chez toi, c’est que justement, on ne peut pas te coller d’étiquettes. Au début, lorsque je discutais de tes articles, de tes vidéos avec mon compagnon, je cherchais toujours des qualificatifs pour qu’il sache de qui je parlais. Mais ni « blogueuse beauté », ni « youtubeuse lifestyle », ni « vegan », ni « minimaliste », ni aucune des étiquettes que l’on colle si facilement aux personnes ne me convenaient pour te décrire. Maintenant, je dis « Julie », c’est bien plus simple et finalement, c’est ce qui te définit le mieux : un être à part entière, unique, capable de se remettre en question, et qui donc évolue perpétuellement.
    Et rien que ça, bon sang, c’est tellement déculpabilisant ! Et inspirant ! Tu n’es pas là pour nous dire que ce que tu fais est un exemple, tu ne cherches pas à nous imposer ta Vérité, tu es juste comme une amie avec laquelle on pourrait échanger en toute sincérité, avec nos failles, et nos doutes.

    Ce matin, je suis tombée sur une petite image où il était écrit :

    Society : « Be yourself. »
    Society : « No. Not like that. »

    Je trouve que tout est dit. Selon moi, la « mission » la plus importante de notre vie, c’est d’apprendre à se connaitre. A se connaitre vraiment. Pas ce que la société, nos parents, nos amis, notre employeur attendent de nous, ni ces étiquettes qu’on nous a fixées sur le front.
    Parce qu’une fois qu’on a compris qui on est, qu’on l’accepte et qu’on le respecte, il me semble que tout devient plus simple. Les réponses à « de quoi ai-je vraiment besoin pour vivre et être heureux ? » ou encore « quelles sont les choses essentielles pour moi ? » deviennent plus évidentes. Et de ça découle notre façon de consommer, de travailler, de nous entourer, de choisir notre lieu de vie…etc (ah quand même, tout ce raisonnement pour ENFIN arriver au sujet du jour !!!! ;-) )

    A 32 ans, j’ai compris que j’avais besoin de vivre à la campagne (alors que je vivais en ville), que je travaillais mieux dans le calme et la lenteur (alors que j’étais infirmière…!), que j’étais bien plus sensible que je ne voulais l’admettre (et que non, ce n’est pas une tare, au contraire !), qu’en fait je ne voulais pas d’enfant (et que non, ça ne viendra pas plus tard, non, je n’estime pas qu’une femme a raté sa vie si elle n’a pas connu la maternité), qu’il y avait comme un petit problème lorsque j’affirmais être une amoureuse des animaux, mais que ça ne m’empêchait pas de les mettre dans mon assiette, et que la liste de mes essentiels était finalement bien plus courte que ce que je croyais (j’ai également fait partie de la team « et si je claquais un fric monstre dans des conneries que je n’aime finalement pas tant que ça, et dont je ne me servirais probablement jamais, mais mince, j’ai quand même bossé comme une dératée pour les avoir, donc on s’en fout »)

    En 3 ans, j’ai fait pas mal de chemin. Certes, à ton instar, je n’ai plus de CDI, et je gagne parfois des misères, mais ça m’a permis de réfléchir et de changer ma façon de consommer (j’aime beaucoup ton histoire de dé-penser). Et je dois dire que je n’ai jamais été autant en accord avec moi-même (ça, c’est bonheur !). Il y a encore de la route, certaines choses vont encore évoluer, mais je fais de mon mieux, en me félicitant du chemin parcouru plutôt qu’en me focalisant sur celui qu’il reste à parcourir.

    Merci donc pour ton article inspirant, et pour cette belle personne que tu es !
    Passe une agréable journée :-)

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  20. thegreentouch

    Bravo Julie pour cet article ! De biens belles valeurs et réflexions…
    Chacun avance à son rythme et c’est vrai que nous sommes parfois bien trop durs envers nous-mêmes.
    Le plus important c’est d’avancer tout en se respectant et en respectant les autres.
    Doux dimanche :-)

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  21. Chloé - My Slow Life

    Ton article est parfait ! Je n’aurais certainement pas dit mieux :) Cet été aussi j’avais fait une story sur Instagram sur les prix pratiqués notamment en bio, quand tu vois qu’ils sont capables de vendre le kilo de tomates 5€ en pleine saison ou que les champignons de Paris sont vendus 13€ le kilo en bio contre 4€ en conventionnel – mais pour faire pousser des champignons, il n’y a pas besoin de pesticides hein, comme d’habitude, il suffit d’avoir une connaissance du terrain pour comprendre la réalité !

