Kerisac lance son cidre brut bio + recette de “fromage” végétal

S’il y a bien une boisson alcoolisée dont je ne pourrais pas me passer, c’est le cidre (toutes proportions gardées hein, l’abus d’alcool est dangereux tout ça tout ça, vous connaissez la chanson) ;-) J’ai une affinité toute particulière avec la marque Kerisac que je connais depuis longtemps et que l’on boit régulièrement à la maison.

Je vous en ai d’ailleurs déjà parlé sur le blog, dans cet article notamment. L’an dernier, avant de me rendre au siège et de rencontrer Laurent Guillet, arrière-petit-fils du fondateur de Kerisac, j’avais une image quelque peu biaisée de cette entreprise. Comme n’importe quelle marque distribuée en GMS, j’imaginais d’énormes entrepôts / bureaux. Alors qu’il n’en est rien. Malgré son évolution (et encore heureux qu’elle ait évolué, la cidrerie aura tout de même 100 ans en 2020!) Kerisac reste encore aujourd’hui une petite structure familiale porteuse de belles valeurs.

Installée depuis 4 générations à Guenrouët dans le 44, elle propose des cidres réalisés à partir de pommes bretonnes soigneusement sélectionnées. Et elle a une approche raisonnée de la culture de la pomme cidricole. Nombreux sont les producteurs avec qui elle travaille qui, par exemple, mettent en place des ruches pour favoriser la biodiversité ainsi que d’autres “techniques” proches de la permaculture. Et puis au delà, les traitements sur la pomme cidricole n’ont absolument rien à voir avec ceux réalisés sur la pomme de table. Ils sont bien moins nombreux, voire presque inexistants. Et ça, en tant que consommateur lambda, on ne le sait pas forcément.

Après le cidre doux bio, Kerisac a lancé en mai dernier le cidre brut bio, devenant alors la première cidrerie à lancer un cidre brut bio IGP Bretagne. Kermerrien, Marie Ménard, Douce Coët, Douce Moën, Bisquet, Judor, Petit Jaune… Au total, ce sont 11 variétés de pommes qui sont récoltées avec soin et qui font de ce cidre brut et bio un cidre unique, avec une légère pointe d’amertume qui ravira les amateurs de cidre du terroir.

En juin, afin de le découvrir, j’ai été invitée par Kerisac avec d’autres camarades blogueuses à venir passer la journée sur un verger bio avec lequel Kerisac travaille, celui de Thierry et Didier Briand. Et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir, en arrivant sur l’exploitation de ces deux frères, un énorme troupeau de moutons, protégé par une adorable louloute nommée Daisy (qui se prend d’ailleurs elle-même pour un mouton ^^)

Ma première question a été : “Mais… Vous en faites quoi quand…? Enfin après…?” Alors je vous l’annonce d’entrée, aucun mouton ne sert de déjeuner ou de dîner, ils font toute leur vie ici, au milieu des pommiers ;-) Répartis sur 9 hectares, les 70 moutons sont des Shropshire, une race très rustique que les deux frères sont allés dénicher en Angleterre. Leur particularité : ils ne mangent pas les écorces (contrairement aux autres moutons). Et au contraire, ils apportent énormément au verger.

Évidemment, leur premier rôle est d’entretenir le terrain. À l’instar de la shetland family à la maison, ils font office de “tondeuse naturelle” (en moins difficiles en plus! ^^) Par ailleurs, Thierry et Didier ont remarqué une chose intéressante : la lanoline (graisse de la laine) qui se dépose naturellement sur les troncs des pommiers éloigne certains insectes nuisibles, susceptibles de les attaquer. Incroyable non?!

Au delà, et toujours dans le but d’éloigner certaines bébêtes, plusieurs nids à mésange ont été installés dans les arbres à l’aide de pots en terre cuite. Ces oiseaux raffolent de certains insectes. Avec les moutons, c’est donc le combo gagnant!

Je suis vraiment ravie d’avoir pu visiter ce verger, pensé comme un véritable écosystème qui fonctionne en quasi-autonomie. Et j’avais aussi très très envie de ne pas m’arrêter à cette “présentation” et de vous proposer une petite recette mettant à l’honneur ce fameux cidre brut =) Au départ, j’étais partie sur un sorbet mais mes essais n’ont pas été concluants. Si je ne baisse pas les bras, voici en attendant la recette toute simple d’un petit fromage à tartiner 100% végétal mais bien corsé! ;-)

INGRÉDIENTS

  • 1 petit oignon
  • 1 gousse d’ail
  • sel, poivre
  • 70 g de noix de cajou
  • 10 cl de cidre brut bio Kerisac

RECETTE

1/ Placez les noix de cajou dans un bol rempli d’eau et laissez les tremper au moins 4 heures.

2/ Épluchez et émincez l’oignon, et faites le revenir dans une poêle avec un peu d’huile végétale sur feu moyen. Lorsqu’il est bien translucide, ajoutez la gousse d’ail hachée et laissez encore sur feu moyen pendant 2 minutes.

3/ Égouttez les noix de cajou et placez tous les ingrédients dans le bol d’un blender. Mixez jusqu’à obtenir une consistance homogène. Personnellement j’aime qu’elle ne soit pas parfaitement lisse et qu’il reste quelques morceaux de noix de cajou et d’oignon ;-)

J’espère que la découverte vous aura plu, je vous embrasse ♥

Article sponsorisé

5 petits mots

  1. Roanne

    Merci pour la découverte !
    En dehors du crush pour le look de moutons, je trouve ce retour d’expérience super inspirant (je suis justement en cours de réflexion pour mon futur verger et j’aimerais bien y associer des animaux ! reste à voir la surface minimale à prévoir, ce ne sera peut-être pas compatible).
    J’adore le cidre et je ne refuse jamais de découvrir une marque qui offre du brut bio, du coup je note le nom de la marque, en espérant la trouver dans mon coin : je ne compte pas trop sur le concours Instagram pour avoir droit à une dégustation, vu la popularité. ;)
    Merci aussi pour la recette de tartinade de cajou, c’est le genre de petite chose que j’adore pour accompagner un apéritif ou une salade, ce qui est tout à fait de saison.

    Répondre

Laisser un petit mot

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.