    Concernant les étiquettes et les comparaisons, nous sommes sur la même longueur d’ondes et j’espère qu’un jour tout le monde sera dans cette optique car quand je vois certains commentaires sous mes publications, ça fait peur :D

    Sur ce je t’embrasse bien fort ma Ju <3

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  22. Nadine06

    Oh comme il est chouette cet article, et comme il me parle et me correspond !
    Je déteste les étiquettes qui enferment les gens dans un seul mode de pensée et qu’il ne faut surtout pas déloger au risque de ne plus pouvoir les ranger dans un tiroir !!
    On est comme on est, on n’a de comptes à rendre à personne et ce qu’on fait c’est toujours ça !!
    Même si certains jours je ne suis pas complètement fière de moi, je me dis que c’est toujours ça de fait pour la planète, les humains, les animaux, la santé…
    Merci pour toutes tes réflexions…

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  23. Magali

    Bonjour Julie et merci pour cet article très intéressant ! J’ai 25ans et je commence aussi à me poser des questions sur ma façon de consommer. Ca a commence par la salle de main et les shampoings « cracra ».
    Et j’ai découvert tes vidéo et ton blog Et … MERCI ! il y a pas mal de chose que je veux changer mais à ma façon et grâce à toi je comprends que chacun fait ses choix. On n’est pas obliger de suivre un « courant » à la lettre …
    Bref je le dis assez souvent je suis une campagnarde, pour moi c’est normal d’avoir un jardin et de planter des légumes, rien de plus naturel ! Pour le reste je passe de plus en plus par les circuits court. Par exemple chez moi on trouve beaucoup de distributeur de légume mis en place par les agriculteurs :) et ca ! C’est vraiment cool !
    Voilà je vais stopper là mon blabla et encore merci pour ta simplicité ;)

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  24. Fanny B

    Je vis en ce moment ces problèmes d’étiquettes. On a beau aborder nos changements sans mentionner ces étiquettes, les gens te les rappellent dès qu’ils le peuvent. Que ce soit dans un sens ou dans l’autre, soit tu ne fais pas assez dans ta démarche, soit tu en fais trop. C’est hélas le cas dans plein de domaines (voire dans tous) et c’est un frein énorme à l’avancée de ces modes de vie dans nos sociétés…
    Merci pour cet article utile et honnête. On a besoin de paroles comme la tienne pour avancer et être encouragé(e)s ! :)

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  25. Laurelas

    Je ne vais pas ajouter grand chose à ton article qui me parait extrêmement juste et sensé (notamment sur le sujet des étiquettes qu’on aime bien se coller les uns aux autres et qui peut être source de frustrations diverses, dans mon cas parce que je n’arrive pas à adhérer à un régime végane autant que je ne l’aimerais, mais je me soigne – autant face à ma culpabilité que face à ma consommation que je tâche d’améliorer au fil du temps) alors je voulais juste te dire merci, pour un article plein de bienveillance et de bon sens :)

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  26. Vénus Green

    Pfiou mais qu’est-ce que ça fait du bien de te lire, c’est dingue ! Un article déculpabilisant comme on les aime… Merci de nous partager tes réflexions, même décousues, j’en redemande ;) De mon côté, les choses évoluent aussi. Les étiquettes m’ont toujours agacée, les gens ont tendance à nous mettre dans des cases quand on aborde notre mode de vie… J’essaye de travailler là-dessus de plus en plus ! Au niveau consommation, depuis quelques semaines, avec notre projet de tiny house, je me pose énormément de questions. Ton passage sur la consommation raisonnée, l’utilité et la nécessité d’un achat me parle beaucoup ! Bref… Il y a tellement de choses à dire à ce sujet !
    Encore merci pour cette belle réflexion que je vais m’empresser de partager autour de moi !
    Plein de bisous ma poulette ♡
    Célia

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  27. Amélie

    Un grand merci pour ce texte!!! Je suis d’accord avec toi au sujet des étiquettes… j’ai l’impression que tout le monde me juge si pour une fois j’achète un canette au distributeur ou si au restaurant je commande une pizza avec du fromage… J’ai donc décidé de dire non aux étiquettes et considérer que j’ai une philosophie de vie qui consiste à respecter aux maximum l’éthique et l’environnement et surtout qui me fait du bien à moi!!!! Nouvel objectif pour 2018 : se faire plaisir et vivre en harmonie!!

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  28. Milieblop

    Je me retrouve dans certain points et forcément ça me touche.
    Si on devait me coller une étiquette je serais pesco-végétarienne, dans les faits je manque essentiellement végétal. Je me sens souvent jugé de ne pas être assez « radicale », et bien souvent je suis la plus sévère de ces juges.
    Pour autant j’estime faire ma petite part, je consomme local, je n’ai jamais été une grosse consommatrice (aucun maquillage, peu de produits d’une manière générale, des vêtements qui me durent des années) mais je suis simplement comme ça. J’ai essayé de consommer comme les autres mais je n’y trouvais aucun plaisir et ça ne me ressemblait pas. J’essaye de consommer intelligent, responsable et c’est comme ça que je suis et j’imagine que c’est pour ça que je me juge de ne pas en faire assez, car j’ai l’impression de fournir pas ou peu d’effort pour cela.

    Pour les prix je te rejoins, payer plus pour une meilleure qualité, OUI mais payer plus juste pour un label ou une mode ou … NON.
    Pour mes légumes je me fournis au marché de ma ville, j’ai voulu tester le seul producteur BIO … plus de 10e pour 1kg de poireaux et 2 toutes petites oranges. J’ai vraiment l’impression que certains sous le label bio prennent leurs client pour des pigeons. Pour ce même prix j’ai un beau panier chez un autre producteur qui n’a pas le label BIO (mais participe a une agriculture raisonnée) et ça me permet de manger local (sans compter qu’ils m’offrent toujours un petit quelque chose, ils sont adorables).

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  29. Justine

    Coucou, je découvre depuis peu ( environ une semaine) ta chaîne YouTube et ton blog et franchement j’adore.

    Je suis une bretonne aussi et j’en tend vraiment à un mode de vie avc moins de déchet. La première vidéo de toi que j’ai vu est d’ailleurs avec tes bocaux pour expliquer le vrac et j’ai adorée.
    Merci pour tout, tu m’inspires.

    Répondre
  30. Julia

    Déjà : Merci pour cet article !
    Ta réflexion m’amene a faire le point.
    Je suis entièrement d’accord avec toi concernant les « etiquettes » je ne supporte pas cela. Ça enferme et ça créer de gros apprioris !
    Si on me demande je préfère dire je ne mange ni viande ni poisson et peu de produits d’origines animales plutôt que « Je suis végétarienne ». L’échange qui pourrait suivre est beaucoup p’us Constructif !
    Ton article fait du bien, je « déculpabilise » en effet j’essaie de consommer le plus sainement possible mais j’ai encore beaucoup de choses à améliorer !
    ( dont ma consommation de vêtements) je me comPare énormément …. et j’analyse le moindre mot, geste (hypersensibilité merci !)
    Finalement ton article me fait beaucoup de bien car j’ai compris beaucoup de choses !
    Alors merci
    Un plaisir de te lire !

    Répondre
  31. Cathy

    Très sympa cette petite réflexion dominicale (et les commentaires aussi).
    Je n’ai jamais aimé les étiquettes, car j’estime que tout le monde est différent et aussi parce que je suis plutôt exigeante à ce niveau là et que je ne me vois pas dire que je suis zéro déchet par exemple alors que je ne le suis pas à 100 % (oui, c’est un peu bête mais c’est un mal pour un bien finalement, car je te rejoins sur le côté réducteur des étiquettes). Du coup, je fais de mon mieux dans ce qui me correspond. J’essaie de réduire mes déchets dans la limite de mes possibilités actuelles et à mon rythme, sans culpabiliser lorsque je fais un faux-pas. Je ne mange quasiment plus de viande ni de poisson et je fais très souvent des repas complètement végétaliens sans pour autant être végétarienne (parce que je n’ai pas envie de me prendre la tête à l’extérieur, comme toi). Je ne suis pas minimaliste parce que ça ne me correspond pas à l’heure actuelle, mais j’essaie quand même de ne pas acheter n’importe quoi. Et surtout, je fais mon petit bonhomme de chemin dans mon coin, sans me préoccuper du regard des autres et ça c’est chouette (c’est d’ailleurs souvent comme ça que les gens s’intéressent et me posent des questions). :)
    Concernant les prix, j’avoue que je ne m’en préoccupe pas trop, car j’ai la chance de ne pas avoir à compter mes sous (en plus, comme toi, je préfère mettre plus dans la bouffe et me « priver » sur d’autres choses) et que je privilégie mon confort personnel (je vais en biocoop car c’est plus petit, je mets moins de temps à faire mes courses, je suis moins obligée de déchiffrer les étiquettes et je peux acheter en vrac, ce qui était mon objectif premier). Par contre, une question me vient : peut-être pourrais-tu profiter du fait que ce soit une coopérative et que ta voix compte pour aller à l’AG de ta biocoop et demander pourquoi les prix ne baissent pas ? Ça pourrait être intéressant d’avoir une réponse de leur part (et tu pourrais nous en faire profiter du coup ^^). Je ferais peut-être de même dans la mienne, si je réussis à faire un vrai comparatif de prix.

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  32. brunet

    je n’ai qu’une chose à dire : je dis OUI à la vie NUE DANS UNE GROTTE :) :) :) Sans rire superbe article Julie, MERCI, j’aime toujours autant ta manière d’écrire, la façon dont tu te (et nous) déculpabilise ! bref tu es mon idole ahahaha. Des bisous Bretons de Gironde (…oui j’ai émigré….. !! hihi).

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  33. Veronique

    Merci Julie pour cette reflexion non culpabilisante. On est souvent dur avec soi-meme, c’est tellement important de se faire rappeler que si on ne fait pas tout bien, ce n’est pas grave !
    J’abonde dans ton sens en ce qui concerne l’importance des « petits gestes » quotidiens : il ne faut pas oublier que les politiques et industriels de demain, ce sont nos enfants (j’emploie un nous collectif, evidemment). Et ces enfants, et leurs enfants, etc., ils prennent exemple sur leurs parents, sur ce qu’on leur transmet comme valeurs. Avec une education plus avertie, plus respectueuse, ils seront a meme d’operer les gros changements societaux necessaires. Du moins c’est mon point de vue.
    Passe une belle journee !

    Répondre
  34. Marie

    MERCI JULIE !!

    Vraiment merci pour cet article dans lequel je me reconnais entièrement.
    Personnellement j’ai vraiment du mal avec cet esprit « case » que l’on subit chaque jour, avec l’idée qu’on doit (en plus) se justifier. J’ai vécu cela avec un ancien collègue qui avait, je pense, du mal avec mon alimentation (soit pas de viande, et bio) et qui chaque jour, à l’heure du déjeuner, entrait dans le conflit pour me sortir des phrases du type « Mais pourquoi tu fais ça ? », « Mais tu es végétarienne ou végane en fait ? », « Mais si tu manges du poisson arrête de mentir en fait tu fais semblant d’être végétarienne », « mais c’est par conviction ou juste tu aimes bien les animaux »,.. etc etc… Je n’en pouvais plus^^ Ne peut-on pas simplement laisser les gens vivre de la manière qui leur convient sans devoir leur coller une étiquette écolo-bobo, végane, végé, ZD et j’en passe.

    Cet article déculpabilisant fait chaud au cœur. Même si nous essayons de manger bio à chaque repas, d’éviter tous produits animaux et d’opter pour des solutions ZD et homemade à la maison il y a parfois des écarts : par flemme ou par nécessité pécuniaire et j’ai (trop souvent) tendance à m’en vouloir et à me trouver incohérente. Sur tes paroles sages je vais essayer d’être plus indulgente avec moi-même^^

    Je te rejoins complètement sur les petits gestes qui peuvent changer les choses. C’est tout bête mais en changeant quelques habitudes à notre échelle : 1) on améliore notre environnement (c’est déjà ça) et 2) on sensibilise notre entourage. Ainsi démarre une boucle de changements autour de nous et je pense que c’est en amenant chacun à faire « un petit peu » que la mobilisation/sensibilisation sera plus grande et impactante (sur l’environnement comme au niveau politique).

    Et comme je vais éviter d’écrire un roman en commentaire je vais m’arrêter là et part me renseigner sur toute cette histoire de prix justes :) Encore merci et continue ainsi, j’apprécie ta façon d’écrire et de présenter les choses (dans tes vidéos également). Je vous souhaite une journée : aux poilus, à l’amoureux et toi !

    Répondre
  35. Nathalie

    Coucou Julie,

    Merci pour cet article et je dois dire que je me reconnais dans ton témoignage. Je me compare encore souvent aux autres et à part de la colère rien de productif n’en sort. Je pense particulièrement à toutes ces randonnées faites en ramassant les déchets trouvés au bord des chemins et que la seule réaction des gens soit : « ce n’est pas à moi de ramasser les déchets des autres ». Merci donc de me rappeler qu’il faut être bienveillant envers tous, et ne pas oublier que personne n’est parfait :) (surtout pas moi ^^)
    Concernant les prix en magasin bio, je m’interroge aussi. Nous avons la chance d’avoir un potager et un ami maraîcher bio qui pratique des prix justes pour nous et qui lui permettent aussi de vivre convenablement de son métier. Pour le reste, nous avons mis en place un tableau comparatif et avons remarqué que le prix de certains produits au kilo pouvaient varier de presque 10 euros selon le magasin ! (notamment pour les fruits séchés).
    Pour finir, je te rejoins également sur les produits ménagers : quel bonheur de les faire soi-même et de voir qu’ils sont au moins aussi efficaces que ceux achetés dans le commerce. Une solution presque zéro déchet qui ne me fait pas regretter une seconde le temps passé à les préparer :)
    Passe une belle journée !

    Répondre
  36. Virginie Avrilsurunfil

    Bonjour Julie et merci de cet article déculpabilisant !
    Ca fait du bien de le lire, d’autant plus que je partage ton avis : chaque petit pas compte et mis bout à bout on avance.

    Au départ, quand j’ai décidé de changer mes habitudes il y a u peu plus de 2 ans, je me suis tellement mis la pression que j’étais tétanisée à l’idée de ne pas assez bien faire. Du coup, je ne profitais plus de rien.

    Puis, j’ai remis mes pensées en ordre, et j’ai simplement décidé de faire mieux. Manger moins de viande, de lait , d’œufs, de poisson sans pour autant être vegan. Arrêter de subir la fast fashion et ne plus acheter de vêtements mais les coudre, sans pour autant être minimaliste. Réduire mes déchets et diviser leur poids par 2 sur une année, mais sans être zéro déchet. Vraiment, je déteste quand on colle nous colle une étiquette !

    Merci d’avoir partagé ta réflexion avec nous.

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  37. Delphine

    Coucou Julie, milles mercis pour cet article qui résume très très bien ma façon de pensée (tu y arrives en tout cas mieux que moi dans ma vidéo sur ce sujet ^^).
    Je suis contente de mettre en ligne mes futures vidéos sur ce sujet pour faire passer le message moi aussi, montrer que nous ne sommes pas parfaires, qu’il faut du temps (et de l’argent) pour mettre en place de nouvelles habitudes de vie, d’alimentation, bref de conso quoi ! Mais aussi que chaque geste compte, c’est important (petit colibri ^^) . Je t’embrasse fort ma belle bretonne et surtout prends grand soin de toi <3

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  38. Iris

    Bonjour Julie,
    Je me reconnais parfaitement à travers ton article. Tu as le chic pour trouver les mots justes :)
    La pression que l’on se met à vouloir/devoir changer radicalement de vie en très peu de temps n’est pas nécessaire. Si chaque personne pouvait changer déjà une seule de ses mauvaises habitudes, les impacts environnementaux et sociaux seraient visibles et positifs.
    Consommer mieux pour vivre mieux est un cheminement comme tu le mentionnes, et chacun doit trouver son rythme. L’essentiel étant d’être sur le bon chemin !
    Merci pour tes mots positifs et encourageants !

    Répondre
  39. Motbilise

    Bonjour Julie, et toutes ses lectrices!

    Un bonheur que cet article et tous les commentaires qui y sont rattachés! Tous sont intéressants, pertinents et touchants…
    Merci à vous toutes!
    Je suis tout-à-fait d’accord pour les étiquettes (euh…au passage, moi aussi j’ai cru que tu allais parler d’étiquettes de produits! ;-) ), quelles qu’elles soient (OMG se faire traiter d’ado quand on en est un!!!)… Il me semble qu’on a tous des valeurs, et c’est tâche ardue d’essayer de les mettre en adéquation avec la vie réelle… Travail noble s’il en est, mais qui nécessite d’approfondir chaque jour ses connaissances et de remettre les choses en questions aussi souvent que nécessaire…
    Pour ma part, comme certaines d’entre vous, j’ai un budget qui ne me permet pas de vivre décemment (tape dans tes mains si tu attrapes une suée à chaque passage en caisse de peur de voir la délicieuse mention PAIEMENT REFUSE), et c’est toujours compliqué de faire coller ce budget à mes convictions. Lidl est à la fois ma bête noire et mon mode de survie… Et comme vous toutes, je fais de mon mieux.
    Mais j’ai régulièrement le vertige, quand je pense à toutes les incidences que le moindre de nos choix a : sur l’environnement, sur le petit paysan guatémaltèque, sur l’emploi de ta voisine, sur les traités internationaux, sur la santé de mon fils, etc… TOUT est tellement politique! Parfois ça me désespère, je me sens comme le centième d’une goutte d’eau dans l’océan, d’autres fois ça me donne la force dont j’ai besoin pour me battre, pour faire en sorte que nos vies à tous ressemblent à quelque chose digne de ce nom.
    Parce qu’il est très difficile d’adopter une consommation qui respecte les animaux, les humains et la Terre en même temps, mais que ça vaut le coup, au sens propre du terme.

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  40. Green Gazelle

    Hello!
    Peut-être est-ce cet article auquel tu fais référence et qui m’avait interpelé lorsque je l’ai lu:
    http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20161229.OBS3181/trier-manger-bio-prendre-son-velo-ce-n-est-pas-comme-ca-qu-on-sauvera-la-planete.html
    Quant à ta réflexion, je m’y retrouve totalement. J’ai d »ailleurs en préparation un article sur le prix de l’alimentation bio.
    En pleine saison, j’ai vu des figues fraîches à 13€ le kg dans un magasin bio. J’ai quand même du mal à comprendre.

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  41. Lucie

    Bonjour Julie,

    Je ne suis pas nouvelle sur ton blog mais il est vrai que même si j’adore le lire et regarder tes vidéos, je ne commente très peu.
    Mais cette fois-ci je voulais te dire merci et bravo pour cet article riche et intéressant.
    Il fait beaucoup de bien à lire, surtout pour une personne comme moi qui tend à réduire sa consommation, à acheter moins mais mieux, à manger local et bio mais qui pour le moment a encore beaucoup de mal à résister à un paquet de bonbons haribo ou à un pull en soldes chez HM.Et à chaque craquage je m’en veux énormément, et je me décourage en me disant que j’essaie d’être une personne que je ne suis pas et que je n’y arriverai jamais.
    Je vais donc suivre tes conseils, poursuivre sur cette voie, et être clémente avec moi même…aie aie aie ça c’est un gros projet!!
    En tout cas merci pour ce que tu fais au quotidien, c’est toujours très agréable de te lire et de réfléchir avec toi.
    Bonne journée

    Répondre
  42. Sophie

    Salut Julie, woua quel article ! et oui, j’ai lu jusqu’au bout ^^ je suis d’accord avec toi sur tous les sujets que tu aborde et je me retrouve vraiment dans tes propos, notamment sur ces fameuses étiquettes et la « pression » que l’on peut ressentir de la part de notre entourage et aussi sur les RS (je me fais souvent jeter des pierres quand j’achète un produit emballé par exemple, on me traite de « fausse écolo »…ahem !). Pour les produits bio, je fais toutes mes courses en magasin bio parce que, bin… en banlieue parisienne, je n’ai pas moult solution, surtout que je déteste conduire. Ça me désespère car j’aimerais acheter mes fruits et légumes « à la ferme ». Un jour, quand on aura quitté Paris… Breeeef, continue comme ça ma jolie Julie, tu es toujours aussi inspirante !

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  43. Kakou

    Coucou Julie !
    Je kiffe tes articles longs et décousus comme tu dis ! Enfin je te kiffe tout court !
    On aimerait tous avoir une pote comme toi et avoir de longues longues discussions décousues au coin du feu en buvant un bon thé ou une tisane bio tout en caressant chat ou lapin !! ♥
    Bisous ma belle

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  44. Emilie

    Coucou Julie
    Comme d’habitude c’est un grand plaisir de te lire, et je ne vais pas faire un long commentaire, je trouve simplement tes propos très justes et ton raisonnement très sage. Je suis tout à fait d’accord sur le fait de ne pas chercher cette perfection en effet inatteignable, et tout à fait d’accord aussi pour dire que CHAQUE GESTE qui va dans le bon sens compte. Après chacun son chemin dans sa tête, son rythme, l’évolution de son propre système de pensées parfois ancré depuis si longtemps. C’est trop « facile » comme tu dis de se retrancher derrière le « ce n’est qu’une goutte dans l’océan alors c’est pas la peine. »
    Tout comme ce fameux colibri… faisons chacun notre part, à notre mesure, à notre rythme, sans autoflagellations de toutes sortes. Et si le Monde s’en porte un tout petit petit petit peu mieux, c’est déjà ça de gagné, et avoir notre conscience pour nous de n’être pas restés passifs. Les grands changements partent du battement d’ailes d’un papillon, c’est bien connu. Merci à toi pour tes beaux écrits et cette motivation toujours renouvelée que je trouve dans tout ce que tu partages avec notre jolie communauté. Løve!

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  45. O'Fil d'Adèle

    Félicitation et un grand merci pour cet article. Ca fait du bien de lire ce type de propos et se déculpabiliser de ne pas toujours faire « bien ». On fait au mieux mais sur Internet, on ne fait jamais assez. Merci de cet article complet et si fluide !!! Un plaisir de te lire et de partager tes pensées.

    Répondre
  46. Fidji26

    Bonjour Julie,

    Merci pour ce bel article. Je me suis fais certaines de ces réflexions depuis quelques temps aussi, je ressentais une exigence, une pression par rapport à mon engagement dans le parcours bio-écolo qui ne me plaisait pas. On est revenu en arrière sur certaines pratiques qui nous compliquaient les choses plus qu’elles ne les simplifiaient aussi.

    Je profite de ce commentaire pour te demander si ce serait possible que tu parles un peu de tes techniques zéro déchet (nous faisons des efforts mais j’étais impressionnée de voir que tu n’as qu’un sac par mois!) et de ce que tu mets dans ton compost et comment tu le gères.

    Merci pour tes paroles toujours inspirantes!

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  47. Marie E.

    Qu’est-ce que cet article fait du bien au moral, MERCI !
    Les gens nous mettent si facilement dans des cases et nous sommes si épiées de nos moindres faits et gestes par la suite… Merci de nous déculpabiliser et de nous rappeler que chacun de nos gestes sont importants et ont un impact positif, on a souvent tendance à l’oublier avec toute la pression autour de nous…
    Alors non, je ne suis pas la fille zéro-déchet parfaite, la minimaliste parfaite, mais je fais mon petit chemin à mon rythme en fonction de mes possibilités. Avec un budget étudiant, impossible de consommer 100% bio, j’ai donc décidé d’acheter mes fruits et légumes à la ferme à côté de chez moi plutôt que dans les magasins bio. La qualité est tout tant au rendez-vous.
    A bientôt,

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  48. Qu'on se le dise

    ahem, ton article fait à la fois tellement échos à mes réflexions personnelles, et me fait tant de bien que j’ai envie de l’imprimer pour l’afficher (non pas dans les toilettes ;D) ! Mais 40pages, c’est pas très écolo justement ;) Alors je vais simplement m’imprégner ce tes propos, dans lesquels je me retrouve !
    Je viens de déménager, mais à Fougères, j’avais vraiment comparé/constaté que l’achat direct au producteur était moins cher…et plus humain ;)
    J’ai pris beaucoup de recul aussi face à des produits qu’on nous vend hors de prix, sous prétexte qu’ils sont éco-responsables.
    Ce genre de pratique accentue l’inaccessibilité de la qualité pour tous :/

    Par contre, niveau clémence envers soi-même, je suis encore loin ;)

    (Comment tu as fait pour replanter une courge??)

    Bises

    Mathilde

    Répondre
  49. CHALLET Stéphanie

    Super article ! Cela fait du bien de savoir que d’autres se posent les mêmes réflexions.
    J’adore ton blog et ta chaîne YouTube. Une bouffée d’air frais et de liberté !

    Répondre
  50. PATRICIA

    Merci d’avoir écrit ce billet déculpabilisant !
    Nous sommes une famille de 6 et on essaie de faire notre part même si parfois certains membres de la famille sont difficiles à convaincre !
    Je te rejoins également sur le prix du bio qui clairement n’est pas envisageable par tous.

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